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[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

Présentation de l'ouvrage Décoloniser les arts (3/4) • Intervention de Françoise Vergès

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

Conversation entre Vijay Prashad et Françoise Verges

[Paris • France]

 

9h30 – 10h30

Conversation entre Vijay Prashad et Françoise VergesMarcus Rediker, University of Pittsburgh

Modéré par Françoise Vergès, Collège d’études mondiales

 

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

 

[Paris • France]

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

15h-15h30

Ouverture
Marcus Rediker, University of Pittsburgh
Françoise Vergès, Collège d’études mondiales

[Nanterre • France]
 
Angela Davis & Tariq Ali en conversation avec Françoise Vergès et Marcus Rediker

 

Two prominent figures of militancy and activism gathered for this particular evening: Angela Davis, known internationally for her fight against racism, sexism and the American prison system, and Tariq Ali, a staunch opponent to Pakistan’s military dictatorship, now a major figure of the world’s left and a writer. They conversed with researcher and activist Françoise Vergès, historian Marcus Rediker and the audience.

 

The two discussed neoliberalism, the systematic destruction of countries of the Global South by USA wars, Palestine, the necessary support of  the BDS campaign, abolitionist feminism, music… the discussion is available in French and in English.

 

Global 68 is a series of conferences organised by Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera and Sylvie Robic, thanks to the support of the College of Global Studies (FMSH), Pittsburgh University, Birkbeck College (University of London) and Paris-Nanterre University.
The translation of this conference was by Nacira Guénif-Souilamas and Geoffrey Pleyers.
Recorded at Nanterre-Amandiers theatre on 3rd May 2018.

[Les Lilas • France]

 

The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.

 

Despite cultural studies’ analyses of how power is exercised through culture in general, the predominantly male scholars of the Birmingham School were hostile towards feminist critiques in the 1970s, a few years after the School had been established – so much so that feminists termed the topics that the Centre worked on as “boyzone”. At the same time, too few feminist movements attempted to articulate together the situations of white and racialised women. Their chief demands often universalised the social conditions of white middle-class women.

 

We would like to invite a small group of contemporary thinkers to build a conversation on the complex relations and mutual influences that transnational feminism and interdisciplinary Cultural Studies have held, especially within the research carried out by Stuart Hall and his colleagues from the mid-1960s onwards. How have Western and transnational feminists within cultural studies negotiated boundaries constructed by racialisation and the hegemony of whiteness? How has the work of Stuart Hall – who quickly became a significant intellectual reference for many of the British black arts movement’s artists and filmmakers in the 1980s and 90s – been read in relation to the concept of intersectionality that provides the foundation for decentring normative feminisms and challenging the white male as the normative subject of Western imagination? What strategies can be found, within the transversal practices of collectives bringing together artists, activists and academics in the 1980s black arts movement, to resist individualising tendencies within contemporary art and find the inspiration to build future alliances?

 

Recorded at Espace Khiasma, 10th June 2016.
Mixed by Esther Porylès

Production: Khiasma, Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe), with the support of INHA.

Proposed by Nataša Petrešin-Bachelez, in collaboration with Lotte Arndt and Olivier Marboeuf.
With John Akomfrah and Lina Gopaul (filmmakers and producers / Smoking Dogs), Elsa Dorlin (researcher and professor, Paris 8), Nana Adusei-Poku (researcher and professor at Rotterdam University), Jamika Ajalon (artist, musician, poet), Sophie Orlando (researcher, Black Artists and Modernism laboratory, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (Global South(s) chair at the Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (theorician and professor at the École Supérieure d’Art et Design de Valence) and Sonia Khurana (artist).

Discussions moderated by Nataša Petrešin-Bachelez (curator and writer for l’Internationale online), Lotte Arndt, Olivier Marboeuf and Giovanna Zapperi (art historian, professor at the école nationale supérieure d’Art de Bourges).

Beyond division lines. Transnational feminism and cultural studies. 2/4

[Les Lilas • France]

 

The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.

 

Despite cultural studies’ analyses of how power is exercised through culture in general, the predominantly male scholars of the Birmingham School were hostile towards feminist critiques in the 1970s, a few years after the School had been established – so much so that feminists termed the topics that the Centre worked on as “boyzone”. At the same time, too few feminist movements attempted to articulate together the situations of white and racialised women. Their chief demands often universalised the social conditions of white middle-class women.

