Traquer les entre-temps, sonder les interlignes, provoquer des appels d'air et cultiver l'art des passerelles : Depuis 2011, Matthieu Dibelius tisse LES ALENTOURS, une zone de libre-échange entre artistes, soignants et patients.Traquer les entre-temps, sonder les interlignes, provoquer des appels d'air et cultiver l'art des passerelles : Depuis 2011, Matthieu Dibelius tisse LES ALENTOURS, une zone de libre-échange entre artistes, soignants et patients.
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Face à ce qui se dérobe

[Les Lilas • France]
Le 10 décembre 2013, Thamsanqa Jantjie, énigmatique interprète en langue des signes, vole la vedette aux chefs d’État réunis au stade de Soweto pour la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela.
Guignol, usurpateur ou schizophrène dangereux…
6 heures en direct et en roue libre.
Sa chorégraphie a embarrassé la langue de bois des pantins sur l’estrade, avant de provoquer un imbroglio médiatique aux déclarations les plus invraisemblables.
Et l’isolement de cet homme ? « Il se meut là où l’autre n’entre pas » Henri Michaux.
Corps discordant et discordance des discours… Postures et impostures :
Un récit vidéo de Matthieu Dibelius suivi d’un solo silencieux d’Elsa Wolliaston.

Enregistré à l'Espace Khiasma le jeudi 1er octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Les Indomptables Rondes #1

[Reims • France]
proposées et animées par LES ALENTOURS 

Cycle de rencontres publiques.
Hics et tics et déclics et des hauts et débats.
Une invitation à explorer une zone de libre-échange
entre artistes, soignants et patients.

De quelle manière l’artiste peut-il «embarquer» sans prétendre «mener la barque» ?
 De quelle manière le soignant peut-il s’émanciper de l’injonction à la rentabilité quand rien n’est plus suspect qu’une tentative de faire autre chose, et que toute impulsion novatrice équivaut à soulever des montagnes ?
 Et comment faire pour que l’action artistique en milieu de soin ne se limite pas à la seule anticipation de ses effets thérapeutiques ?

Aux « actions transversales et mutualisées » – notions fumeuses utilisées à tort et à travers – LES ALENTOURS proposent de répondre par l’ancien terme « esgarder » :
quelque part entre « regard », « égard » et « s’égarer ».

L’avènement prime sur l’évènement :
Un espace commun d’hospitalité et d’imaginaires partagés,
où l’on n’a pas peur de dérailler dans l’imprévu

Enregistré à l’Espace Khiasma le vendredi 22 mai 2015, dans le cadre de la rencontre Les Indomptables Rondes #1
Mixage : Sébastien Zaegel

We are all dangerous schizophrenics

[Reims • France]
One Sunday per month, at number 10, rue Voltaire, just behind the Reims cathedral, patients and care-givers from the therapeutic network Antonin Artaud meet for a writing workshop led by Matthieu Dibelius. Some people attend regularly, others pass through once or twice: each time LES DIVERGENS reinvents a common space of hospitality and shared imaginations. Each time they reinvent their presence. They reinvent their language. LES DIVERGENS re-appropriate words, by pulling down the rhetorical walls of cant and political speak. The discoveries, the pearls that result from these encounters are saved in diverse forms: a video that has been largely diffused (http://vimeo.com/lesalentours/recital), editorial collaborations, and several stage performances (including the opening of the festival Les Évadés du bocal). Presenting their own interpretation of “Mental Health Week”, promoted by official institutions, the patients and care-givers of the Centre Antonin Artaud propose a “Week of ordinary madness”, with debates, exhibitions and many speeches, offering an alternative echo of psychic suffering, different from the accepted view of risk, danger, mere social adaptability or individual efficiency. The usual clichés about madness from the media are confronted. To inaugurate the monthly radio series to be aired on R22 until the next “Week of ordinary madness” in March 2015, LES DIVERGENS takes a look at the first French MAD PRIDE. Organized along the lines of the versions in London, Toronto, Brussels or Salvador, “THE MARCH OF THE MAD” took place on Saturday, June 14, 2014, between the psychiatric hospital Sainte-Anne and the Paris Hôtel de Ville, to make a statement about prejudices against people suffering from mental illness.

Directed by Matthieu Dibelius, as part of the writing workshops he leads with the therapeutic network Antonin Artaud.