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POINTS-BASCULE. CARNET DE RECHERCHE (PLONGÉE) : PART 3

 

Le projet Points-Bascule est une création expérimentale issue d’un travail de recherche à long terme mené par le duo d’artistes Julia Borderie et Éloïse Le Gallo. Le projet vise à repenser la cartographie du territoire français par rapport à l’eau – en tant que substance, matière, corps et information. Les artistes se concentrent sur le dialogue et les possibilités de coexistence entre les parties rompues de la carte de France, à savoir les territoires de Métropole et d’Outre-mer, et notamment l’île de La Réunion. L’idée de l’Outremer, point de départ du projet, est prétexte à entamer une réflexion plus globale sur le rapport entre la terre métropolitaine et les régions géographiquement discontinues. Celles-ci mènent leur existence séparément, tout en lui étant liées. Quel est le rapport entre le corps et ses éléments qui se développe en détachement, sans accès direct ?

 

Le projet interroge la méthode de la recherche artistique : de nombreuses rencontres y compris avec des professionnels – hydrogéologues, écrivains, musiciens – ont conduit à la constitution d’une archive substantielle de connaissances. Situé au croisement de la production intellectuelle et plastique, le projet examine l’eau-matière en tant que substance existante en rapport anthropologique avec les territoires qu’elle baigne.

 

Alliant les différents types de connaissance, du scientifique à l’ésotérique, Borderie et Le Gallo tissent le récit des divers témoignages sans pour autant tomber dans la documentation. Elles se servent du cadre du projet comme d’un dispositif, une table ronde qui réunit des invités avec des parcours variés, leurs histoires et experiences, leurs angoisses et fantaisies, leurs rêves et visions du futur. Avec beaucoup d’empathie, les artistes donnent à entendre les voix des autres, en attirant l’attention sur des questions cruciales de la société contemporaine vue de différents angles.

 

La quatrième publication aborde le phénomène de la créolité au sens large. Evoquant les issues politiques et sociales de cette problématique, la publication contribue à la definition du language plastique réfléchissant la notion de la créolité. L’intervention brusque et violente, la jonction douce, le remplissage du vide par des matières variés, la référence à une multitude antipodale, décrivent la gestuelle de la création plastique de cette phase du projet Points-Bascule.

Artistes : Julia Borderie & Éloïse Le Gallo


Curatrice : Ekaterina Shcherbakova


Compositeur, musicien, designer sonore : Martin Balmand
Publication avec les voix de :

Christian Jalma dit Floyd dog
Nicolas Gérodou

L'île de La Réunion – l’Hexagone
 2016-2018

Présentation de l’ouvrage Décoloniser les arts (3/4) • Intervention de Françoise Vergès

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

[Tout-monde]

 

А vos agendas ! Le cinquième numéro de la revue Jef Klak – COURSE À PIED – sortira en librairie le 27 septembre.

Et comme d’habitude, а l’intérieur : un beau cd plein de choses а écouter. 

Pour vous faire patienter, un petit avant-goût sonore en provenance du cd en question, tout chaud pressé. 

А vos marques, prêt.e.s, partez !

 

Le marathon : plaisir ou souffrance ? 

Éric oscille de l’un à l’autre, au fil des aléas de la vie. Il questionne ces défis physiques que l’on impose à soi-même, et le « travail mental » qui en découle. 

Un entretien d’Emmanuelle Tornero et Emilie Mousset
pour le cinquième numéro de la revue Jef Klak – Course à pied (en librairie le 27 septembre 2018)

Capsule n°2 : Le rapport à la catastrophe par Émilie Hache

[Paris XIX • France]

 

Emilie Hache est philosophe et maître de conférences à l’Université de Nanterre. Elle s’intéresse à élaborer une philosophie pragmatique à l’aune de problématiques actuelles telles que l’écologie et certaines pratiques militantes. Elle est notamment l’auteur de Ce à quoi nous tenons. Propositions pour une écologie pragmatique, Les empêcheurs de penser en rond / La découverte, 2011 ; Ecologie politique, Communautés, cosmos, milieux (dir.), Editions Amsterdam, 2012 ; et De l’Univers clos au monde infini, éditions Dehors, mai 2014. Elle est la présidente de Dingdingdong.

 

Les capsules. Les membres de Ddd prennent la parole par l’intermédiaire de capsules sonores de trois-quatre minutes pour partager leurs idées. Elles peuvent être écoutées indépendamment des interviews, comme de petites fenêtres sur les travaux du labo Ddd.

 

Cliquer ici pour écouter la discussion associée. Avec Gaston Lapierre.

Enregistré en décembre 2017 par l'équipe de Ding Ding Dong et mixé par l'équipe de la r22 Tout-monde.

Affects | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Désirs | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

 

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Joies | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

 

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Tristesses 01 | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Tristesses 02 | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

 

 

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Tristesses 03 | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Colères 01 | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Colères 02 | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Sarcasmes | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remericements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

Espérances | Spinoza Tout-monde

[Paris • France]

 

« Spinoza Tout-Monde » est un projet né de l’atelier Lectures de Bouches, un atelier de lectures enregistrées à partir de textes de poésie et de littérature avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère, mené par Patrick Fontana. En 2014, il invite la philosophe Nathalie Chouchan à participer à cet atelier pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés.

 

Patrick Fontana travaille sur l’Éthique de Spinoza depuis 2009. Il est l’auteur d’Ethica, Du travail sans obstacle, une application gratuite qui propose une version numérique et augmentée de l’Éthique (parution septembre 2018). Tout au long de ce travail, Il a cherché à développer des liens entre la philosophie de Spinoza et la vie.

 

Un partenariat entre Khiasma et l’atelier formation de base de l’association Emmaüs-Solidarité, dirigé par Rose-Marie Ryan, à Paris et l’association l’Oeil à l’écoute.

Avec les voix de : Chen, Mohammad Hossein, Bahreit, Tieu Anh, Anait, Firouzeh, Mariam, Mohammad, Mina, Mona, Sebastian, Patrick, Nathalie.

Remerciements : Jean-Baptiste Fave pour le mixage, Guillaume Mahé.

[Bouïane • France]

 

Personne n’est sûr de rien. Mais beaucoup y croient. Un lieu aussi attirant qu’inatteignable. Un mirage, peut-être. Une île légendaire, c’est certain. À vous de suivre le parcours. Et qui sait, peut-être, atteindrez-vous Bouïane !

Document sonore de Maïa Berling, Noé Berling et Céline Martin Sisteron
pour le premier numéro de la revue Jef Klak – Marabout (toujours disponible en librairie)

[Les Lilas • France]

 

Portrait du site où se prépare le futur parc Simone Veil, à partir de captations sonores récentes (chantier, crèche, école, ville) vers un futur espace incertain et fictionnel (campagne, souvenirs, rêves).

 

Dans le cadre de l’exposition « Ici & Ailleurs » du 10 au 30 juin 2018 à l’espace Khiasma, le Potager Liberté présente deux pièces sonores par Juan Guillermo Dumay, artiste sonore (memodumay.tumblr.com) et membre du collectif qui ouvrent ici la collaboration du Potager Liberté avec la radio r22 Tout Monde. Voici la première pièce. 

 

 

Réalisé en juin 2018 par Juan Guillermo Dumay

[Tout-monde]

 

Extraits entretien avec Georges Courtois, malfaiteur professionnel,  

 

Bandit lyrique et malicieux, Georges Courtois a passé la moitié de sa vie en prison. Dans l’« Autoportrait en cagoule » qu’on pourra lire dans le numéro Bout d’ficelle de Jef Klak, il raconte sa vie, ses braquages, ses lettres d’insultes aux magistrats et son grand jour : lorsque le 19 décembre 1985, il a pris en otage la cour d’assises du tribunal de Nantes avec Karim Khalki et Patrick Thiolet. Le tout pendant 34 heures et devant les caméras de FR3. Dans ce court montage, il nous fait part de quelques-unes de ses aventures, avec pour fil conducteur le tissu…

Réalisé par Clémence Durand et Ferdinand Cazalis pour le deuxième numéro de la revue Jef Klak – Bout d'ficelle (toujours disponible en librairie).
Montage : Céline Laurens

Capsule n°1 : Les ruses par Vinciane Despret

[Paris XIX • France]

 

Philosophe et psychologue née et vivant à Liège (Belgique), enseignante à l’Université de Liège et à l’Université Libre de Bruxelles, Vinciane Despret mène ses recherches au sein des domaines de l’ethnopsychologie et de l’éthologie. Elle s’est longuement intéressée aux humains travaillant sur et avec les animaux. Elle a également travaillé à une approche constructiviste des émotions, ainsi qu’à une recherche sur les relations qu’entretiennent les vivants et les morts.

 

Les capsules. Les membres de Ddd prennent la parole par l’intermédiaire de capsules sonores de trois-quatre minutes pour partager leurs idées. Elles peuvent être écoutées indépendamment des interviews, comme de petites fenêtres sur les travaux du labo Ddd.

 

Cliquer ici pour écouter la discussion associée. Avec Émilie Hermant, Valérie Pihet  et Katia Youssov.

Enregistré en décembre 2017 par l'équipe de Ding Ding Dong et mixé par l'équipe de la r22 Tout-monde.

Potager Liberté : Capsule n°1 

[Les Lilas • France]

 

Portait de l’association Potager Liberté et de ses membres, à travers des extraits sonores issus de réunions du collectif et de présentations publiques.

 

Dans le cadre de l’exposition « Ici & Ailleurs » du 10 au 30 juin 2018 à l’espace Khiasma, le Potager Liberté présente deux pièces sonores par Juan Guillermo Dumay, artiste sonore (memodumay.tumblr.com) et membre du collectif qui ouvrent ici la collaboration du Potager Liberté avec la radio r22 Tout Monde. Voici la première pièce. 

 

 

Réalisation : Juan Guillermo Dumay

De nos âmes arrimées

[Tout-monde]

 

Un voyage au cœur d’un chant mystique dédié aux sortilèges de l’extase. Deux entretiens s’arc-boutent sur une énigme électro-modulée, des fragments de voix irisent l’espace… Ces déflagrations oniriques évoquent à la fois les pratiques d’un magnétiseur au souffle vital et le bois sacré utilisé par les Pygmées lorsqu’ils pratiquent le rite du Bwiti. Ce rite renoue avec un dialogue perdu où la chair se frotte à la mort imminente.

 

Le voyageur accède à un état intérieur d’extralucidité par la prise d’un psychotrope naturel : la racine de l’iboga. Les conséquences psychiques de cette connexion mystique bouleversent la vie entière de l’initié – la mort se liquéfie, le corps se délivre de la nuit, les os humains inversent leur vieillissement par le rire, la bave, le souffle… Une guérison par l’extase.

Évasion documentée de Sigolène Valax
pour le premier numéro de la revue Jef Klak – Marabout (toujours disponible en librairie)
Avec Laurent Dubouchet et Pierre Yonas.

[France] 
 
Morceau pour étoffes, violoncelle et quelques notes de piano… Les différents tissus sont caressés, froissés, tapotés voire frappés, et viennent dialoguer avec les cordes du violoncelle ou du piano – pour aboutir à une sorte de « blues urbain cotonneux ».

Musique de Jack in my head (Erwan Martinerie) pour le second numéro de la revue Jef Klak – Bout d'ficelle

[Paris 10e • France]

 

A l’occasion de l’exposition conjointe des artistes Filipa César et Louis Henderson, «Op-Film: Une Archéologie de l’optique», à l’Espace Khiasma (du 29 mars au 28 avril aux Lilas), Khiasma a présenté Black Lens, séminaire expérimental de deux jours qui s’est déroulé à La Colonie (Paris 10è), les 29 et 30 Mars 2018. Il a mis en dialogue une série de projections, de performances audiovisuelles et de conversations d’artistes et de théoriciens basés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Portugal.

 

Black Lens a été construit comme une longue conversation traversant 4 demi-journées, un espace de travail ouvert où ont été mis en partage des formes et des recherches qui interrogent les conditions d’invention de lieux sûrs (safe spaces) par le geste et le récit, le code et le corps. En suivant les lignes de fuite de l’exposition Op-Film: An Archaeology of Optics, Black Lens a tenté de tracer, au cœur des technologies du visible, le contour d’écologies minoritaires, de formes de vie et de transmission de savoir. De l’humus à l’océan, de l’algorithme au créole, de la surface à la profondeur, où se cristallisent et se dessinent les nouvelles zones de conflit, où s’écrivent et se tissent les voix dont nous avons besoin pour lutter ?

 

Avec : Erika Balsom, Zach Blas, Christa Blümlinger, Jephthé Carmil, The Otolith Group (Kodwo Eshun & Anjalika Sagar), Denise Ferreira da Silva, Ciarán Finlayson, Ayesha Hameed, Onyeka Igwe, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour, Margarida Mendes, Olivier Marboeuf, Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Arjuna Neuman, Rachel O’Reilly, Lorenzo Pezzani & Charles Heller, Ruth Wilson Gilmore.

 

 

Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Querétaro • Mexique]

 

quand, à bord du cargo container le Von Humboldt, Roger, messman philippin, évoque (un peu) sa vie en warai warai, sa langue, qu’il parle en famille et avec ses amis — ailleurs, il parle tagalog, la langue véhiculaire des Philippines ; un mois après, à l’Universitas Gadjah Mada, une étudiante se souvient un peu de son samawa… et quelques mois plus tard, à Querétaro (Mexique), Gloria parle en zapothèque et chante une berceuse, que reprend sa fille. 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Philippines]

 

quand, à bord du cargo container le Von Humboldt, Roger, messman philippin, évoque (un peu) sa vie en warai warai, sa langue, qu’il parle en famille et avec ses amis — ailleurs, il parle tagalog, la langue véhiculaire des Philippines ; un mois après, à l’Universitas Gadjah Mada, une étudiante se souvient un peu de son samawa… et quelques mois plus tard, à Querétaro (Mexique), Gloria parle en zapothèque et chante une berceuse, que reprend sa fille. 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Yogyakarta • Indonésie]

 

quand, à bord du cargo container le Von Humboldt, Roger, messman philippin, évoque (un peu) sa vie en warai warai, sa langue, qu’il parle en famille et avec ses amis — ailleurs, il parle tagalog, la langue véhiculaire des Philippines ; un mois après, à l’Universitas Gadjah Mada, une étudiante se souvient un peu de son samawa… et quelques mois plus tard, à Querétaro (Mexique), Gloria parle en zapothèque et chante une berceuse, que reprend sa fille. 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

Noise La ville / Carte de visite sonore

[Île de France • France]

 

Noise La Ville, c’est une communauté d’étudiants et jeunes diplômés réunie par la vision d’un village urbain où s’expriment de multiples cultures.

 

Animée par une quinzaine de membres actifs, elle se rassemble autour d’un webzine participatif et d’un attirail d’événements fédérateurs : apéros, débats, expositions, projections, ateliers… Depuis trois ans ces activités disséminées tout au long de l’année culminent et se rencontrent au mois de mars dans le cadre du Noise Festival.

 

Pour la cinquième année consécutive, Noise la Ville vous invite à son festival dédié aux cultures de la ville ! Quatre jours et six lieux qui accueilleront concerts, club, conférences, débats, performances et projections, entre Paris, Villejuif et Saint-Denis.

