A graduate of the London College of Communication and Le Fresnoy – National Studio of Contemporary Arts, Henderson is currently preparing work in the research group ‘Document and Contemporary Art’ at the École européenne supérieure de l’image. His research considers new materialities on the Internet and the neo-colonization of (...)A graduate of the London College of Communication and Le Fresnoy – National Studio of Contemporary Arts, Henderson is currently preparing work in the research group ‘Document and Contemporary Art’ at the École européenne supérieure de l’image. His research considers new materialities on the Internet and the neo-colonization of cyberspace. His work has been shown in such venues as: the Rotterdam International Film Festival, CPH: DOX, Tranmediale, Muestra Internacional Documentaire in Bogota, the Pompidou Center, FRAC Midi-Pyrénées, the Louisiana Museum of Modern Art, Tate Modern and Whitechapel Gallery. His films are distributed by Video Data Bank.
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[Paris 10e • France]

 

Oceanic Fabulation

 

Extract from « Overtures », work in progress by Louis Henderson

The secret is only transmitted in transformation and transmutation.

Thinking of opacity and obscurity as aesthetic strategies in artistic creation​, this presentation will look into the politics of translation and transmission of ancestral heritage within settler colonial and former slave societies. Using two extracts from recent films as examples of the double facing of artistic gestures, that both reveal and hide secrets in processes of transmutation.

 

More informations on Black Lens

Recorded on the 30th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

On the occasion of the exhibition by artists Filipa César and Louis Henderson, «Op-Film: An Archaeology of Optics» at Espace Khiasma (29th March — 28th April in Les Lilas, on the outskirts of Paris), Khiasma presented Black Lens, a two-day experimental seminar at La Colonie (Paris) on 29th-30th March, associating a series of screenings, audiovisual performances and conversations by artists and theorists from France, Germany, the UK and Portugal.

 

Black Lens unfolds as one long conversation ongoing over two days — an open work space to share forms and research interrogating the conditions of invention of safe spaces through gesture and narrative, code and body. Following on from the exhibition Op-Film: An Archaeology of Optics, Black Lens attempted to trace, within technologies of sight, the contours of minority ecologies, forms of life and of knowledge transmission. From humus to ocean, algorithm to creole, from surface to depth — where are new zones of conflict drawn out and where do they crystallize? Where can the voices we need to struggle with be written out and woven?

 

With : Erika Balsom, Zach Blas, Christa Blümlinger, Jephthé Carmil, The Otolith Group (Kodwo Eshun & Anjalika Sagar), Denise Ferreira da Silva, Ciarán Finlayson, Ayesha Hameed, Onyeka Igwe, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour, Margarida Mendes, Olivier Marboeuf, Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Arjuna Neuman, Rachel O’Reilly, Lorenzo Pezzani & Charles Heller, Ruth Wilson Gilmore

Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Les Lilas • France]

 

As part of an invitation from Université Paris 1 – Ecole des arts de la Sorbonne, l’Espace Khiasma had the pleasure of hosting the American anthropologue and theorist Elizabeth Povinelli, for an evening of discussion about recent films from the  Karrabing Film Collective.

Povinelli has been developing a collaboration with an indigenous community from North Australia, who have been at the root of her most ambitious research, for a number of years. Together with the Karrabing Film Collective, they have invented a unique and eccentric cinematographic space, playing skillfully with satire, foiling the officiel History and laws of the Australian state, so as to defend their identity and claim their rights and the power of their imagination.

 

Throughout the course of the evening, in which two films had been screened- Wutharr, Saltwater Dreams (2016, 28:53)  The Jealous One (2017, 29:17) and  the collective’s most recent opus, Night Time Go, will be evoked, Elizabeth Povinelli has been in conversation with Louis Henderson and Olivier Marboeuf discussing collective practices used in cinema, issues surrounding transmission and invention of new systems of Historical narrative based on the experiences and languages of minorities.

[Les Lilas • France]

 

L’exposition Kinesis accueillera la première des Black Code Sessions, une série de rencontres qui vise à déplier les questions qu’ouvrent le film Black Code/Code Noir, de Louis Henderson, afin d’en assembler de nouvelles versions. Réalisé dans l’urgence en 2015, Black Code/Code Noir est un ciné-tract assemblé en réaction à la mort de deux jeunes afro-américains, Michael Brown et Kajieme Powell, tués par la police. Dans une démarche archéologique, le film concentre de nombreux fragments de récits issus des profondeurs d’Internet pour saisir les origines complexes de ces tragédies. Arguant que derrière ce présent se cache une histoire sédimentée de l’esclavage conservée par les lois françaises du Code Noir et celles américaines dites des Black Codes, écrites au XVIIème siècle, le film suppose que ces codes se sont transformés en algorithmes qui guident les analyses des banques de données de la police et président aujourd’hui au contrôle nécropolitique des afro-américains. Dans un détournement historique vers un passé-futur, ce projet s’intéresse aux origines animistes de la révolution haïtienne comme symbole d’un futur possible. Si le Code Noir était la forme originelle de la gouvernance algorithmique alors la révolution haïtienne fut la première occurrence de son hacking. Aujourd’hui encore ne serait-elle pas un imaginaire capable de déconstruire ce code en le piratant ?