 

We would like to invite a small group of contemporary thinkers to build a conversation on the complex relations and mutual influences that transnational feminism and interdisciplinary Cultural Studies have held, especially within the research carried out by Stuart Hall and his colleagues from the mid-1960s onwards. How have Western and transnational feminists within cultural studies negotiated boundaries constructed by racialisation and the hegemony of whiteness? How has the work of Stuart Hall – who quickly became a significant intellectual reference for many of the British black arts movement’s artists and filmmakers in the 1980s and 90s – been read in relation to the concept of intersectionality that provides the foundation for decentring normative feminisms and challenging the white male as the normative subject of Western imagination? What strategies can be found, within the transversal practices of collectives bringing together artists, activists and academics in the 1980s black arts movement, to resist individualising tendencies within contemporary art and find the inspiration to build future alliances?

 

Recorded at Espace Khiasma, 10th June 2016.
Mixed by Esther Porylès

Production: Khiasma, Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe), with the support of INHA.

Proposed by Nataša Petrešin-Bachelez, in collaboration with Lotte Arndt and Olivier Marboeuf.
With John Akomfrah and Lina Gopaul (filmmakers and producers / Smoking Dogs), Elsa Dorlin (researcher and professor, Paris 8), Nana Adusei-Poku (researcher and professor at Rotterdam University), Jamika Ajalon (artist, musician, poet), Sophie Orlando (researcher, Black Artists and Modernism laboratory, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (Global South(s) chair at the Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (theorician and professor at the École Supérieure d’Art et Design de Valence) and Sonia Khurana (artist).

Discussions moderated by Nataša Petrešin-Bachelez (curator and writer for l’Internationale online), Lotte Arndt, Olivier Marboeuf and Giovanna Zapperi (art historian, professor at the école nationale supérieure d’Art de Bourges).

Echange avec Françoise Vergès autour de son livre «Le Ventre des femmes»

[Les Lilas • France]

Échanges avec Françoise Vergès suite à la lecture-rencontre organisée à l’Espace Khiasma en mars 2017, à l’occasion de la sortie de son livre Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017). Cliquez ici pour commencer avec la lecture d’Olivier Marboeuf et les interventions de Seloua Luste Boulbina et Françoise Vergès.

«Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui.»

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

Enregistré à l'Espace Khiasma, le 22 mars 2017.
Mix : Esther Poryles et Adrien Tripon

Le Ventre des femmes, Lecture-Rencontre avec Françoise Vergès

[Les Lilas • France]

Rencontre avec Françoise Vergès à l’occasion de la sortie de son dernier livre, Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017). Une lecture d’un passage par Olivier Marboeuf, auteur et directeur de Khiasma. En conversation avec Seloua Luste Boulbina, chercheuse associée au Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP – Université Denis Diderot Paris). Elle est notamment l’auteure de L’Afrique et ses Fantômes (2015), Les Arabes peuvent-ils parler? (2011) et Le Singe de Kafka et autres propos sur la colonie (2008).

« Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui. »

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

Le Ventre des femmes est disponible en vente à l’Espace Khiasma.

Enregistré à l'Espace Khiasma le mercredi 22 mars 2017
Mix : Esther Poryles

SEMES / récit 4 : Françoise Vergès

[Les Lilas • France]
Pour ce quatrième « récit », Françoise Vergès nous racontera comment, au travers d’un paysage, de son étude botanique, se lit l’histoire des hommes qui l’ont traversé.
Françoise Vergès occupe la Chaire Global South(s) du College d’études mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH), Paris.

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 12 mai 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

 [Paris • France]

D’autres gestes  donne la parole à différent-e-s artistes, chercheur-se-s mais aussi collectifs et institutions qui interrogent les modalités de constitution, de conservation, de circulation et d’interprétation des archives et des patrimoines, notamment via la numérisation.  Le Jour d’après  et le travail de Maryam Jafri témoignent du rôle compliqué joué par la maitrise des outils de conservation et de diffusion du patrimoine (parfois celui des autres) dans la construction identitaire et idéologique des Etats après les indépendances. Alors que la légitimité de l’idée de Nation se trouve aujourd’hui mise à mal par la globalisation, les enjeux des archives et du patrimoine se déplacent. Quel rapport les «  communautés imaginaires  » décrites par Arjun Appadurai entretiennent-elles avec un patrimoine matériel et immatériel auxquels nous n’avons souvent accès qu’à travers des dispositifs médiatiques et numériques  ? Quelles sont les alternatives possibles à l’institution nationale de l’archive  ? Quels gestes, quels usages et quels réseaux sont-ils en jeu pour faire du patrimoine un outil d’émancipation et de connaissance  ? Avec  Lotte Arndt  (enseignante en théorie à l’École d’art et design de Valence),  Marian Nur Goni(historienne de la photographie),  Nana Oforiatta Ayim  (auteure, historienne),  Franck Ogou(archiviste, responsable de programme à l’Ecole du Patrimoine Africain),  Zineb Sedira  (artiste),Ashok Sukumaran  (artiste),  Françoise Vergès  (politologue) et  Emma Wolukau-Wanambwa(artiste).

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 11 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Images en dépendances »