Webzine : http://www.noise-laville.fr

Interview: Yveline Ruaud
Prise de son / Mixage: Esther Poryles
Musique: Anitek – Broke Inside My Mind ft. Ellie Griffiths

Chez Bachelor, roi de la sape

[Paris 18e – France ]

 

La sapologie est la réappropriation des codes vestimentaires des dandys occidentaux par les Congolais.e.s. 

 

Jusqu’à présent, les sapeurs s’approvisionnaient auprès des grandes marques vestimentaires occidentales. Bachelor a créé la première marque congolaise de Sape, Connivences, et tient sa boutique Sape & Co à Paris, 18e. 

 

Émilien, membre du collectif Jef Klak, se fait initier à la science-sorcellerie vestimentaire du Bachelor ; entre cabine d’essayage et rayonnage de costumes trois-pièces…

 

Voir aussi l’article « Je cocotte, mais c’est la classe » dans le numéro Bout d’ficelle de Jef Klak

Documentaire de création de Céline Laurens
pour le deuxième numéro de la revue Jef Klak – Bout d'ficelle (toujours disponible en librairie)

Steffani Jemison : Discussion avec Mike Ladd – Collaborative Process 3/3

[Paris 18e • France]

Avec des sons provenant d’une large gamme de conventions musicales :
Boy bands des années 1990
Musique expérimentale, vocale et instrumentale
“Quiet Storm” R&B américain
Musique improvisée
Gospel noir-americain
Chansons pop écrites par des artistes conceptuels
.

Une conversation avec Steffani Jemison et Mike Ladd, artiste hip hop originaire de Boston.

L’artiste américaine Steffani Jemison articule des formes culturelles historiques et contemporaines –au travers le langage, l’image ou le mouvement. Principalement connue comme artiste vidéaste, elle travaille également dans l’univers du son et de la performance. Steffani Jemison travaille à l’intersection de la musique et du langage. Partitions, scripts et images reflètent des modes d’expression singuliers ou collectifs, des signes de parentés et de rutpures. Dans cette session acoustique, Jemison partagera des œuvres sonores rares et des enregistrements de ses performances, traversant une décennie, incluant “Promise Machine”, commissionné par le MoMA en 2015, “Mikrokosmos” commissionné par le festival “Steirischer herbst et la Neue Galerie Graz en 2016, et “Récitatif: Never saying anything at all” (2017), commissionné par Nottingham Contemporary en 2017.

Enregistré et mixé par Esther Porylès le 18 janvier 2018 à KADIST.

[Tout-monde]
 
Une vibration, cyclique – comme une espèce de résonance venue des profondeurs. Sauf qu’elle se rapproche au fur et à mesure que je gravis les étages. Cage d’escalier amplifiée – vaste, l’espace est élargi par le son, rayonnant entre les murs. Mon ascension devient potentiellement sans fin – je ne suis plus vraiment sûre d’arriver chez moi, je me sens aimantée par cet immense espace stellaire, comme s’il y avait une ouverture dans le toit…

 

Je m’arrête pourtant devant mon palier. Je suis arrivée. Du dernier étage, juste au-dessus, émanent ces sonorités denses, qui s’échappent de chez mon voisin. Je m’apprête à tourner ma clé dans la serrure comme de coutume, puis je me ravise. Cette fois, je vais aller frapper chez lui, et lui proposer de mettre « ça » sur le CD de Marabout.

Création sonore (synthèse granulaire) d’Adriano Perlini, mixé par Vincent Hänggi
pour le premier numéro de la revue Jef Klak – Marabout (toujours disponible en librairie)

[Inde] 

 

quelque chose d’un temps d’avant les hommes, ou de mondes en parallèle sans les hommes, quelque chose d’un autre réel que la langue fait entendre : ce qui est chanté pendant qu’on cultive, en cao lan, dans les montagnes du Nord Vietnam 

quand, en Inde, à la question « qu’est-ce que la langue pour vous », Sumati Kalidindi répond en telugu, et Rozan, qui vient d’un des Etats fédérés du nord de l’Inde, me répond (en partie) en urdu

enfin, entendre un peu de sanskrit, la langue des dieux, parlée encore par quelques érudits. rejoindre ainsi un temps et un espace a-humain, qu’avec grand respect les hommes d’aujourd’hui étudient

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Inde] 

 

quelque chose d’un temps d’avant les hommes, ou de mondes en parallèle sans les hommes, quelque chose d’un autre réel que la langue fait entendre : ce qui est chanté pendant qu’on cultive, en cao lan, dans les montagnes du Nord Vietnam 

quand, en Inde, à la question « qu’est-ce que la langue pour vous », Sumati Kalidindi répond en telugu, et Rozan, qui vient d’un des Etats fédérés du nord de l’Inde, me répond (en partie) en urdu

enfin, entendre un peu de sanskrit, la langue des dieux, parlée encore par quelques érudits. rejoindre ainsi un temps et un espace a-humain, qu’avec grand respect les hommes d’aujourd’hui étudient

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Inde] 

 

quelque chose d’un temps d’avant les hommes, ou de mondes en parallèle sans les hommes, quelque chose d’un autre réel que la langue fait entendre : ce qui est chanté pendant qu’on cultive, en cao lan, dans les montagnes du Nord Vietnam 

quand, en Inde, à la question « qu’est-ce que la langue pour vous », Sumati Kalidindi répond en telugu, et Rozan, qui vient d’un des Etats fédérés du nord de l’Inde, me répond (en partie) en urdu

enfin, entendre un peu de sanskrit, la langue des dieux, parlée encore par quelques érudits. rejoindre ainsi un temps et un espace a-humain, qu’avec grand respect les hommes d’aujourd’hui étudient

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Vietnam] 

 

quelque chose d’un temps d’avant les hommes, ou de mondes en parallèle sans les hommes, quelque chose d’un autre réel que la langue fait entendre : ce qui est chanté pendant qu’on cultive, en cao lan, dans les montagnes du Nord Vietnam 

quand, en Inde, à la question « qu’est-ce que la langue pour vous », Sumati Kalidindi répond en telugu, et Rozan, qui vient d’un des Etats fédérés du nord de l’Inde, me répond (en partie) en urdu

enfin, entendre un peu de sanskrit, la langue des dieux, parlée encore par quelques érudits. rejoindre ainsi un temps et un espace a-humain, qu’avec grand respect les hommes d’aujourd’hui étudient

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Clamart • France] 

 

« Hypnorama est un environnement immersif qui invite le spectateur à se plonger dans un état hypnagogique, ce moment ténu entre veille et endormissement, pendant une séance de 15 minutes. Dans cet espace confiné, plongé dans l’obscurité, dialoguent textures sonores et intensités lumineuses. La pièce sonore composée et interprétée par Violaine Lochu joue des oscillations, souffles, échos et superpositions de voix et dialogue avec le dispositif lumineux développé par Baptiste Joxe. Guillaume Constantin crée un environnement dans lequel le spectateur peut se lover et se laisser entraîner dans le trouble du rêve éveillé. » Madeleine Mathé

Programme :
Hypnorama 

installation sonore et lumineuses, 5 enceintes, 2 sources lumineuses, moquette et mobilier
avec Guillaume Constantin (display) and Baptiste Joxe (lumière)
pièce sonore, 15 min, 2018
production Centre d’Art Contemporain Chanot, Clamart

Passagers clan­des­tins — Teresa Castro : Le cinéma et quel­ques-unes de ses fables végé­ta­les (Discussion)

[Paris • France] 

 

Au cinéma, le végé­tal s’anime : les arbres dan­sent, les cham­pi­gnons fré­mis­sent et les fleurs tour­noient. Grâce à ses res­sour­ces expres­si­ves et à sa puis­sance fabu­la­trice, le cinéma – médium de la moder­nité et avatar de l’objec­ti­vité – devient ainsi, et para­doxa­le­ment, le divul­ga­teur de « l’âme végé­tale », bou­le­ver­sant les fron­tiè­res du vivant et engen­drant des inten­tion­na­li­tés plus ou moins sur­pre­nan­tes. En par­tant de quel­ques exem­ples très divers, du cinéma scien­ti­fi­que aux films de série B, cette pré­sen­ta­tion se pro­pose d’explo­rer quel­ques-unes des fables végé­ta­les fabri­quées par le cinéma, en met­tant l’accent sur la façon dont celles-ci asso­cient par­fois le végé­tal et le fémi­nin.

 

Teresa Castro est Maître de confé­ren­ces en études ciné­ma­to­gra­phi­ques et audio­vi­suel­les à l’uni­ver­sité Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Ancienne cher­cheuse post-doc­to­rante au musée du quai Branly et au Max Planck Institute for the History of Science de Berlin, elle a publié La pensée car­to­gra­phi­que des images. Cinéma et culture visuelle (2011) et codi­rigé avec Maria do Carmo Piçarra (Re)ima­gi­ning African Independence : Film, Visual Arts and the Fall of the Portuguese Empire (2017). Sa recher­che actuelle porte sur les liens entre cinéma et ani­misme.

[Paris • France]

 

À l’époque où la bota­ni­que fai­sait partie inté­grante des explo­ra­tions trans­at­lan­ti­ques, la jeune pay­sanne et her­bo­riste Jeanne Baret se tra­ves­tis­sait en valet de son maitre et amant, le bota­niste Philibert Commerson, et embar­quait à bord de L’Étoile, l’un des navi­res de l’expé­di­tion de Bougainville (1766-1769). Voyageuse impé­riale, ce per­son­nage clé de l’expo­si­tion de Candice Lin, A Hard White Body (Un corps blanc exquis), occupe une place trou­ble et ambi­guë : par son voyage, elle reven­di­quait la pos­si­bi­lité d’un hori­zon de vie alors défendu aux femmes. Cependant, elle contri­buait par là à l’entre­prise impé­riale de conquête du monde ainsi qu’à la colo­ni­sa­tion du savoir par la clas­si­fi­ca­tion des plan­tes qu’elle col­lec­tait dans les Amériques et les îles de l’océan Indien.

 

L’acti­vité de Baret amène au cœur de la connexion entre plan­tes et empire, entre projet occi­den­tal et mas­cu­lin de domi­na­tion et résis­tan­ces rusées, mul­ti­ples et pra­ti­ques. Établissant des connexions trans­at­lan­ti­ques, les voya­ges d’explo­ra­tions ne se résu­maient jamais à des cir­cu­la­tions à sens unique. Au contraire, parmi les pas­sa­gers clan­des­tins se trou­vent outre les humains voya­geant en cachette, ou sous cou­vert d’une iden­tité emprun­tée, des grai­nes, des semen­ces, des bac­té­ries et virus, des plan­tes et ani­maux qui se dis­sé­mi­nent de part et d’autres de l’océan. Puissances indomp­ta­bles, ces corps sans pas­se­ports ni fiche d’inven­taire débor­dent la volonté de mai­trise, se par­sè­ment, s’incrus­tent et se démul­ti­plient en inte­rac­tion avec leurs terres d’accueil.

[ Tout-monde ]

 

2018 on joue partout ! Dans la rue, les places et les squares aux quatre coins du monde, ça rit, ça chante et ça crie! Cabiria Chomel nous fait écouter ici des prises de son aux origines diverses qui s’entremêlent et qui créent un paysage mouvant où l’enfance donne le rythme. 

 

« Que l’espace du dehors soit celui du jeu, de l’enfant en transe et de ses règles éphémères. Que l’on passe de place en place comme une comptine te mène de mot en mot, c’est comme ça que l’envie est née. J’ai alors lancé un appel aux amis des ondes, à ceux qui ont toujours un enregistreur dans la poche pour rassembler ces sons d’enfants qui jouent dans l’espace public. J’ai reçu avec générosité de la délicatesse et de l’énergie brute, des instantanés, beaucoup de cris et de rires. Il a ensuite fallu tisser l’ensemble douce ment et soigneusement, pour que ces terrains de jeux aux quatre coins de la planète, entrent en résonance. »

 

Avec, par ordre d’apparition dans la pièce, les prises de son de : Marine Bestel [ Dyo • France] – Caroline Fontana et Hamedine Kane [ Jungle de Calais • France ] – Flavien Gillé [ Sal Rei • Cap-Vert ] – Corinne Dubien [ Athènes • Grèce ] – Cabiria Chomel [Molenbeek • Belgique] – Corinne Dubien [ Athènes • Grèce ] – Cyril Mossé [ Nzundu • République Démocratique du Congo ] Céline Della Savia [ Albi • France ] – Cyril Mossé [ Midyat • Turquie ] – Willem Sannen [ Schaerbeek • Belgique] – Felix Blume [ Tanger • Maroc ] – Felix Blume [ Diafarabe • Mali ] – Anna Raimondo [ Casablanca • Maroc ] – Flavien Gillé [ Istanbul • Turquie ] – Chloé Despax [ Toulouse • France ] – Felix Blume [ Malatya • Turquie ] – Cabiria Chomel [ Bruxelles • Belgique ]

Pièce de Cabiria Chomel pour le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak: "Ch'val de course" (toujours en librairie).
Montage : Cabiria Chomel
Mixage : Corinne Dubien
Merci à : Flavia Cahn, Livia Cahn, Lucas Le Bart, Aurélien Lebourg, Guillaume Abgrall, Marie-Noëlle Battaglia, Michelle Fikou, Emilie Mousset, Bastien Hidalgo Ruiz et Roxane Brunet.

Son sport en robe de chambre (Sport et réalité virtuelle)

[Paris • France]

 

Monsieur Y (prononcé ici « why ») est une personne très atypique, d’un genre assez nouveau et en devenir, car il s’adonne à divers sports mais uniquement en réalité virtuelle.

 

Dans cette narration spéculative, Laurent Bonnotte nous invite durant quelques minutes à nous pencher sur une manière très particulière de considérer les disciplines sportives mais aussi sur un rapport ambiguë entretenu avec les technologies numériques immersives et interactives. Bien que le personnage fictif ici soit un peu extrême, ses confusions ne sont-elles pas parfois partagées par un certain nombre de ses contemporains ?

Pièce réalisée par Laurent Bonnotte.

Le paysage en Otomi avec Guadalupe

[Querétaro • Mexique]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Querétaro • Mexique]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Malaka • Malaisie]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

Cabinet de curiosités

[Brest • France] 

 

Un jour de tempête, arpenter la ville, trouver refuge dans une petite librairie dont un membre de Jef Klak m’avait donnée l’adresse.
Refuge chaleureux, livres sens dessus dessous, des anciens surtout, de l’occasion.
On élabore le premier numéro, « Marabout », et je viens chercher des livres sur la magie.
Un habitué m’entend – Je connais quelqu’un que vous devriez rencontrer ; je lui téléphone, c’est bon, allez-y il vous attend.
Je griffonne une adresse.
Je traverse la ville, je sonne, mon enregistreur en main, le casque sur les oreilles
et je n’en crois pas mes yeux.

 

Rencontre à Brest avec Fanch Guillemin, magicien, illusionniste breton, et visite de son cabinet de curiosités magiques.

Pièce d' Aude Rabillon pour le CD du premier numéro de la revue Jef Klak : "Marabout" (toujours disponible en librairie)

Nous avons le couteau sur notre accent

[Aubervilliers • France]

 

Tu peux griller cette phrase. Tu peux la manger. Tu seras avec nous. Comme nous. Avec le FLE dans la bouche. Ce n’est pas la peine de l’avaler. On ne le digère jamais.  

 

Aux Laboratoires d’Aubervilliers, avec le formidable et merveilleux groupe du soutien scolaire de la boxe chez Boxing Beats, et avec Ariane Leblanc, Thimotée GMK, Sabrina Pennacchietti, Hussein Abdallah, Hassan Abdallah, Gérard Mayen.