 

Rassemblés pour cette Black Code Session, les participants – chercheurs, artistes, cinéastes, activistes et étudiants – se réuniront à huis clos une journée durant pour mettre le film en débat et proposer de le modifier et l’étendre. Au lendemain de cette discussion, lors d’une grande soirée de restitution organisée à Khiasma, chacun des invités est amené à intervenir pour présenter l’aboutissement de ce processus collaboratif et le rouvrir au dialogue avec le public.   Au terme de cette première session participative et de l’exposition Kinesis, une nouvelle version étendue de Black Code/Code Noir sera réalisée et présentée au public lors du finissage de l’exposition, samedi 2 juillet. Elle sera la base des sessions suivantes, qui auront lieu ces prochains mois dans d’autres lieux en France comme à l’étranger.

Mixage : Esther Porylès

Avec Erik Bullot (cinéaste et enseignant), Jephthé Carmil (Doctorant à l’université Paris-Diderot, travaille sur les liens
entre iconographie postcoloniale et art contemporain), Pascale Obolo (cinéaste, performeuse et rédactrice en chef de
la revue Afrikadaa), Karine Lebrun (Artiste et professeure « internet, numérique et documents » à l’École Européenne
Supérieure d’Art de Bretagne), Olivier Hadouchi (historien du cinéma et programmateur de films, auteur d’une thèse
en 2012 intitulée « Le cinéma dans les luttes de libération : genèses, initiatives pratiques et inventions formelles autour
de la Tricontinentale (1966-1975) »), Graeme Thomson & Silvia Maglioni (cinéastes), Sophie Wahnich (Historienne,
spécialiste de la Révolution française, membre du comité de rédaction de la revue Vacarme), Louis Henderson (cinéaste)
et Olivier Marboeuf (auteur, curateur, performeur et directeur de l’Espace Khiasma).
Les Black Code Sessions sont organisées avec le soutien du Dicréam

Statistiques et algorithmes : que fait le chiffre à la police ?

[Les Lilas • France]

 

Comment penser un service public de la police en dehors de la spirale des données statistiques et de la logique comptable qui pousse inexorablement à toujours plus de police et à l’économie de la violence ?

 

Cette première exposition monographique en France du cinéaste anglais Louis Henderson s’organise autour de la mise en relation de deux de ses films récents : Black Code Code Noir (2015) et The Sea is History (2016), présenté dans une version de travail. Alors que le premier explore l’archéologie d’Internet pour mettre en lumière le rôle des algorithmes dans le contrôle social et nécropolitique de la communauté afro-américaine aujourd’hui, le second revient en République Dominicaine et à Haïti, à l’endroit même où Christophe Colomb posa le pied en 1492, geste inaugural de la Modernité coloniale. Tendue entre ces deux moments, l’exposition se développe comme un espace de recherche. Pendant un mois, Kinesis accueillera de nombreux événements parmi lesquels la première des Black Code Sessions, rencontre rassemblant chercheurs, cinéastes, artistes et activistes qui dépliera les questions qu’ouvre le film Black Code Code Noir afin d’en assembler de nouvelles versions. Au cœur de cette exposition-projet se déploie ainsi un véritable espace de recherche autour du film et des questions qu’il aborde, mettant en partage son matériau et des sources d’inspiration de l’artiste – musique, textes, documents –, invitant chaque visiteur à contribuer activement à la réflexion à laquelle nous enjoint le travail de Louis Henderson. Les nombreux autres événements accueillis dans l’espace de Kinesis seront autant d’efforts pour fabriquer collectivement de nouveaux régimes critiques de récit, faire émerger des figures spéculatives, actualiser les héritages des cultural studies tout autant que repenser les pratiques du hacking et notre relation aux nouvelles technologies de l’information. L’exposition Kinesis imagine des chemins et des vocabulaires pour reconstruire une histoire des possibles, rendre visible les persistances du pouvoir et fabuler le désenvoûtement de ses codes par le truchement d’une nouvelle révolution animiste au cœur de la Caraïbe.

[Les Lilas • France]
En ouverture de la nouvelle saison des Lundis de Phantom à Khiasma, nous avons accueilli une première rencontre avec Louis Henderson, jeune cinéaste anglais dont les films interrogent les relations entre colonialisme, technologie, capitalisme et histoire.
Pour cette première soirée, il a projeté son film Logical Revolts, tourné au Caïre en 2012, à la recherche d’une histoire de la révolution égyptienne et traversera de large extraits d’un autre film récent Lettre de Voyant (2013). À partir d’une réflexion sur ces œuvres, il a abordé les questions que soulève sa recherche actuelle autour de Toussaint Louverture, figure de la révolution haïtienne.