Séquence 9 de l'antenne Rester. Etranger. Réalisé avec le soutien de la FNAGP (Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques), du Laboratoire d'Excellence des Arts et médiations humaines de l'Université Paris 8, de l’association PourLoger, de l'Espace Khiasma (Les Lilas), des Laboratoires d'Aubervilliers, de La Terrasse – espace d'art de Nanterre.

Evaluez votre dépendance

[Vaujours, Seine-St-Denis • France]

 

Pour bien commencer l’année, Jef Klak se penche sur l’addiction aux jeux d’argent.

Faites vos jeux!

Rien ne va plus!

 

« Je l’ai vue faire le mur. Non mais sérieux, le mur! Une adolescente! Elle attendait que mon père s’endorme, pour filer en douce… » Il existe des tests d’évaluation pour tenter de mesurer sa dépendance au jeu. Constitués d’une dizaine de questions, ils permettent de « savoir où vous en êtes avec les jeux de hasard et d’argent ». Anna n’est pas joueuse, mais elle se prête au jeu. Entretien à travers les méandres du jeu pathologique. 

 

Questionnaire d'Emmanuelle Tornero pour le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak: "Ch'val de course" (toujours disponible en librairie)
Pièce en compétition dans la catégorie Petites Ondes du Festival Longueur d'Ondes à Brest (http://longueur-ondes.fr)

[France]

 

Mai 2015 — Pour une fois, la Radio Cousue Main n’était pas à la radio mais sur un CD, dans une revue. Pour l’occasion, elle eu la chance de jouer dans un grand studio avec trois micros ; mais fidèles à ses contraintes de jeu, elle a enregistré en une seule prise, dans les conditions du direct et selon un dispositif simple inspiré des débuts de la radio. 

 

Dans les journaux, imprimés ou audiovisuels, sur Internet, on a beaucoup parlé du conflit des Lejaby, en 2012, alors que l’élection présidentielle approchait. Témoignages d’ouvrières, récits journalistiques, justifications économiques, revendications sociales, avis d’experts, discours politiques, comptes-rendus plus ou moins « objectifs » : tous ces mots (et rien que ces mots) récoltés sur Internet ont été agencés dans une partition textuelle pour réactiver « le combat des Lejaby ». Cette partition a servi de base à une improvisation collective de la Radio Cousue Main (voir la partition).

Impro collective sur une trame composée de textes sur les conflits des Lejaby (en particulier pendant l'année 2012) par la Radio Cousue Main, pour le CD du deuxième numéro de la revue Jef Klak : "Bout d'ficelle" (toujours disponible en librairie)

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.

[Tout-monde]

il y a une voix, il y a une autre voix, il y a une voix, une autre encore
de jour en jour, il y a des voix, des voix qui
dans des langues autres
des langues parlées sur de minuscules territoires
des îles, des vallées, des hauts-plateaux
ce sont des voix qui ne sont pas d’un pays
sont au-delà  d’un pays, à une autre échelle
ce sont des voix qu’on n’entend que si l’on est de la même famille, du même clan, de la même tribu, que si on est amis…
ce sont parfois des voix qui peinent, qui peinent à dire, parce qu’elles ne sont plus beaucoup dans cette langue-là , elles peuvent chercher les mots, elles peuvent mêler plusieurs langues, puisqu’elles s ‘adressent à quelqu’un qui ne comprend pas ce qui est dit (sur le moment)
et parler à quelqu’un qu’on ne comprend pas est une chose complexe, est-ce que c’est parler ? et de quelle manière cela parle ?
chacune est un mode d’être dans l’espace sonore singulier du sens, une autre manière de le chanter
chacune est une infinie variété de sons qui modulent le monde, le transforment en unités de signification
ce sont les voix d’une parcelle intime du monde, quand la langue est une racine, une source qui lie l’être au monde
le son de ces langues est le son humain des lieux où elles sont parlées depuis longtemps, ce sont les sons nés des liens entre les hommes et la terre 

ce ne sont pas des langues de la volontée de puissance, ce sont des langues de l’alliance


ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017.

Bathing in Contagious Liquids — Intro du film «Maldito sea tu nombre, liber­tad»

[Paris • France]

 

[ Son en français et en anglais ]

 

16h30 Projection de Maldito sea tu nombre, liber­tad de Vladimir Ceballos, USA, 1994, espa­gnol sous-titré anglais, 61’

 

La confron­ta­tion entre le bloc capi­ta­liste et le bloc com­mu­niste a pris fin en 1989. Alors que Cuba, hau­te­ment dépen­dante du sou­tien sovié­ti­que, en a été for­te­ment dés­ta­bi­li­sée, le gou­ver­ne­ment de Fidel Castro a raf­fermi son insis­tance sur les valeurs socia­lis­tes telles que défi­nies par le parti. Celles-ci contras­taient avec les goûts musi­caux et esthé­ti­ques de jeunes cubain.es pas­sioné.es de rock appelé.es roquer@s, consi­déré.es par les auto­ri­tés comme por­tant l’indi­vi­dua­lisme et la disi­den­cia, et sévè­re­ment réprimé.es en consé­quence.

 

En réponse au har­cè­le­ment poli­cier envers cette sub­culture, plu­sieurs de ses mem­bres ont décidé de s’ino­cu­ler volon­tai­re­ment le VIH pour échapper au ser­vice mili­taire, au tra­vail forcé ou à l’empri­son­ne­ment. Ils et elles ont vécu leurs cour­tes vies dans les sana­to­riums créés par le gou­ver­ne­ment cubain pour conte­nir l’épidémie. Maldito sea tu nombre, liber­tad est un pré­cieux docu­ment attes­tant de ce phé­no­mène comme d’une réponse à la répres­sion poli­ti­que. Tourné en secret avec peu de moyens le temps d’un week-end dans la pro­vince cubaine de Pinar del Río en 1994, ce film pré­sente une des quel­ques rares traces de cette tra­gé­die sociale com­plexe.

Precarious Homes — Introduction du film « Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) »

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

17h00 Projection de « Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) » d’Aykan Safoğlu, TUR/GER 2013, turc sous-titré anglais, 24 min

 

Dans cet essai fil­mo­gra­phi­que dense, Aykan Safoğlu entre­mêle des éléments du récit datant de l’époque où James Baldwin résida en Turquie avec des éléments auto­bio­gra­phi­ques. Entre 1961 et 1971, l’écrivain Noir amé­ri­cain a passé une partie impor­tante de son temps en Turquie, lui offrant l’espace néces­saire pour se consa­crer à l’écriture. Bien qu’il fut cha­leu­reu­se­ment accueilli par ses amis turcs, par la com­mu­nauté d’artis­tes et d’écrivain.e.s, il fit également l’expé­rience du racisme et fut sévè­re­ment battu durant son séjour. Comme le sug­gère Magdalena J. Zaborowska dans son étude des liens tissés par Baldwin en Turquie, ses séjours lui ont permis de « se réin­ven­ter en tant qu’écrivain Noir et queer et de reconsi­dé­rer sa concep­tion de l’iden­tité amé­ri­cain et des rela­tions racia­les états-unien­nes alors que les années 60 tou­chaient à leur fin. » Safoğlu lui même gran­dit à Istanbul dans les années 1980 et 1990. À l’âge adulte, il quitta la Turquie pour Berlin, ville qui lui pro­cura davan­tage de pos­si­bi­li­tés pour com­bler ses aspi­ra­tions d’artiste queer, mais fut exposé à la pré­ca­rité des permis de rési­dence de courte durée et au racisme en Allemagne.

 

À partir d’archi­ves, le réa­li­sa­teur entre­lace les évolutions artis­ti­ques de Baldwin, des repré­sen­ta­tions de l’écrivain par des artis­tes (parmi les­quel­les l’un des célè­bres tableaux de Beauford Delaney, et une pho­to­gra­phie de Sedat Pakay), et des traces de son enfance et de son ado­les­cence. Des stra­té­gies de résis­tance face au racisme et à l’homo­pho­bie sont pré­sen­tes dans ce récit. Alors que Safoğlu pointe l’attrait pour la blan­cheur et la blon­deur pré­sent dans la culture popu­laire turque et amé­ri­caine des années 1990 ; il prend cons­cience du conflit qui existe entre ses pro­pres désirs sexuels et les repré­sen­ta­tions hété­ro­nor­ma­ti­ves. Sur son statif de repro­duc­tion, Safoğlu initie un dia­lo­gue trans­his­to­ri­que avec Baldwin per­met­tant de faire réson­ner les choix et les expé­rien­ces de l’écrivain avec les siens.

 

Récompensé au Festival International du Court-Métrage de Oberhausen en 2013. Le film pro­jeté a été sélec­tionné par Clara López Menéndez.

Precarious Homes — A Reading from James Baldwin’s Giovanni’s Room

[Paris • France]

 

[Son en anglais]

 

La décla­ra­tion de James Baldwin selon laquelle il ne se sen­tait chez lui que là où il était étranger atteste de son expé­rience pro­lon­gée de non-appar­te­nance. Ses dépla­ce­ments fré­quents en dehors des Etats-Unis, ses exils et ses voya­ges appa­rais­sent comme des stra­té­gies pré­cai­res pour échapper au racisme et à l’homo­pho­bie, sans jamais y par­ve­nir. Son désir de sta­bi­lité domes­ti­que, jamais plei­ne­ment assouvi, était inti­me­ment lié aux dis­cri­mi­na­tions racis­tes sys­té­mi­ques comme indi­vi­duel­les, et aux efforts inces­sants qu’il déploya pour lutter contre celles-ci.

Au-delà des États-Unis, les séjours étendus de l’écrivain à Paris, à Istanbul et à Saint-Paul-de-Vence for­mè­rent des étapes plus ou moins hos­pi­ta­liè­res, au cours des­quel­les des ami­tiés fortes se cons­ti­tuaient, le sou­la­geant momen­ta­né­ment de ses souf­fran­ces émotionnelles et socia­les, des contrain­tes col­lec­ti­ves et indi­vi­duel­les.

 

Dans les écrits de Baldwin, le foyer est décrit comme le résul­tat pré­cieux et pré­caire d’un enga­ge­ment émotionnel auda­cieux, défiant les normes, et moquant les caté­go­ries et les tabous raciaux et sexuels. Un don de soi qu’il décrit dans La Chambre de Giovanni comme « la puan­teur de l’amour ». Les ras­sem­ble­ments noc­tur­nes débor­dants qui avaient lieu sur la ter­rasse de sa maison en Provence ont ins­pi­rés The Welcome Table, l’un de ses der­niers textes, laissé ina­chevé. Aujourd’hui menacé par la cons­truc­tion d’appar­te­ments de luxe, l’endroit abri­tait une com­mu­nauté cons­ti­tuée par des pro­ches et des inconnu.e.s deve­nant ami.e.s, pas­sant leurs nuits à dis­cu­ter, à se confron­ter, à se réconci­lier en pre­nant soin les un.e.s des autres.

 

Les artis­tes par­ti­ci­pant à cet événement public ont choisi de se rap­por­ter à Baldwin à partir d’affi­ni­tés électives, de faire réson­ner leurs tra­jec­toi­res dia­spo­ri­ques avec les erran­ces qui jalon­nè­rent la vie de l’écrivain, et de négo­cier les fron­tiè­res per­pé­tuel­le­ment chan­gean­tes des attri­bu­tions racia­les et des désirs sexuels.

On va aller rencontrer

[Paris • France]

 

Je vous écris d’une ville où je suis venue avec mes amis pour faire un peu de vacances. Un mot qui n’existe pas dans la langue maternelle. Quand on dit vacances ils remplissent les sacs de sports et froncent les sourcils. Ils attendent le train devant l’éternité dans laquelle ils sont assis comme on s’allonge. 

« On va aller rencontrer », séquence 8 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Eric Yvelin, Omar Haruone, Hassan Abdallah, Barbara Manzetti, Abdellah Ismail, Audrey Gaisan Doncel, Renaud Golo, Hussein Abdallah, Chloé Schmidt, Sandrine Moreau et Françoise Hardy.
Avec le soutien de la commission mécénat de la FNAGP, de l'association Pour Loger et du Laboratoire d’excellence des arts et médiations humaines (Arts-H2H) de l'Université Paris 8.

[Les Lilas • France]

 

À l’occasion de l’émission « Histoires de la littérature récente » avec Olivier Cadiot et autour de son œuvre, Radio Brouhaha a demandé à Nicolas Attal, étudiant du master de création littéraire, de nous proposer une histoire imaginaire du slam. La voici.

[Les Lilas • France]

 

« Les dessinateurs japonais, pensaient qu’en représentant un sujet ou une scène sur papier, ils la capturait. D’une certaine manière, la chose dessinée préexistait dans l’air et qu’en la faisant apparaitre, elle devenait leur. Ils avaient donc un pouvoir. Celui de créer et de posséder ce qu’ils dessinaient. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Lecture de « Miettes » de Philippe Artières

[Les Lilas • France]

 

Miettes de Philippe Artières
«Relire trente-cinq ans après leur parution les petites annonces de «Sandwich» – l’éphémère supplément de Libération –, y chercher les miettes de l’année 1980, c’est ce que j’ai entrepris de faire, ciseaux à la main. Découper une colonne, fureter dans une double page, éplucher de bout en bout une rubrique ou procéder par collages subjectifs. Autant d’expériences de lecture qui ont fait naître ce recueil protéiforme. Aux petites annonces s’ajoutent des bulletins météo ou des relevés sismiques de la même période. À travers ces événements de faible intensité, je fais le pari rêveur de revisiter un segment de notre histoire si proche et si lointaine. En captant le grain le plus fin de ce qui s’est passé et qui toujours échappe. En enregistrant ce petit rien qui fait pourtant l’épaisseur de nos vies.»

Enregistré à l'espace Khiasma le 14 octobre 2017 dans le cadre du festival Relectures. Mixé par Simon Marini.

Lecture de « L’amour, accessoires » par Fleur Breteau

[Les Lilas • France]

 

Une soirée de lectures avec deux nouveautés de deux petits nouveaux chez Verticales. Deux regards décalés, drôles et incisifs sur les identités contemporaines. Deux tentatives de garder le cap au cœur d’un monde qui doucement tangue et prend l’eau. Deux lectures autour de l’art de trouver son chemin en se perdant quand même un peu.

 

L’Amour, accessoires de Fleur Breteau

Dans ce récit documentaire, Fleur Breteau nous fait découvrir un lovestore de l’intérieur. Avec sa bienveillante ironie, elle alterne portraits de clients, mode d’emploi de sextoys et chronique de sa propre existence où surgit la figure d’une sulfureuse arrière grand-tante. On est touché par le regard acéré et vivifiant, jamais impudique, de cette femme qui a le goût des autres et abhorre la « pensée sexuelle unique ».

Enregistré à l'espace Khiasma le 13 octobre 2017 dans le cadre du festival Relectures. Mixé par Esther Poryles.

Notre chemin, c’est l’obstacle

[Nantes • France]

 

Jef Klak fait sa rentrée sur la R22 ! Pour se mettre en jambes et en mouvement, on prend la ville à bras le corps, en long, en large, en travers, et surtout là où elle n’est pas faite pour ça. Car peut-être bien que le meilleur chemin, c’est l’obstacle.

 

Courir, grimper, sauter, glisser, rouler.

Jouer avec tous les obstacles du quotidien. 

Faire de la ville un grand terrain de jeu. 

À explorer, à toucher. 

Y tracer ses trajectoires, l’empreinte de son corps, le temps d’un souffle.

Deux très longues secondes.

 

Merci à Stany, Xavier, Valentin, et les autres Yamakasi nantais de l’ADD Academy

«Notre chemin, c’est l’obstacle» création sonore d’Aude Rabillon inclue dans le CD du quatrième numéro de Jef Klak
«Ch'val de course» (toujours disponible en librairie)

[Noisy-le-sec • France]

 

Entretien avec des journalistes de Mediapart. 

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement : Hélène Delean

[Noisy-le-sec • France]

 

Entretien avec Fanny, stagiaire à la Galerie, centre d’art de Noisy-le-sec.

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement : Hélène Delean

Interlude | Lucia Idrissa

[Noisy-le-sec • France]

 

Interlude musicale. 

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement : Hélène Delean

L’Assemblée Nationale

[Noisy-le-sec • France]

 

Entretien avec Claude Bartolone. 

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement : Helene Delean

[Noisy-le-sec • France]

 

Interviews croisées autour de la journée de la femme. 

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement : Helene Delean

[Noisy-le-sec • France]

 

Récit de l’exposition de Tino Sehgal au Palais de Tokyo.

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement : Helene Delean

Benoît Maire sur «Le procès» de Franz Kafka ; «Le désert des tartares» de Dino Buzzati ; «La Peste» d’Albert Camus

Des voix d’auteurs…

 

3 mn pour parler d’une œuvre littéraire pour un artiste ou d’une œuvre artistique pour un écrivain. 3 mn pour dire la puissance de transformation des mots dans le champ artistique ou des images dans le champ littéraire ou poétique.

Un artiste parle d’un livre fondateur, qui a participé à l’élaboration de son œuvre ou d’une œuvre plastique, qui a provoqué modifications ou bifurcations dans le travail.
Un écrivain parle d’une œuvre artistique qui a eu des répercussions dans son œuvre, dans l’écriture d’un livre, qui traverse les mots.

Raphaël Tiberghien sur «Le nuage en pantalon» de Vladimir Maïakovski

Des voix d’auteurs…

 

3 mn pour parler d’une œuvre littéraire pour un artiste ou d’une œuvre artistique pour un écrivain. 3 mn pour dire la puissance de transformation des mots dans le champ artistique ou des images dans le champ littéraire ou poétique.

Un artiste parle d’un livre fondateur, qui a participé à l’élaboration de son œuvre ou d’une œuvre plastique, qui a provoqué modifications ou bifurcations dans le travail.
Un écrivain parle d’une œuvre artistique qui a eu des répercussions dans son œuvre, dans l’écriture d’un livre, qui traverse les mots.

 

3 mn pour dire ce que l’art fait à l’écriture et ce que l’écriture fait à l’art.

Des voix d’auteurs…

 

3 mn pour parler d’une œuvre littéraire pour un artiste ou d’une œuvre artistique pour un écrivain. 3 mn pour dire la puissance de transformation des mots dans le champ artistique ou des images dans le champ littéraire ou poétique.

Un artiste parle d’un livre fondateur, qui a participé à l’élaboration de son œuvre ou d’une œuvre plastique, qui a provoqué modifications ou bifurcations dans le travail.
Un écrivain parle d’une œuvre artistique qui a eu des répercussions dans son œuvre, dans l’écriture d’un livre, qui traverse les mots.

 

3 mn pour dire ce que l’art fait à l’écriture et ce que l’écriture fait à l’art.

Fabrice Reymond sur «Le Principe d’équivalence» de Robert Filliou

Des voix d’auteurs…

 

3 mn pour parler d’une œuvre littéraire pour un artiste ou d’une œuvre artistique pour un écrivain. 3 mn pour dire la puissance de transformation des mots dans le champ artistique ou des images dans le champ littéraire ou poétique.

Un artiste parle d’un livre fondateur, qui a participé à l’élaboration de son œuvre ou d’une œuvre plastique, qui a provoqué modifications ou bifurcations dans le travail.
Un écrivain parle d’une œuvre artistique qui a eu des répercussions dans son œuvre, dans l’écriture d’un livre, qui traverse les mots.

 

3 mn pour dire ce que l’art fait à l’écriture et ce que l’écriture fait à l’art.

Jérôme Game sur «Tropical Malady» d’Apichatpong Weerasethakul et «Still Life» de Jia Zhangke

Des voix d’auteurs…

 

3 mn pour parler d’une œuvre littéraire pour un artiste ou d’une œuvre artistique pour un écrivain. 3 mn pour dire la puissance de transformation des mots dans le champ artistique ou des images dans le champ littéraire ou poétique.

Un artiste parle d’un livre fondateur, qui a participé à l’élaboration de son œuvre ou d’une œuvre plastique, qui a provoqué modifications ou bifurcations dans le travail.
Un écrivain parle d’une œuvre artistique qui a eu des répercussions dans son œuvre, dans l’écriture d’un livre, qui traverse les mots.

 

3 mn pour dire ce que l’art fait à l’écriture et ce que l’écriture fait à l’art.

Thomas Hirshhorn sur Marcus Steinweig

Des voix d’auteurs…

 

3 mn pour parler d’une œuvre littéraire pour un artiste ou d’une œuvre artistique pour un écrivain. 3 mn pour dire la puissance de transformation des mots dans le champ artistique ou des images dans le champ littéraire ou poétique.

Un artiste parle d’un livre fondateur, qui a participé à l’élaboration de son œuvre ou d’une œuvre plastique, qui a provoqué modifications ou bifurcations dans le travail.
Un écrivain parle d’une œuvre artistique qui a eu des répercussions dans son œuvre, dans l’écriture d’un livre, qui traverse les mots.

 

3 mn pour dire ce que l’art fait à l’écriture et ce que l’écriture fait à l’art.

Jean-Baptiste Ganne sur «Le Capital» de Karl Marx

Des voix d’auteurs…

 

3 mn pour parler d’une œuvre littéraire pour un artiste ou d’une œuvre artistique pour un écrivain. 3 mn pour dire la puissance de transformation des mots dans le champ artistique ou des images dans le champ littéraire ou poétique.

Un artiste parle d’un livre fondateur, qui a participé à l’élaboration de son œuvre ou d’une œuvre plastique, qui a provoqué modifications ou bifurcations dans le travail.
Un écrivain parle d’une œuvre artistique qui a eu des répercussions dans son œuvre, dans l’écriture d’un livre, qui traverse les mots.

 

3 mn pour dire ce que l’art fait à l’écriture et ce que l’écriture fait à l’art.

[France]

Episode 6: Salut Eddy

 

Que devient un humain seul parmi les humains sur une terre de sable, de cailloux, et d’herbes sèches ? Que peut le dernier mammifère face à ses congénères ? 

Dans le Far West, les oiseaux s’étaient tus, le chant des loups avait disparu des mémoires, les crocs de reptiles étaient de vieux bijoux jaunis dans des fonds de tiroir, les mouches n’étaient plus que poussière dans le désert. 

Alligator Wine vivait la fin d’une ère. 

 

Tout au long de la première semaine d’août, Jef Klak vous fait découvrir «Pour qui chante le coq ?», la fiction sonore collective conçue pour son troisième numéro, «Selle de ch’val». Chaque jour, écoutez un nouvel épisode sur la radio R22 Tout Monde !

Pour les plus pressé.e.s, retrouvez la pièce en intégralité dans le CD accompagnant «Selle de ch’val», toujours disponible chez votre libraire.

Réalisation : Groupité son de Jef Klak, composé de Pol Chailloux, Joëlle Kehrli, Élisa Monteil, Célio Paillard, Émilie Mousset, Aude Rabillon, Raphaël Mouterde, Céline Laurens et Julia Zortea.

Avec :
Goody : Kevin Mussard
Birdy : David Farjon
Sally : Hortense Belhôte
Buddy : Thomas Appolaire
Johnny : Rébecca Chaillon
Jacky : Florent Chapellière
Abby : Aurore Déon
Jully : Soizic Martin
Sammy : Antoine Formica
Billy : Christian Canonville
Emmanuelle Rabillon (dans son propre rôle)
Boris Nordmann (dans son propre rôle)
Cherry : Victoria Paulet
Voix-off : Arnaud Jammet
Figuration : Olivier Minot, Astrid Toulon, Henri Clerc, Lucie Gerber, Lucie Guesnier, Lucile Johnes, Ael Théry, Julia Deplaix, Anaïs Galtier, Inès Vegas-Martin
Musiques : musiques originales composées et interprétées par Mike Guermyet, et contributions de Damien Sarret (guitare) et de Florent Chapellière (piano) pendant la séquence du saloon
Bruitages : Élodie Fiat et Aurélien Bianco
Mixage : Arnaud Chappatte
Illustrations : Fanny Legrand

Episode 5: Vous n’auriez pas vu Eddy ?

[France]

Episode 5: Vous n’auriez pas vu Eddy ?

 

Alors que les festivités prennent fin, une odeur de chair brûlée gagne la ville. Animal ou pas, les habitants d’Alligator Wine ont finalement eu leur beau rodéo…

 

Tout au long de la première semaine d’août, Jef Klak vous fait découvrir «Pour qui chante le coq ?», la fiction sonore collective conçue pour son troisième numéro, «Selle de ch’val». Chaque jour, écoutez un nouvel épisode sur la radio R22 Tout Monde !

Pour les plus pressé.e.s, retrouvez la pièce en intégralité dans le CD accompagnant «Selle de ch’val», toujours disponible chez votre libraire.

Réalisation : Groupité son de Jef Klak, composé de Pol Chailloux, Joëlle Kehrli, Élisa Monteil, Célio Paillard, Émilie Mousset, Aude Rabillon, Raphaël Mouterde, Céline Laurens et Julia Zortea.

Avec :
Goody : Kevin Mussard
Birdy : David Farjon
Sally : Hortense Belhôte
Buddy : Thomas Appolaire
Johnny : Rébecca Chaillon
Jacky : Florent Chapellière
Abby : Aurore Déon
Jully : Soizic Martin
Sammy : Antoine Formica
Billy : Christian Canonville
Emmanuelle Rabillon (dans son propre rôle)
Boris Nordmann (dans son propre rôle)
Cherry : Victoria Paulet
Voix-off : Arnaud Jammet
Figuration : Olivier Minot, Astrid Toulon, Henri Clerc, Lucie Gerber, Lucie Guesnier, Lucile Johnes, Ael Théry, Julia Deplaix, Anaïs Galtier, Inès Vegas-Martin
Musiques : musiques originales composées et interprétées par Mike Guermyet, et contributions de Damien Sarret (guitare) et de Florent Chapellière (piano) pendant la séquence du saloon
Bruitages : Élodie Fiat et Aurélien Bianco
Mixage : Arnaud Chappatte
Illustrations : Fanny Legrand

Episode 4: Festivités et saucisses à griller

[France]

Episode 4 : Festivités et saucisses à griller

 

Face à la disparition des animaux, une nouvelle menace pointe à l’horizon qui met en jeu la réputation d’Alligator Wine : les jours des festivités et du grand rodéo approchent… Or, sans rodéo, Alligator Wine ne f’ra pas de vieux os… Mais animal ou pas, ce rodéo, on le f’ra !

 

Tout au long de la première semaine d’août, Jef Klak vous fait découvrir «Pour qui chante le coq ?», la fiction sonore collective conçue pour son troisième numéro, «Selle de ch’val». Chaque jour, écoutez un nouvel épisode sur la radio R22 Tout Monde !

Pour les plus pressé.e.s, retrouvez la pièce en intégralité dans le CD accompagnant «Selle de ch’val», toujours disponible chez votre libraire.

Réalisation : Groupité son de Jef Klak, composé de Pol Chailloux, Joëlle Kehrli, Élisa Monteil, Célio Paillard, Émilie Mousset, Aude Rabillon, Raphaël Mouterde, Céline Laurens et Julia Zortea.

Avec :
Goody : Kevin Mussard
Birdy : David Farjon
Sally : Hortense Belhôte
Buddy : Thomas Appolaire
Johnny : Rébecca Chaillon
Jacky : Florent Chapellière
Abby : Aurore Déon
Jully : Soizic Martin
Sammy : Antoine Formica
Billy : Christian Canonville
Emmanuelle Rabillon (dans son propre rôle)
Boris Nordmann (dans son propre rôle)
Cherry : Victoria Paulet
Voix-off : Arnaud Jammet
Figuration : Olivier Minot, Astrid Toulon, Henri Clerc, Lucie Gerber, Lucie Guesnier, Lucile Johnes, Ael Théry, Julia Deplaix, Anaïs Galtier, Inès Vegas-Martin
Musiques : musiques originales composées et interprétées par Mike Guermyet, et contributions de Damien Sarret (guitare) et de Florent Chapellière (piano) pendant la séquence du saloon
Bruitages : Élodie Fiat et Aurélien Bianco
Mixage : Arnaud Chappatte
Illustrations : Fanny Legrand

Episode 3: Sans rodéo, Alligator Wine ne f’ra pas d’ vieux os

[France]

Episode 3: «Sans rodéo, Alligator Wine ne f’ra pas d’ vieux os»

 

Alligator Wine, Far West, bureau de la shériff

La disparition des animaux hante les habitant.e.s d’Alligator Wine jusque dans leur sommeil… Leur désertion n’attise pas seulement la nostalgie mais semble sonner comme une malédiction. La tension monte dans la bourgade au point de préoccuper sérieusement Sally, la Shériff de la ville.

 

Tout au long de la première semaine d’août, Jef Klak vous fait découvrir «Pour qui chante le coq ?», la fiction sonore collective conçue pour son troisième numéro, «Selle de ch’val». Chaque jour, écoutez un nouvel épisode sur la radio R22 Tout Monde !

Pour les plus pressé.e.s, retrouvez la pièce en intégralité dans le CD accompagnant «Selle de ch’val», toujours disponible chez votre libraire.

Réalisation : Groupité son de Jef Klak, composé de Pol Chailloux, Joëlle Kehrli, Élisa Monteil, Célio Paillard, Émilie Mousset, Aude Rabillon, Raphaël Mouterde, Céline Laurens et Julia Zortea.

Avec :
Goody : Kevin Mussard
Birdy : David Farjon
Sally : Hortense Belhôte
Buddy : Thomas Appolaire
Johnny : Rébecca Chaillon
Jacky : Florent Chapellière
Abby : Aurore Déon
Jully : Soizic Martin
Sammy : Antoine Formica
Billy : Christian Canonville
Emmanuelle Rabillon (dans son propre rôle)
Boris Nordmann (dans son propre rôle)
Cherry : Victoria Paulet
Voix-off : Arnaud Jammet
Figuration : Olivier Minot, Astrid Toulon, Henri Clerc, Lucie Gerber, Lucie Guesnier, Lucile Johnes, Ael Théry, Julia Deplaix, Anaïs Galtier, Inès Vegas-Martin
Musiques : musiques originales composées et interprétées par Mike Guermyet, et contributions de Damien Sarret (guitare) et de Florent Chapellière (piano) pendant la séquence du saloon
Bruitages : Élodie Fiat et Aurélien Bianco
Mixage : Arnaud Chappatte
Illustrations : Fanny Legrand

Episode 2: La gueule de bois était sévère

[France]

Episode 2: «La gueule de bois était sévère»

 

Alligator Wine, Far West, petit matin aux relents de whisky
Les habitant.e.s de la petite ville d’Alligator Wine doivent se rendre à l’évidence : l’espèce animale s’est mystérieusement fait la malle. Tant pis pour ces déserteurs, les Alligatorz vont enfin pouvoir vivre en paix. Bon débarras ! Mais les lendemains ne chantent pas toujours sans le réveil du coq…

 

Tout au long de la première semaine d’août, Jef Klak vous fait découvrir «Pour qui chante le coq ?», la fiction sonore collective conçue pour son troisième numéro, «Selle de ch’val». Chaque jour, écoutez un nouvel épisode sur la radio R22 Tout Monde !

Pour les plus pressé.e.s, retrouvez la pièce en intégralité dans le CD accompagnant «Selle de ch’val», toujours disponible chez votre libraire.

Réalisation : Groupité son de Jef Klak, composé de Pol Chailloux, Joëlle Kehrli, Élisa Monteil, Célio Paillard, Émilie Mousset, Aude Rabillon, Raphaël Mouterde, Céline Laurens et Julia Zortea.

Avec :
Goody : Kevin Mussard
Birdy : David Farjon
Sally : Hortense Belhôte
Buddy : Thomas Appolaire
Johnny : Rébecca Chaillon
Jacky : Florent Chapellière
Abby : Aurore Déon
Jully : Soizic Martin
Sammy : Antoine Formica
Billy : Christian Canonville
Emmanuelle Rabillon (dans son propre rôle)
Boris Nordmann (dans son propre rôle)
Cherry : Victoria Paulet
Voix-off : Arnaud Jammet
Figuration : Olivier Minot, Astrid Toulon, Henri Clerc, Lucie Gerber, Lucie Guesnier, Lucile Johnes, Ael Théry, Julia Deplaix, Anaïs Galtier, Inès Vegas-Martin
Musiques : musiques originales composées et interprétées par Mike Guermyet, et contributions de Damien Sarret (guitare) et de Florent Chapellière (piano) pendant la séquence du saloon
Bruitages : Élodie Fiat et Aurélien Bianco
Mixage : Arnaud Chappatte
Illustrations : Fanny Legrand

Episode 1: Quelque part entre le Kansas et l’Oklahoma

 [France]

 

Episode 1 : «Quelque part entre le Kansas et l’Oklahoma»

 

Alligator Wine, Far West, soleil au zénith.

Ce matin-là, les cow-boys Birdy et Goody ont manqué l’aurore. Levés de mauvaise botte dans la moiteur du midday, les voilà sans nouvelle du bien-nommé Ritchie, chanteur à grande crête, horloge flamboyante, annonciateur du point du jour. Mais où est-il passé ? Deux balles de fusil si c’est cette saleté de renard ! Face à une shérif dépassée par les évènements, Birdy et Goody, entourés de tou.te.s les habitant.e.s, doivent bientôt se rendre à l’évidence : les animaux sont partis !

 

Tout au long de la première semaine d’août, Jef Klak vous fait découvrir «Pour qui chante le coq ?», la fiction sonore collective conçue pour son troisième numéro, «Selle de ch’val». Chaque jour, écoutez un nouvel épisode sur la radio R22 Tout Monde !

Pour les plus pressé.e.s, retrouvez la pièce en intégralité dans le CD accompagnant «Selle de ch’val», toujours disponible chez votre libraire.

Réalisation : Groupité son de Jef Klak, composé de Pol Chailloux, Joëlle Kehrli, Élisa Monteil, Célio Paillard, Émilie Mousset, Aude Rabillon, Raphaël Mouterde, Céline Laurens et Julia Zortea.

Avec :
Goody : Kevin Mussard
Birdy : David Farjon
Sally : Hortense Belhôte
Buddy : Thomas Appolaire
Johnny : Rébecca Chaillon
Jacky : Florent Chapellière
Abby : Aurore Déon
Jully : Soizic Martin
Sammy : Antoine Formica
Billy : Christian Canonville
Emmanuelle Rabillon (dans son propre rôle)
Boris Nordmann (dans son propre rôle)
Cherry : Victoria Paulet
Voix-off : Arnaud Jammet
Figuration : Olivier Minot, Astrid Toulon, Henri Clerc, Lucie Gerber, Lucie Guesnier, Lucile Johnes, Ael Théry, Julia Deplaix, Anaïs Galtier, Inès Vegas-Martin
Musiques : musiques originales composées et interprétées par Mike Guermyet, et contributions de Damien Sarret (guitare) et de Florent Chapellière (piano) pendant la séquence du saloon
Bruitages : Élodie Fiat et Aurélien Bianco
Mixage : Arnaud Chappatte
Illustrations : Fanny Legrand

«Écouter l’espace» | Séance 11

[Paris XXe • France]

 

« Les voix de la fôret » … Reportage de la onzième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

 

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

 

Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation de France.

«Écouter l’espace» | Séance 10

[Paris XXe • France]

 

« Du ventre au crépitements » … Reportage de la dixième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

 

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

 

Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation de France.

Patati et patatras – Live au Théâtre Berthelot

[Montreuil • France]

 

Patati et Patatras, conte sonore réalisé par les élèves de l’école Voltaire et Aude Rabillon. Concert au Théâtre Berthelot le 19 juin 2017.

 

Aude Rabillon, artiste résidente des Instants Chavirés, a mené tout au long de l’année 2016-17 un travail autour de l’écoute sur le territoire du bas Montreuil : cinéma pour l’oreille, ateliers de pratique artistique, et de création partagée. La résidence implantée dans l’école élémentaire Voltaire implique de fait principalement ses élèves. Les enfants de deux classes de CM1 ont ainsi créé un conte sonore : de l’enregistrement au montage ils ont suivi toutes les étapes de la création, et présentent maintenant leur création en public. 

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre des « résidences d’artiste en milieu scolaire », dispositif élaboré et financé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles – Service du Développement et de l’Action Territoriale. La résidence est portée par les Instants Chavirés en partenariat avec l’école élémentaire Voltaire et l’équipe enseignante des CM1.

Transcriptions :
Français

Avec la classe de M. Durremberger : Yunus A, Yanisse Ali B, Anissia B, Alice B, Audren C, Melchior F, Lilas G, Leandro, Felix G, Marcello G, Nina I, Veska IA, Ramy Zakhari K, Fanny M, Alfred N, Joséphine O, Riyad O, Saviour R-L, Hailey S, Angèle V, Fernando Ricardo Z.

D’ de Kabal – Live à Khiasma !

07.2017

Musique

Khiasma

12:02

 

[Les Lilas • France]

 

Le 25 juin 2017, l’Espace Khiasma fêtait sa fin de saison au cours d’une grande journée conviviale, rythmée d’une série de lives musicaux. En dernière partie de soirée, c’est D’ de Kabal – artiste aux multiples casquettes dont celles de rappeur, slameur et écrivain – qui, d’une puissante performance en solo, est venu refermer cet intense moment de cohésion.

La r22 est heureuse de publier quelques minutes de ce live où la voix, travaillée, samplée, remaniée, devient l’unique instrument d’une performance qui joue du dépouillement comme de la saturation. Une voix comme véhicule d’un engagement entier, celui du corps autant que celui des mots.

Et pour revivre cette journée en images, rendez-vous sur le magazine de Khiasma : http://www.khiasma.net/magazine/cloture-de-saison-25-juin-2017/

Mixage: Esther Poryles

Superformer(s) #choeur

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Enregistré à la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec
Voix : Karima Alem, Samera Ahmed, Milijana Banovic, Marc Bataille, Béatrice Bikime Mibene, Nadia Fidelin, Thierry Fourrière, Taco Gakou, Jocelyne Giraud Lepage, Zoulhera Ichou, Nathalie Labbé, Patricia Le Beller, Ghyslaine Pé, Francine Pierandréi, Hanane Sahnoun, Mario Silva
Réalisation : Violaine Lochu

«Écouter l’espace» | Séance 9

[Paris XXe • France]

«Le colin-maillard du périphérique»… Reportage de la neuvième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

 

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

 

Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation de France.

Horrible trouble

[Paris • France]

 

Déni des mains assemblées. Mains divorcez. Mains partez. Mains dérapez. Mains échouez dans des digressions d’encre. Mains provoquez les boursouflures des paragraphes. Des passages raturés sous le pouce. Mains faites page dense et insensée. Illisible dans la mêlée des dates. Des gris anthracite. Des flous et des glauques. Mains d’humeur vespérale. Mains infusez vos astres. Mains induisez.

 

La paume est sèche. Ferme. Je sens ses lignes de vie contre les miennes.

«Horrible trouble», séquence 7 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Abdellah Ismail, Hassan Abdallah, Abdulaziz Abdulkarim, Omar Haruone Aboubakr, Masri Omar et Hussein Abdallah.
Le projet «Rester. Etranger.» a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) qui lui a apporté son soutien.

[Montreuil • France]

 

Le Monde à 360° – Syntaxe

Un texte de Stéphanie Vivier, lu par celle-ci.

 

Le travail de Stéphanie Vivier (1988) emprunte autant à l’art contemporain qu’aux sciences du langage, à la poésie sonore et contemporaine. Il s’articule autour des notions de langage, plus précisément de polysémie, de malentendu, et des ruptures et ouvertures qu’ils engendrent dans le dialogue. Titulaire d’un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (École Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes) et d’une licence en Sciences du Langage (Université Rennes 2), elle poursuit actuellement sa formation en Master de création littéraire à l’Université Paris 8. 

http://stephanievivier.org/

 

Enregistrement réalisé le 27 mai aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, […] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. Une proposition de Marie Cantos.

 

Cette lecture était précédée de La Surface, un essai de voix — pièce test #3 (Lecture spatialisée d’un texte inédit d’Henri Lefebvre, par le poète lui-même avec la participation de l’artiste Stéphanie Vivier) en écoute ici.

Lecture enregistrée le 27 mai 2017 aux Instants chavirés dans le cadre de l’exposition de Joan Ayrton & Benjamin L. Aman, «[…] Aide à la vision, en strié sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit». Une proposition de Marie Cantos sur une invitation de Guillaume Constantin.

«Écouter l’espace» | Séance 8

[Paris XXe • France]

Quand la classe se sépare en la terre, l’eau et l’air… Reportage de la huitième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation de France.

The Hammer in my head

[Gentilly • France]

 

La pièce sonore The Hammer in my head  a été créée dans le cadre de la performance éponyme présentée au Générateur le 5 mars 2017 lors des Performances de Mars.

 

Née à Londres en 1991, Bonella Holloway vit et travaille à Toulouse. Son travail de performance, d’écriture et de vidéo investit la musique et la nourriture comme vecteurs d’une approche sensible de schémas sociaux, linguistiques et comportementaux. Le rythme et l’humour structurent ces échos du quotidien dans un ensemble de fragments répétitifs.

 

«The Hammer in my head», Bonnella Holloway et Rémi Blanes.

«Écouter l’espace» | Séance 7

[Paris XXe • France]

 

Dans le préau, de simples sacs plastiques deviennent des objets sonores et cinétiques… Reportage de la septième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

 

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

 

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

 

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

 

Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation de France.

[Paris • France]

 

Un message pour ton peuple

 

Il se trame entre nous une espèce de famille. Soudaine et irrégulière elle habite toutes les fractures ostensibles et les interstices démodés. Elle s’organise dans les transitions. Elle est transition. Entre un intérieur et un extérieur qui partitionnent notre societé. Elle est le relais. Elle est mère. Elle est fils. Elle est Bonjour les amis. Elle résilie les chimères des identités assignées. Elle est pays.

«Wei Niré Eta», séquence 6 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Hassan Abdallah et Omar Haruone.
Le projet «Rester. Etranger.» a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) qui lui a apporté son soutien.

 

Penché de l’un ou l’autre bord

 

Hésite

 

Plutôt que de jouer

en maniaque chenu

la partie

au nom des flots

 

être un autre

 

Toute pensée émet un coup de dé

 

Jouer avec Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, poème de Mallarmé, éclaté sur les pages.
Jouer une partition sonore qui tente d’approcher l’équilibre instable de l’oscillation, les rebonds du balancement. Vaciller et vibrer, dans l’entre deux du choix et de son point de bascule.

«Point de bascule», création sonore d'Emilie Mousset inclue dans le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course», actuellement disponible en librairie ! Points de vente sur www.jefklak.org.

«Écouter l’espace» | Séance 6

[Paris XXe • France]

«Un nuage magique, calme, crépitant, liquide»… Reportage de la sixième séance du projet «Ecouter l’espace» à l’école Le Vau.

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

À la fin de chaque atelier, deux enfants sont désignés comme « reporters » un enfant lit, un autre enregistre.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la deuxième des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Benjamin L. Aman, «Redshift #2, Le muret», 2017.
Pièce sonore pour casque nomade.

Magie par transpositions

[Paris – Montigny-Lencoup • France]

 

Retour aux sources.
Aux premières discussions lors des Assemblées Générales.
Notre envie commune et folle de faire une revue.
D’explorer les interstices et les zones grises.

 

« C’est magique ».

 

Partir du constat que l’on entendait autour de nous ces mots dans des situations où, si l’on creusait un peu, absolument rien n’était magique justement – Amazon, je clique et je reçois mon livre le lendemain. Où les conditions d’exploitation étaient au maximum.

 

« C’est magique ».

 

On a choisi d’explorer.
Par l’image, par les mots, par les sons.
Appréhender le réel, trouver une prise, sans avoir peur de mêler poétique et politique, réel et fiction.

 

On a choisi une comptine, «Trois p’tits chats» et de la démarrer à «Marabout».
Notre outil pour explorer la magie, entre croire et pouvoir.
Pour désenchanter les faux-semblants, et préserver le mystère des zones d’enchantement qui demeurent.

 

Après deux pièces sonores extraites du tout dernier opus de la revue Jef Klak, l’antenne Jef Klak revient aux sources avec «Magie par transpositions», pièce sonore de Benoit Bories qui, en jouant de la transposition des sons et des glissements de sens, fait entendre le charme d’une magie opérante pourtant issue de la réalité assourdissante.

 

(Cette pièce sonore est issue du CD gratuit qui accompagne le premier numéro de la revue Jef Klak, « Marabout », toujours disponible. N’hésitez pas à solliciter votre libraire qui peut la commander).

Crédits :
«Magie par transpositions», création sonore de Benoit Bories.
5'26''
CD "Marabout", Jef Klak.
Avec les voix de Michel, imprimeur de Jef Klak alors, et de Chloé, créatrice sonore.

Utopie, (Dystopie, Mazzerati)

[Paris 20e • France]

 

De février à mai 2017, l’artiste Luca Wyss a travaillé sur le quartier des Fougères – Le Vau dans le cadre d’une résidence entre différentes structures de ce territoire : la Maison des Fougères, le Cap de Bonne Espérance, l’Espace Paris Jeunes Mahalia Jackson, la Cabane Fleury et le collège Pierre Mendès-France. Dans chacun de ces lieux l’artiste a proposé des ateliers avec les différents publics qui les fréquentent. Au début, il s’est agi d’imaginer des récits sur le futur du quartier. Comment sera le quartier dans 20 ans ? Comment serons nous dans 20 ans ? En jouant les ethnologues du futur, les participants se sont interrogés les uns aux autres. Puis, ces histoires ont été mises en images (photo, vidéo, dessin, collage…), mais pas par le même groupe qui les a produites : l’artiste a fait circuler les récits d’un lieu à l’autre. Ainsi, par exemple, un groupe de collégiens se retrouve à faire des petits films sur le monde imaginé par des adultes usagers de la psychiatrie du CAP de Bonne Espérance.

Les résultats de ces ateliers ont été exposés dans les structures impliquées lors d’un parcours artistique de restitution festif et convivial le 13 mai. Les glissements se sont poursuivi à cette occasion, car les œuvres n’ont pas été montrées là où elles ont été produites, participant ainsi à la circulation des publics et à son mélange.

 

Face à la violence sociale présente tout autour de nous, je suis à la recherche des lueurs présentes dans la vie quotidienne ; ces petits gestes, mots, rythmes et actes qui défient l’oppression. Dans ce but, je travaille à partir de la conversation ; enregistrant des entretiens, organisant des espaces de dialogue, examinant les pratiques sociales, partageant des rencontres.

Mes travaux sont des procédures invitant au dialogue. Comme dans la pratique documentaire, j’utilise la réalité comme matière première pour mon travail. Les résultats prennent la forme de performances, d’événements culinaires, de films documentaires et de interventions quotidiennes. Ma recherche m’a amené dans une station radio alternative dans un Kosovo occupé par l’ONU, à suivre un tournoi de football dans une banlieue d’Alger, à demander l’avenir à des amis sans-papiers à Paris, à interroger mes collègues artistes à propos de leurs jobs alimentaires, à organiser un réseau d’aliments biologiques à Buenos Aires, à voler avec les cerfs-volants d’une favela de Rio de Janeiro…
Je traduis ces moments d’émancipation en récits pour libérer leur possibilité d’être des ponts au-delà de frontières culturelles/territoriales/sociales.

Luca Wyss

Mixage et réalisation : Luca Wyss

(Utopie,) Dystopie, (Mazzerati)

[Paris 20e • France]

 

De février à mai 2017, l’artiste Luca Wyss a travaillé sur le quartier des Fougères – Le Vau dans le cadre d’une résidence entre différentes structures de ce territoire : la Maison des Fougères, le Cap de Bonne Espérance, l’Espace Paris Jeunes Mahalia Jackson, la Cabane Fleury et le collège Pierre Mendès-France. Dans chacun de ces lieux l’artiste a proposé des ateliers avec les différents publics qui les fréquentent. Au début, il s’est agi d’imaginer des récits sur le futur du quartier. Comment sera le quartier dans 20 ans ? Comment serons nous dans 20 ans ? En jouant les ethnologues du futur, les participants se sont interrogés les uns aux autres. Puis, ces histoires ont été mises en images (photo, vidéo, dessin, collage…), mais pas par le même groupe qui les a produites : l’artiste a fait circuler les récits d’un lieu à l’autre. Ainsi, par exemple, un groupe de collégiens se retrouve à faire des petits films sur le monde imaginé par des adultes usagers de la psychiatrie du CAP de Bonne Espérance.

Les résultats de ces ateliers ont été exposés dans les structures impliquées lors d’un parcours artistique de restitution festif et convivial le 13 mai. Les glissements se sont poursuivi à cette occasion, car les œuvres n’ont pas été montrées là où elles ont été produites, participant ainsi à la circulation des publics et à son mélange.

 

Face à la violence sociale présente tout autour de nous, je suis à la recherche des lueurs présentes dans la vie quotidienne ; ces petits gestes, mots, rythmes et actes qui défient l’oppression. Dans ce but, je travaille à partir de la conversation ; enregistrant des entretiens, organisant des espaces de dialogue, examinant les pratiques sociales, partageant des rencontres.

Mes travaux sont des procédures invitant au dialogue. Comme dans la pratique documentaire, j’utilise la réalité comme matière première pour mon travail. Les résultats prennent la forme de performances, d’événements culinaires, de films documentaires et de interventions quotidiennes. Ma recherche m’a amené dans une station radio alternative dans un Kosovo occupé par l’ONU, à suivre un tournoi de football dans une banlieue d’Alger, à demander l’avenir à des amis sans-papiers à Paris, à interroger mes collègues artistes à propos de leurs jobs alimentaires, à organiser un réseau d’aliments biologiques à Buenos Aires, à voler avec les cerfs-volants d’une favela de Rio de Janeiro…
Je traduis ces moments d’émancipation en récits pour libérer leur possibilité d’être des ponts au-delà de frontières culturelles/territoriales/sociales.

Luca Wyss

Mixage et réalisation : Luca Wyss

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la première des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Benjamin L. Aman, «Redshift #1, L'étang», 2017.
Pièce sonore pour casque nomade

Les résidents et le robot

Les Résidents et le robot, est une œuvre sonore sur ce curieux « robot d’aide à la personne ». Interrogation poétique autour de sa présence en maison de retraite, elle donne l’occasion de rebondir sur la vision qu’en donne un reportage télé. Elle suit quelques pistes qui questionnent l’esthétique, la technique mais aussi la magie, sur les traces de Simondon et N. Wiener…

 

Cette narration de Laurent Bonnotte se déroule dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

 

Si vous souhaitez voir (et savoir) en plus d’entendre, vous pouvez aussi regarder cet épisode du webdoc animé des lendemains hybrides : https://vimeo.com/153846122

Narration de Laurent Bonnotte, dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

«Je sais pas m’arrêter alors je continue» | Confession de bistrot

[Seine-Saint-Denis • France]

 

« Parfois, c’est leur prénom que j’aime bien. Ah le 3 il est bien. Comment il s’appelle ? Poupée d’amour. Ah ben Poupée d’amour il va gagner »

 

Depuis son divorce, Marcus a le jeu dans la peau. Autour d’un café, il raconte à Jef Klak son itinéraire de joueur, lui explique à quoi il joue, à quoi il jouait, et comment.

 

Joueur un jour, joueur toujours ?

Création sonore d'Emmanuelle Tornero issue du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course» (avril 2017).

19 ans aujourd’hui

[Lyon • France]

 

Séquence#5 : 19 ans aujourd’hui

Avec Julien Abbes, Lucie Pavy, Rita Rochdi et Denis Mariotte

 

« Je préfère m’intéresser à ce qui m’entoure. Le point de vue de l’autre. Etre métisse c’est vivre sa mixité. Pour moi, c’est une chance. Ce problème d’étiquettes ça ne me va pas. C’est ma vie. On m’a mis dedans. C’est ce que ma maman me dit. Je ne serai jamais de la couleur locale ».

Lucie Pavy, 19 ans aujourd’hui

 

www.rester-etranger.fr

Antenne Rester. Étranger.
Séquence 1 : Je vole
Séquence 2 : C'est relou
Séquence 3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
Séquence 4 : Chaud comme la pluie
Séquence 5 : 19 ans aujourd'hui

 

La Règle du jeu : 
C’est une réalisation à 14 mains en ajout, couche, sur-couche, cuts, clarifications, suspens et superpositions. La règle, c’est qu’il en va du jeu comme dans la vie : on s’amuse, on se lance, on tente. Parfois, les choses se brouillent, on n’y comprend plus rien et ceux qui gagnent créent la surprise.

Reste une certitude : 
Ce n’est pas parce que l’on a des oreilles ou un micro que l’on est sûr.e de pouvoir tout capter ! 

 

Merci à celles et ceux qui se sont aussi prêtées au jeu : Cristina, Guillaume, Carla, Vincent, Lise, Arsène, Anouk, Fabrice, Antoine, les punks de la ferme du Haut Nueil.

Pièce collective de Jef Klak – 3 min 50
Nombre de joueuses : sept
Emilie Mousset, Aude Rabillon, Céline Della Savia, Cabiria Chomel,
Michelle Fikou, Cécile Debove, Emmanuelle Tornero.

Chaud comme la pluie

[Paris • France]

 

La quatrième séquence, Chaud comme la pluie, diffracte plusieurs moments de la permanence à la Ménagerie de Verre. 

 

Le corps s’avance pour être prioritaire et il a raison. 

Le corps que j’ai abandonné ou qui s’est abandonné ou qui m’a abandonné. 

Celui-là je le ramasse parce que mon âme est à l’intérieur.

 

http://rester-etranger.fr/

Antenne Rester. Étranger, dirigée par Barbara Manzetti
séquence #1 : Je vole

séquence #2 : C'est relou

séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
séquence #4 : Chaud comme la pluie

Superformer(s) #Samera Amhed

[Noisy-le-Sec • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Ghyslaine Pé

[Noisy-le-Sec • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Patricia Le Beller

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Hanane Sahnoun

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Marc Bataille

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Jocelyne Giraud-Lepage

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Zoulhera Ichou

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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«Écouter l’espace» | Séance 5

[Paris XXè • France]

 

Compte rendu de l’atelier son et mouvement de l’année scolaire 2016-2017. La deuxième année de l’atelier de la classe de Camille Bedel à l’école Le Vau, porté sur le son et le mouvement, a mené les élèves à réaliser un « reportage » enregistré, compte rendu de fin de séance.

 

Ces projets ont été produits par Khiasma et financés par la Fondation de France, la Ville de Paris et la Caisse des dépôts et consignations.

Superformer(s) #Francine Pierandré

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Mario Silva

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Nadia Fidelin

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

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Qu’on enlève. Qu’on déchire pour manger.

[Paris XIè • France]

 

Dans la troisième séquence on enlève le cellophane. Qu’on déchire pour manger

Des scènes en temps réel. Drôle d’expression n’est-ce pas. Comme si le temps ne l’était pas à chaque instant. Réel. Pour tout vous dire je crois entretenir un problème de fond avec cet instant. Au cours duquel je me pose la question. Est-ce là. Maintenant. La réalité ? 

Antenne Rester. Étranger à la Ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de:
Tanguy Nédélec
Pascaline Denimal
Viviana Moin
Charlotte Imbault
Helena
Et avec nous, les étrangers.

«Écouter l’espace» | Séance 4

[Paris XXe • France]

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir.
Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

Superformer(s) #Thierry Fourrière

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Taco Gakou

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Milijiana Banovic

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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[Paris XIè • France]

 

La deuxième séquence, C’est relou, conjure mot à mot notre peur de la langue pointue.
Une nouvelle peur surgit. Très personnelle. Elle côtoie la première. Celle de ne pas être capable de prononcer les textes que j’écris dans la langue apprise.

 


Il ne faut pas avoir peur de ne pas comprendre

Parfois tu baignes dans la langue française
Comme un enfant dans la langue maternelle

Si je pousse la porte.
La peau de mon visage.
Se colle aux autres peaux.
Lustrées par l’usage.
J’admire les postures harmoniques.
Les manches retroussées. Les regards biaisés. Les sourires.
Et les mains qui s’affairent.
J’admire les pupilles noires saillantes.
D’autres regards opaques.
Et la corpulence mythique des migrants regroupés.
Rescapés des naufrages que l’on sait.
Assurés à présent aux écrans.
Leurs vestes paraissent toutes délavées.
Tellement leurs visages rayonnent.
De beauté.
Ou simplement de l’habitude qu’ils ont adoptée à cette survivance.

Antenne Rester. Etranger à la Ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de : Audrey Gaisan Doncel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, Marian del Valle, Renaud Golo, Denis Mariotte et Hélène Hiratchet.
Et avec nous, les étrangers.

Superformer(s) #Béatrice Bikime

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Karima Alem

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Nathalie Labbé

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

[Paris XIè • France]

 

La première séquence, Je vole, a été enregistrée et montée dans l’ignorance des codes et des techniques radiophoniques. Au sein du lieu au métabolisme aquatique. Un lieu comme une personne. Infatigable. Secoué par les frissons. Les spasmes. Les crissements. Les élans des artistes qui l’assiègent. Le contenu est parlé dans une langue française pas toujours maternelle. Mais systématiquement freinée. Maternée. Qui dit. Tu ne m’es pas étranger. Tu es. Peut-être. Mon fils. Tu es. La colonne vertébrale. Par ta seule présence. Tu enracines les mots. Qui s’étaient égarés. Dans mes pourparlers. 

Antenne rester. étranger à la ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
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avec la contribution de : Audrey Gaisan Doncel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, Marian del Valle, Renaud Golo, Denis Mariotte et Hélène Hiratchet.
Et avec nous, les étrangers.

[Gentilly • France]

 

Si le Corps Collectif est connu pour être un groupe de performance et de danse, certains de ses 13 membres s’adonnent volontiers à la pratique de la poésie sonore et de l’écriture automatique. Dans cette pièce inédite, Nadia Vadori-Gauthier et Arthur Navellou nous donnent à entendre une interprétation du Crépuscule des baby dolls, performance qu’ils présentent au Générateur le 5 mars 2017.

 

http://legenerateur.com/spectacle/performances-de-mars-3/

Mix : Louise Manzanero
Voix : Nadia Vadori-Gauthier, Arthur Navellou, Louise Manzanero

«Écouter l’espace» | Séance 3

[Paris XXe • France]

Ce projet invite les enfants de l’école Le Vau (Paris 20e) à ressentir l’environnement qui les entoure à partir de l’écoute et des sensations corporelles. Deux intervenantes sont à l’œuvre : Hélène Cœur, spécialiste du son, et Milena Gilabert, danseuse. Ensemble, elles amènent les enfants à traverser les sons comme des matières d’une palette en mouvement.

Une quinzaine de séances sont réparties tout au long de l’année scolaire. Elle se déroulent parfois en classe, parfois dans d’autres espaces du quartier, à explorer et découvrir.
Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu sonore (réalisé par les élèves) qui vous permettra de suivre le projet pas à pas !

Chronologie du rapport bonheur et politique

Cette chronologie est extraite de l’installation intitulée L’année mondiale de l’indice postérieur net et du bonheur national brut de Magali Desbazeille, produite par la Maison populaire avec l’aide du CNC/dicream. L’œuvre porte sur la quantification du ressenti dans nos grandes institutions, c’est-à-dire, comment l’ONU, Eurostat ou encore l’Insee, quantifient le bonheur, le sens de la vie, la satisfaction, le moral… Cette chronologie exhaustive remonte au début de la révolution française…
 

Magali Desbazeille

Tutoriel de la quantification

Ce tutoriel est extrait de l’installation intitulée L’année mondiale de l’indice postérieur net et du bonheur national brut de Magali Desbazeille, produite par la Maison populaire avec l’aide du CNC/dicream. L’œuvre porte sur la quantification du ressenti dans nos grandes institutions, c’est à dire, comment l’ONU, Eurostat ou encore l’Insee, quantifient le bonheur, le sens de la vie, la satisfaction, le moral… Ce tutoriel questionne les systèmes de mesure comme constituant d’une forme de pouvoir… 
 

Magali Desbazeille

[Paris • France]

Des ponts des fragments, un livre oublié, des silhouettes furtives, des créatures étranges…

La pièce sonore Tu m’entends là, maintenant ?, écrite par l’artiste lors de sa résidence d’auteure à Noisy-le-Sec, a été conçue à partir du songe de Poliphile et enregistrée sur un lac en Suisse. Elle a été réalisée pour l’édition 2016 de Nuit Blanche et initialement diffusée à bord des Batobus  dans le cadre du programme radiophonique Floating ON AIR. 

La Galerie développe depuis 2014 une résidence d’une durée de deux mois, qui offre à un auteur la possibilité de développer un travail d’écriture, qui allie les domaines de la littérature avec l’écriture critique sur l’art dans une forme de “fiction-critique”. Il est également un partenaire privilégié pour la construction du programme culturel autour de la thématique de saison.

Delphine Chapuis Schmitz explore dans sa pratique artistique  les possibilités du langage pris à la fois comme vecteur de sens et comme matériau. Les textes qu’elle compose, le plus souvent à partir de fragments, peuvent prendre différentes formes en fonction de la situation dans laquelle ils s’inscrivent : installations, lectures, performances, publications papier ou en ligne.  Basée à Zurich, elle est docteur en philosophie et diplômée de l’Université des Arts de Zurich.  Son travail a été montré notamment au Centre Pompidou et à Jeune Création au 104 à Paris, au Museum Haus Konstruktiv et au Corner College à Zurich, à Interno 4 à Bologne et à la Fondation Ratti à Côme.

http://dchapuis-schmitz.com/info/

1er Octobre 2016
Production : La Galerie, centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec
Courtesy Delphine Chapuis Schmitz

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

[Paris XXIe • France]

 

La Maison des Fougères a eu la chance d’accueillir Sarah de RAJE pour un atelier de création sonore « Made in Fougères » le 18, 19 et 20 octobre 2016. Cet atelier pour enfants a rassemblé une dizaine de jeunes enquêteurs en herbe, qui ont inventé des histoires autour de La Cabane Fleury en captant les sons alentours et en enregistrant leurs récits. À travers ce travail créatif, il s’agissait de capter la vie du square Fleury, tout cela en jouant et en se familiarisant avec les techniques radiophoniques.
Merci à Sarah et à la Cabane Fleury !

Participants : Matilde, Gabriel, Alexandre, Yousra, Boubakari, Tayra, Rahma, Wahel, Lina, Jezinho, Djimbala
Animé par : Sarah Haderbache

«Écouter l’espace» | Séance 2

[Paris XXe • France]

 

Compte rendu de l’atelier son et mouvement de l’année scolaire 2016-2017. 

La deuxième année de l’atelier de la classe de Camille Bedel à l’école Le Vau, porté sur le son et le mouvement, a mené les élèves à réaliser un « reportage » enregistré, compte rendu de fin de séance.

 

Ces projets ont été produits par Khiasma et financés par la Fondation de France, la Ville de Paris et la Caisse des dépôts et consignations.

 

«Écouter l’espace» | Séance 1

[Paris XXe • France]

 

Compte rendus de l’atelier son et mouvement de l’année scolaire 2016-2017. La deuxième année de l’atelier ans la classe de Camille Bedel à l’école Le Vau porte sur le son et le mouvement.

Les élèves réalisent un « reportage » enregistré, compte rendu de fin de séance.

Ces projets ont été produits par Khiasma et financés par la Fondation de France, la Ville de Paris et la Caisse de dépôts et consignations.

[Paris XXe • France]

 

Les enfants de la classe de Camille Bedel, à l’école Le Vau parlent plusieurs langues, ils se sont enregistrés.

 

Atelier son et photo mené pendant l’année scolaire 2016-2017 avec le plasticien Yo-yo Gonthier.

 

Tendez l’oreille… ! Anne-Laure Pigache et Anne-Julie Rollet invitent à un voyage de 15 minutes à travers une pièce sonore. Une expérimentation de l’écoute, des jeux de voix, de conversations et de chorales de mot réalisés avec un groupe de 18 personnes accueillies pendant une résidence au Générateur au printemps 2016.

 

Écouter le marché de Gentilly un samedi de février //// Écouter comment ça parle //// S’enfermer en cabine pour mieux s’enregistrer //// Répéter tout ce que dit l’autre //// Écouter la radio //// Parler, moduler, changer de langue //// Quel est l’espace depuis lequel on parle ? //// Quel est l’espace dont Perec parle ? //// Quel espace aime-t-on traverser ? //// Dans quel espace aime-t-on rester ?

Anne-Laure Pigache & Anne-Julie Rollet
Avec les voix de Lise-Marie Baccan, Ghislaine Bergeroô, Irina Telkova, Marianne Roubaud, Nina Cholet, Aurore Laloy, François Durif, Bruno Siberchicot, Rémi Dauriac, Marie-Pierre Lepeintre, Christelle Delhommois, Pho Buu, Dorothée Beuzit.

Accueilli en résidence à l’atelier de Lindre-Basse, au cœur d’une réserve d’oiseau, Violaine Lochu pour la lettre U comme ululer, a cherché à explorer les possibilités ornithologiques de sa voix. Pour composer cette performance vocale, elle s’est inspiré du ululement des chouettes effraie et hulotte mais aussi d’autres oiseaux vivant à proximité ; cigogne, butor étoilé, locustelle, foulque, pinson, vanneau huppé, pouillot véloce, caille des blés, milan noir, hirondelle…

Pour la lettre R de son abécédaire, Violaine Lochu explore le principe de répétition au cours d’une courte performance vocale. Elle prend comme matériel d’exploration des mots dont on nous rabâche quotidiennement les oreilles ; slogans publicitaires, formules politiques, chansons populaires, répondeur téléphonique…  et se met à les répéter tant et tellement que leur pouvoir d’aliénation se révèle et s’annule à la fois, les mots si souvent entendus deviennent comme étrangers, se retournent sur eux même pour devenir matière sonore et poétique.

Comment entendons-nous notre propre voix ? Quels rapports entretenons-nous avec elle ? Quelles sonorités aimons-nous ou au contraire détestons-nous en elle ? Telles sont les questions que Violaine Lochu a posé aux habitants du Saulnois lors de sa résidence à la Synagogue de Delme, mais également à des professionnels de la voix (chanteuses, comédien, professeur…). Il est conseillé d’écouter cette pièce sonore au casque.

Pour la lettre B de son Abécédaire vocal, Violaine Lochu est allée enregistrer les babils des enfants âgés de 8 à 10 mois du Multi-accueil de Dieuze. Elle a ensuite composé cette pièce sonore en baissant la fréquence des voix des tout petits afin qu’elles s’apparentent à celles d’adultes. Les sonorités ainsi produites oscillent entre paroles préhistoriques, chants ancestraux ou encore langage extraterrestre…

Le hurlement est sans doute le son le plus animal que peut émettre l’homme. Jouant de cette ambigüité, Violaine Lochu crée cette pièce sonore à partir de cris d’enfants oscillant entre chant d’oiseau, langage sifflé de Gomera ou encore joute vocale.

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Violaine Lochu est allée à la rencontre d’une soixantaine de personnes pour leur demander de lui chuchoter un secret, un mot doux, une rumeur, une confidence, une médisance… A partir de ce matériau recueilli, l’artiste propose cette pièce sonore qui par un jeu de montage révèle et cache à la fois les confidences, faisant du chuchotement une véritable texture sonore.

Première lettre de l’alphabet, le A est ici privatif : aphonie – sans voix. Dans le cadre de son projet de résidence Abécédaire Vocal, à la Synagogue de Delme, Violaine Lochu a composé cette pièce sonore à partir d’entretiens auprès de personnes ayant vécu ce symptome.

 

[Montrouge • France]
Pièce sonore, 09:22mins, 2016

 

« Traitant le langage comme une matière malléable, les travaux d’Anne le Troter sont empreints d’une certaine trivialité, liée à l’utilisation de formes orales, ou des formes sans forme du langage utilitaire. S’inspirant de situations de la vie quotidienne, elle transforme en texte ses observations sur le monde qui l’entoure et questionne les fonctionnements du langage dans ce processus.

 

Utilisant la « mise en langage » comme instrument de connaissance, elle tente de décrire et partant, d’expliquer ce qu’elle observe du monde – tentative sans doute illusoire et sans fin, qui fait écho à cet extrait de Nathalie Quintane, auteure chère à l’artiste « Tout ça pour dire que ce n’est pas parce que tu écris que tu en sois moins embrouillé. Ça déplace l’embrouille, et voilà. »(1) » 

 

Isaline Vuille, Kunstbulletin, juillet-août 2014, ‘Anne le Troter – rollercoaster screams ou ça s’en va et ça revient’

 

(1) Extrait de ‘Crâne chaud’ de Nathalie Quintane, 2012, POL, Paris

 

Grand Prix du Salon et du Palais de Tokyo

Bourse de production : ADAGP

En collaboration avec les artistes ASMR : Final ASMR, Made In France ASMR, Miel ASMR, Mr Discrait, Sandra Relaxation ASMR, The French Whisperer.

Réalisation : Anne le Troter

La Maison Populaire / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art en forme de hall d’accueil, où Auguste Rodin, Pablo Picasso, Robert Doisneau, Enrico Caruso et Martha Graham sont des noms de salle qui ouvrent des portes aux praticiens en herbe (avec certains, parmi les grands chanteurs actuels, ayant fait leur première scène dans celle d’à côté…), un lieu de rencontre et de vie « très montreuillois », maison de culture et d’éducation populaire : la Maison du même nom fête ses cinquante ans cette année ; roulement de tambour, pop-corn et claquettes !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Juliette Gardé (chargée du développement des publics et de l'action culturelle et médiatrice), Louisa Ballant, Fabienne Gilles (céramiste), Delphine Mimpontel (danseuse), Malika Kaloussi (agent d’accueil et standardiste), Floriane Benjamin (coordinatrice du centre d'art et du secteur arts plastiques), Dominique Moulon (critique d'art et commissaire d'exposition), Caroline Delieutraz (artiste), les adhérant de la Maison Populaire, et un extrait de la création sonore « Portes entrouvertes » de Benoît Labourdette.

[Montrouge • France]
Tissu, carton et plâtre synthétique, installation sonore 30x26x21cm

 

« L’écriture est pour moi un fil d’Ariane, une pratique où les mots sont considérés comme des matériaux que l’on peut assembler et faire correspondre avec des objets ou des images. Si mes interventions empruntent diverses formes, elles sont traversées par des problématiques similaires.

 

Mes œuvres peuvent être de tailles variées, la plupart du temps en bois, métal ou céramique, et intègrent souvent des objets trouvés ou des enregistrements sonores, que j’utilise pour spatialiser le texte par l’intermédiaire de la voix. Partant d’une activité de poète qui prenait le livre pour seul support, j’ai progressivement ressenti le besoin de composer au-delà de la page, ce qui a déplacé ma pratique vers l’atelier et la production de volumes dialoguant entre eux dans l’espace.

 

En utilisant la sculpture, l’installation, et plus rarement l’image, je cherche à dépouiller le langage des conventions propres à nos usages coutumiers pour tenter de dégager un outil d’expression singulier. » Raphaël Tiberghien

Réalisation : Raphaël Tiberghien

La Poussière, poème déployé

[Montrouge • France]
La Poussière, poème déployé, 2013, gravure sur disque vinyle et installation sonore, 5’25

« La poussière suit méticuleusement son chemin, entre dans la maison, glisse sur les sols et les meubles avant d’investir le corps, les poumons, les yeux et la gorge enfin, là où le discours prend forme. Serait-ce donc elle qui grippe la belle mécanique du corps humain? Qui bloque l’élocution, qui vient couper, coller, fondre ou fendre les mots? Les bribes de mots ricochent et s’amalgament, des rimes se créent dans le choc des tronçons de paroles. Dans ce balbutiement apparent, le poème prend corps et les mots se chargent de matière, ils deviennent denses, physiques. Porteurs d’un sens autre que celui du langage, ils font presque douter de leur aptitude à communiquer quoi que ce soit. Pourtant ces paroles entrechoquées produisent un nouveaux flux, non conventionnel, qui n’annule pas la narration, ni la transmission. Les mots et les sons, devenus matériels, sont sculptés dans la couche du disque vinyle et permettent d’entrer à l’intérieur du langage, de creuser la surface des mots et du sens. » Agnès Werly

Réalisation : Raphaël Tiberghien

[Montrouge • France]
Stéréo, 10min26, 2016
Le Bruit des GaGas est une installation immersive qui joue sur la perception de la profondeur. À travers un paysage sonore et un paysage visuel, le spectateur est invité à fouiller les ombres au delà de ce qui semble identifiable et tangible. L’idée est d’invoquer les GaGas, esprits de la tribu aborigène de Taïwan, les Jianshi.

 

La bande sonore est diffusée en boucle dans une installation avec un caisson lumineux. 

Réalisation : Julie Vacher

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

Le lundi des Revues #8 – LA MOITIÉ DU FOURBI / Frank Smith

[Les Lilas • France]
La moitié du fourbi est une revue littéraire bi-annuelle de 112 pages, qui travaille à livre ouvert et à livre fermé. Elle voudrait incarner l’idée que « la littérature est l’exercice jubilatoire le plus sérieux du monde ».

 

Autour de 18 auteurs, chaque numéro explore librement et largement un thème unique, une proposition, une luciole. Par ce biais, la revue navigue notamment dans les eaux de la création non-fictionnelle, de la critique littéraire subjective, de la photographie, du récit-analyse, de l’entretien, du témoignage et de la parole vive.

 

Dans le cadre du festival Hors limites, Khiasma accueille la revue pour le lancement de son troisième numéro, dont l’ensemble des contributions gravite encore autour d’un seul mot : VISAGE.

 

Khiasma a donné carte blanche à trois auteurs de ce numéro.

 

Frank Smith, Alessandro Mercuri et Sylvain Pattieu présenteront une performance en résonance avec leurs textes respectifs. Ce spectacle littéraire sera suivi d’une rencontre avec les animateurs de la revue.

Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 4 avril 2016, dans le cadre du festival « Hors limites »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

Récits d’après / les verbes

[Villemomble • France]
Le parcours « La Culture et l’Art au Collège » ‘Récits d’après’, organisé par l’Espace Khiasma au collège Pasteur de Villemomble avec la complicité de l’auteur Emmanuel Rabu, s’inscrit dans la continuité directe de la thématique du festival de littératures vivantes RELECTURES 16 ‘des récits du futur’.

 

À un moment où notre vision du futur est marquée par des incertitudes politiques, économiques, climatiques, génératrices d’angoisse et de décomposition du lien social, il semble important d’outiller les élèves pour leur permettre de concevoir un avenir qui conserve une dimension de promesses et de transformations. Or, la capacité de fabulation fait partie des ressources dont nous disposons pour transmettre une mémoire, une compréhension du monde, et inventer un devenir.

 

Récit d’après se présente donc comme un dispositif de « narration spéculative » qui a pour but la mise en situation d’une classe de sixième à travers une fiction-cadre : imaginer quels pourraient être les récits, les connaissances, les contes et les fables du « monde d’avant » qu’en regard de ce « monde d’après », les survivants de l’apocalypse pourraient se raconter. Rassemblés autour du feu ou dans l’enceinte de ce « cercle magique » théorisé par Johan Huizinga, lequel permet de créer momentanément une parenthèse spatiotemporelle dans laquelle les règles de comportements sont différentes. Ces « jeux » que l’on dit à juste titre « de sociétés », et qui peuvent être une façon de reconstituer, transmettre et remettre en acte une mémoire, des savoirs, des pratiques, des valeurs et des histoires qui permettraient de réenvisager différemment le présent « à partir de l’avenir »…

 

La question du rapport entre les Hommes et les animaux y est centrale, permettant de lier la question de l’écologie à l’usage narratif des symboliques animales dans les oeuvres aux programmes (tel que la figure du loup dans les contes, les fables, ou encore du renard dans Le Petit Prince, qui est l’oeuvre intégrale étudiée). Conformément à l’hétérogénéité textuelle qui caractérise l’esthétique littéraire d’Emmanuel Rabu, différents types de textes sont directement manipulés par les élèves, expérimentant ainsi leurs spécificités propres en imaginant comment ces derniers pourraient être agencés pour reconstituer une « encyclopédie post-apocalyptique » sous forme de poème visuel et sonore :

 

– Vaste jeu de l’Oie qui rassemblerait des savoirs disparates sur un monde animal disparu…

 

– Litanie de listes à fonction récapitulatives qui, à l’exemple de celles qui nous reste des civilisations également disparues, telles les listes lexicales sumériennes et mésopotamiennes, constituent souvent les premières formes littéraires répertoriées…

Réalisation : Emmanuel Rabu
Voix : les élèves de la classe de 6e de Chloé Denamur, du collège Pasteur de Villemomble

BARAS (Février 2013)

[Montreuil • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

Récits d’après / les lieux

[Villemomble • France]
Le parcours « La Culture et l’Art au Collège » ‘Récits d’après’, organisé par l’Espace Khiasma au collège Pasteur de Villemomble avec la complicité de l’auteur Emmanuel Rabu, s’inscrit dans la continuité directe de la thématique du festival de littératures vivantes RELECTURES 16 ‘des récits du futur’.

 

À un moment où notre vision du futur est marquée par des incertitudes politiques, économiques, climatiques, génératrices d’angoisse et de décomposition du lien social, il semble important d’outiller les élèves pour leur permettre de concevoir un avenir qui conserve une dimension de promesses et de transformations. Or, la capacité de fabulation fait partie des ressources dont nous disposons pour transmettre une mémoire, une compréhension du monde, et inventer un devenir.

 

Récit d’après se présente donc comme un dispositif de « narration spéculative » qui a pour but la mise en situation d’une classe de sixième à travers une fiction-cadre : imaginer quels pourraient être les récits, les connaissances, les contes et les fables du « monde d’avant » qu’en regard de ce « monde d’après », les survivants de l’apocalypse pourraient se raconter. Rassemblés autour du feu ou dans l’enceinte de ce « cercle magique » théorisé par Johan Huizinga, lequel permet de créer momentanément une parenthèse spatiotemporelle dans laquelle les règles de comportements sont différentes. Ces « jeux » que l’on dit à juste titre « de sociétés », et qui peuvent être une façon de reconstituer, transmettre et remettre en acte une mémoire, des savoirs, des pratiques, des valeurs et des histoires qui permettraient de réenvisager différemment le présent « à partir de l’avenir »…

 

La question du rapport entre les hommes et les animaux y est centrale, permettant de lier la question de l’écologie à l’usage narratif des symboliques animales dans les oeuvres aux programmes (tel que la figure du loup dans les contes, les fables, ou encore du renard dans Le Petit Prince, qui est l’oeuvre intégrale étudiée). Conformément à l’hétérogénéité textuelle qui caractérise l’esthétique littéraire d’Emmanuel Rabu, différents types de textes sont directement manipulés par les élèves, expérimentant ainsi leurs spécificités propres en imaginant comment ces derniers pourraient être agencés pour reconstituer une « encyclopédie post-apocalyptique » sous forme de poème visuel et sonore :

 

– Vaste jeu de l’Oie qui rassemblerait des savoirs disparates sur un monde animal disparu…

 

– Litanie de listes à fonction récapitulatives qui, à l’exemple de celles qui nous reste des civilisations également disparues, telles les listes lexicales sumériennes et mésopotamiennes, constituent souvent les premières formes littéraires répertoriées…

Réalisation : Emmanuel Rabu
Voix : les élèves de la classe de 6e de Chloé Denamur, du collège Pasteur de Villemomble

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

EMERSON (28 octobre 2013)

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

NATIXIS (10 août 2013)

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

WILSON (4 août 2015)

[Montreuil • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
(collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif.

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ?

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique.

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore.

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199)

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”.

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45)

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Les Lilas • France]
« Un ami n’est pas quelqu’un d’indispensable. Un ami n’est pas indispensable à la vie. Il n’est pas nécessaire. Il est même contingent. De ce point de vue là, un ami n’est pas un rat et le rat, peut-être, n’est pas notre ami. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Khiasma / Carte de visite sonore

[Les Lilas • France]
Khiasma ? Un lieu. Une association loi 1901. Une racine grecque. Une ancienne imprimerie. Ce qui se croise. Ce qui s’inverse. De l’inconnu inscrit dans le connu. Un point de vue qu’il faut toujours refonder pour arriver à voir quelque chose.

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Olivier Marboeuf (directeur), Simon Quéheillard (artiste), François Daireaux (artiste), Alice Rivières (personnage conceptuel), Sébastien Zaegel (coordinateur du pôle littérature), les extraits d’une performance d’Emmanuel Adely et de David Haddad et de la création sonore « Archipel » de Vincent Chevillon et de Marion Cros

[Les Lilas • France]
« Si vous aussi vous avez une question à lui poser, elle vous répondra à cette adresse. Discrétion assurée. Elle travaille exceptionnellement ce soir. Elle est derrière son comptoir et elle est là pour parler. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
« Nous avons organisé notre travail autour de quelques étapes que nous allons nommer ici instants :

– Instant métro.
– Instant agenda.
– Instant fac.
– Instant Caf.
– Instant haïku.
– Instant rose.
– Instant pub.
– Instant nocturne.
– Instant scandale.
– Instant performance.

On va pas tous vous les faire. »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Présentation de la collection Les Contemporains

[Les Lilas • France]
Les Contemporains, une nouvelle collection littéraire et plastique aux éditions Manucius, dirigée par Céline Flécheux et Magali Nachtergael

 

Mis en place en 2011 par des chercheurs de l’Université Paris Diderot et Paris 13, le séminaire Les Contemporains. Littérature, arts visuels, théorie. est ouvert à des artistes et des écrivains venant présenter leurs œuvres devant des étudiants et des chercheurs spécialistes d’art et de littérature. Le projet du séminaire a été désigné lauréat de l’appel « Initiatives innovantes » lancé par l’IDEX SPC (Initiative d’Excellence du PRES Sorbonne Paris Cité).

Sa finalité est la recherche, tout en explorant de nouveaux matériaux de réflexion pour l’enseignement. En confrontant des expériences artistiques, il entend montrer l’art dans ses complexes processus de production et recueillir les échos qui se forment entre des domaines de création différenciés.

Pour faire entrer les arts visuels dans le littéraire, nous avons choisi des personnalités qui traçaient des lignes de récit, mettaient à l’œuvre de nouvelles formes de fictions ou qui faisaient l’histoire d’une expérience visuelle si forte qu’elle en modifiait profondément l’écriture.

Nous tentons par là de rendre compte de la dimension visuelle que se donne la littérature depuis quelques années, ainsi que des préoccupations plastiques sensibles chez nombre d’écrivains contemporains. Réciproquement, de nombreux artistes se montrent préoccupés par des questions d’écriture, qu’il s’agisse de récits, fictions ou d’essais.

De nouvelles expérimentations littéraires et plastiques trouvent dans le texte un moment de pause avant de se relancer vers la performativité, le volume, les images et les écrans dans un flux qui laisse parfois le livre derrière elles. La série de séminaires espère donner à saisir le moment où se pose un texte dans un entre-deux, toujours avant ou après un épisode plastique qui le poussera et le reposera plus loin.

La collection que nous publions chez Manucius représente le fruit des séances publiques de séminaires. Nos invités, des personnalités du monde de l’écriture et de l’art, ont pu proposer un texte qui se trouve édité ici. Nous avons également souhaité publier des formes qui ne pouvaient être dites, car leur matière n’est pas toujours le langage, mais qui trouvent leur expression dans le livre. C’est ainsi que la collection accueille également des projets artistiques originaux.

Céline Flécheux (Université Paris Diderot) et Magali Nachtergael (Université Paris 13)

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

François Bensignor, auteur de « Fela Kuti, le génie de l’Afrobeat »

[Paris • France] 
À l’occasion de la soirée événement autour de Fela Kuti le 15 janvier 2016 au cinéma La Clef, Belleville en vues a rencontré François Bensignor, journaliste musical spécialiste des musiques du monde et auteur de la biographie sur Fela Kuti intitulée Fela Kuti, le génie de l’Afrobeat. Personnalité iconoclaste, provocateur plein de courage, fervent panafricaniste, pourfendeur des régimes militaires qui ont ruiné son pays, le Nigeria, FELA Anikulapo KUTI est avant tout le génial créateur de l’Afrobeat. Fela a exercé une influence majeure, musicale, culturelle, politique, en Afrique et dans ses diasporas. Mieux, il a fait de l’Afrobeat un phénomène mondial !

[Les Lilas • France]
Terrain vague est une revue borderline qui investit les interstices et explore les lisières du genre, du féminisme, de l’art contemporain et de la culture pop. Il y a là un terreau commun où poussent, entre deux carcasses de voiture, les herbes folles, les fleurs sauvages et les essences rares.

 

La revue est un espace de création ouvert qui cultive les rencontres, trop rares, entre la multitude des identités queer. Un terrain de jeux et d’expérimentations où se mêlent création graphique et littéraire, philosophie et sociologie, photos et illustrations, entretien et fiction, arts et performances.

 

Terrain vague est né de la volonté d’un groupe d’amis. L’objectif est de créer un lieu d’expression qui fédérerait des démarches artistiques identitaires, un catalyseur qui permettrait d’interroger ensemble les représentations et les relations de force sexuelles et sociales.

 

Terrain vague se propose d’attirer d’autres corps minoritaires et de leur donner une visibilité. De ces échanges et confrontations naîtront des aspérités riches de sens et d’idées, une terre fertilisée de tous bords pour y planter et y construire.

 

L’aspect de la revue est celui d’un journal, et plus particulièrement du tabloïd. Il s’agit autant de mettre en tension une certaine “pauvreté” de l’objet avec un contenu inédit et précieux, que de réinterroger un format qui est à l’origine d’une diffusion massive, populaire et globale de l’information. Enfin, en l’absence de brochage, chaque page peut devenir œuvre, affiche, manifeste, memento, ex-voto.

 

Terrain vague est proposé par
Pierre Andreotti, photographe plasticien,
Tiphaine Kazi-Tani, chercheur(e) en design,
Adam Love, designer,
Anne Pauly, journaliste, et
Antoine Pietrobelli, universitaire.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

La mort d’un théâtre, Episode 11 : Jour J – 27

[Le Blanc-Mesnil • France]
Le chorégraphe Herman Diephuis propose un atelier danse à des étudiants du Master Coopération artistique internationale de l’Université de Paris 8 et du DSAA Multimédia du Lycée Jacques Prévert à Boulogne-Billancourt.

 

Vous avez des commentaires, des questions, vous êtes intéressés par les activités du Forum Hors les murs, n’hésitez pas à nous contacter : leforumhlm@gmail.com

 

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Pour en savoir plus sur la Compagnie Herman Diephuis :

http://www.hermandiephuis.com/H/Herman_Diephuis.html

Pour en savoir plus sur le projet mené par les étudiants et le chorégraphe :

http://mediation-numerique.com 

Le 116 / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art né d’un chantier, une maison bourgeoise restaurée et son extension en acier corten, un projet artistique portant un regard aimant un habitat collectif dés-associé de son utopie sociale, des couleurs prélevées sur les façades, des oeuvres en papiers peints, un Mémoire Palace : au 116 de la rue de Paris, à Montreuil, l’architecture raconte une histoire. La création s’y drape dans le tissu urbain en impliquant les habitants, les artistes en résidence y habitent aussi et des espaces à « vivre-ensemble dans l’espace » s’y dessinent… suivez le guide pour une visite « à l’aveugle » !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Heidi Wood (artiste), Etaïnn Zwer, Marlène Rigler (ancienne directrice), Sidonie Rocher (artiste médiatrice), les visiteurs du 116, ainsi que des extraits de « Mémoire Palace » de Violaine Lochu

[Noisy-le-Sec • France]
L’ancienne mairie ? Un minichâteau ? Une maison historique ? La Galerie, tel le bateau des argonautes dont chacune des pièces fut remplacée au cours du voyage, entraine la fable dans son sillage. Sans doute parce qu’avant de devenir le centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, elle fut successivement cabinet de notaire, musée de la préhistoire, bibliothèque, centre de loisirs, et qu’à travers ses multiples identités et attributions, elle a su garder cette fonction de véhicule. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les « corps se mêlent [à nos] chaussures », les robots nous saluent en passant, et les immeubles flottants de Noisy-le-Sec la mal nommée — puisqu’envahie par les eaux ! — dérivent pour un retour au pays natal, en passant par le pays imaginaire…

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Florence Marqueyrol (responsable des publics et de l'action culturelle), Émilie Renard (directrice), julien Creuzet (artiste), Anna Principaud (artiste responsable des ateliers éducatifs), et celles des Noiséens

La mort d’un théâtre, Episode 10 : Jour J – 29

[Le Blanc-Mesnil • France]
Témoignage de Marie-Louise, qui a accueilli un concert en appartement proposé par des musiciens de l’orchestre Les Siècles.

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Pour en savoir plus sur l’orchestre Les Siècles :
http://www.lessiecles.com/

Les Instants Chavirés / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Première structure associative à ouvrir une salle de concert de Seine-Saint-Denis, Les Instants Chavirés travaillent autour des musiques dites « expérimentales » et des arts visuels. À noter au bilan (provisoire) de leurs 25 ans d’activités : un cheminement artistique, des compagnonnages, des rencontres qui se font comme ça, des choses qui se sont construites, des évolutions sur le long terme, des employés polyvalents, des ateliers pédagogiques qui ouvrent des portes et permettent de faire comprendre ce qui se passe derrière des murs, du vin naturel et de la bière d’abbaye, de la poésie sonore, du rock’n’roll noise, de la musique contemporaine, de la culture qui se fait, « beaucoup de différentes choses ». Moralité : l’improvisation, ça s’organise et, parfois, même le spectacle sonne vrai !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Charles Pennequin (artiste), Marianne Le Petit (responsable de l’intendance), Régis Darthez (responsable du bar), Jean-François Pichard (responsable de la programmation / communication musique), Jean-Luc Guionnet (artiste), Thierry Schaeffer (directeur), Nina Garcia (responsable de la médiation culturelle), les élèves de l’école Daniel Renoult, Guillaume Constantin (responsable des arts visuels / commissaire invité), ainsi que des extraits du concert de Charles Pennequin et Jean-François Pauvros du 5 juin 2015, du concert de Jean-Luc Guionnet et de Seijiro Murayama, et de la soirée performance « Le souci du père de famille, chapitre 1 » du 11 juin 2015, programmée lors de l’exposition Odradek

La mort d’un théâtre, Episode 9 : Jour J – 31

[Le Blanc-Mesnil • France]
Eric Joly, responsable des Arts visuels, accueille une classe de collégiens sur une exposition du collectif Tendance Floue. Ensemble, ils commentent une image du photographe Bertrand Meunier.

 

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Pour en savoir plus sur le collectif Tendance Floue
http://tendancefloue.net/

 

[Les Lilas • France]
Droit de vote, une nouvelle de Emmanuel Adely, publié dans le numéro du 20 juillet 2015 du journal L’Humanité, et complétée à l’occasion du Festival RELECTURES 16 ‘des récits du futur’ !

Enregistré à la Maison des Fougères le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.

Mixage : Benoit Baudinat

Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

La mort d’un théâtre, Episode 8 : Jour J – 32