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[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

Présentation de l'ouvrage Décoloniser les arts (3/4) • Intervention de Françoise Vergès

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

[Paris • France]

 

Le premier ouvrage du collectif « Décoloniser les arts » paraît chez l’Arche Editeur. Pour cette soirée de lancement, de lectures et de débats, seront présentes Françoise Vergès, Gerty Dambury, Leïla Cukierman qui ont dirigé l’ouvrage et signé les textes théoriques. Mais aussi la plupart des artistes qui y ont contribué : Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Amandine Gay, Mohamed Guellati, Karima El Kharraze, Jalil Leclaire, D’ de Kabal, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

 

Tou.tes ces artistes (avec également Kader Attia, Myriam Dao, Hassane Kassi Kouyaté, Olivier Marboeuf) décrivent leur pratique dans sa dimension décoloniale, parlent des processus de racisation et de la manière dont la décolonisation des arts permet de dénationaliser, déracialiser et désoccidentaliser l’idéologie occidentale de l’universel.

Enregistré par l'équipe de la Colonie le 26 septembre 2018.
Mixage : Simon Marini

Conversation entre Vijay Prashad et Françoise Verges

[Paris • France]

 

9h30 – 10h30

Conversation entre Vijay Prashad et Françoise VergesMarcus Rediker, University of Pittsburgh

Modéré par Françoise Vergès, Collège d’études mondiales

 

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

 

Global '68 : Lewis Gordon, Thinking Politically against Moralism

[Paris • France]

 

18h30-19h30, Keynote II

Lewis R. Gordon, Connecticut

Thinking Politically against Moralism: Demystifying the Right and the Left in Light of 1968, 2018, and Beyond

Modéré par Oscar Guardiola-Rivera

 

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

Global '68 : Les luttes au Viêt Nam, en Afrique du nord et en Amérique

[Paris • France]

 

17h-18h30

Global 68 : les luttes au Viêt Nam, en Afrique du nord et en Amérique

 

Philippe Peycam, Leiden, et Rachel Harrison, SOAS

Ephemeral: Empathy, Identification and Consciousness – Vietnam, the War, and the Protest Movements in 1968

Ronald Judy, Pittsburgh

Fanon and the significance of Radical Black Internationalism to 1968: From Tunis to Oakland to Algiers

Robyn C. Spencer, City University of New York

The Black Panther Party and Black Power Internationalism

Oscar Guardiola-Rivera, Birkbeck

On Revolution and Global ‘68

 

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

 

Global'68 : Peter Linebaugh, An Historical Perspective

[Paris • France]

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

15h30-16h30, Keynote I

Peter Linebaugh, Toledo
Global ’68: An Historical Perspective
Modéré par Marcus Rediker

[Paris • France]

 

1968 fut une année de luttes, d’insurrections, d’offensives et de manifestations contre le capitalisme et l’impérialisme dont la guerre du Viêt Nam fut l’épicentre. La démocratie, l’égalité et l’émancipation y gagnèrent mais ces luttes rencontrèrent aussi une répression brutale et meurtrière. Des récits révisionnistes ont cherché à effacer la violence policière et la mort de combattants, à estomper le rôle des ouvriers, des femmes, des étudiants et des peuples autochtones, et à éliminer l’importance de l’anti-Américanisme comme de l’anti-impérialisme et de l’anticapitalisme, ainsi que les profondes influences qu’eurent ces mouvements sur les guerres de libération en Algérie, en Amérique Latine et au Viêt Nam.

 

Global 68 est une série de conférences organisées par Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera et Sylvie Robic, grâce au soutien du Collège d’études mondiales (FMSH), de l’Université de Pittsburgh, du Birkbeck College (Université de Londres) et de l’Université de Paris-Nanterre.

 

Au cours de ces conférences seront analysés les mouvements et les transformations profondes dans les domaines politique et culturel qui ont fait de 1968 une année extraordinaire au niveau mondial. Trois notions seront au centre des discussions : solidarité, histoire globale et histoire d’en bas.

 

15h-15h30

Ouverture
Marcus Rediker, University of Pittsburgh
Françoise Vergès, Collège d’études mondiales

[Les Lilas • France]

 

Du 22 au 31 mai, Khiasma a accueilli le projet ‘Pratiquer les images coloniales’ porté par un collectif d’artistes, d’enseignants et de chercheurs, lors d’un workshop proposé en collaboration avec l’université Paris 8. À l’occasion d’une invitation de Catherine Perret et Anna Seiderer faite à l’artiste Alexander Schellow, le collectif a fait intervenir les participants autour de la constitution d’une archive participative de films privés tournés dans les contextes coloniaux – et des questions que soulèvent la constitution d’une telle archive. Les initiateurs de ce projet de recherche artistique invitent les étudiants à prendre part à l’élaboration de pratiques et de gestes à partir desquels travailler et questionner ces images.

 

Le jeudi 31 mai 2018, une ouverture publique a été proposée afin de partager les processus engagés et les réflexions menées par le collectif durant leur résidence. La voici en réécoute. 

 

Plus d’informations : http://www.khiasma.net/rdv/pratiquer-les-images-coloniales/ 

Conversation avec l’artiste Emeka Okereke • Questions 2/2

[Paris 18e • France]

The conversation at Kadist will start with a talk by Emeka Okereke, who will address different types of violence – “passive”, “daily”, “institutional” – in relation with his personal work, undertaken between Lagos, Amsterdam, Berlin and Paris, and with the collective Invisibles Borders project, of which he is the founder and director.

For this evening, the seminar “Something You Should Know : Artists and Producers Today”, directed by Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici and Natasa Petresin-Bachelez, will be delocalizing to Kadist, in the context of a series of presentations proposed by Dominique Malaquais and Lionel Manga, titled “Cosmocides: Art(s), Violence, 21st Century”.

“In the face of silence, of mediocracy and brutality, we must set afoot something big enough that the wretched can trade it against the terrible memory of loss they bear – something that, at the same time, will wash the well-heeled of the sad conviction that they have won – for in the war that today opposes thought, reason and intelligence to the mediocratic world we inhabit, there will be but one victor: cosmocide.”

Recorded by Simon Marini on the 18th of april 2018 at Kadist and mixed by Victor Donati.

[Paris 18e • France]

The conversation at Kadist will start with a talk by Emeka Okereke, who will address different types of violence – “passive”, “daily”, “institutional” – in relation with his personal work, undertaken between Lagos, Amsterdam, Berlin and Paris, and with the collective Invisibles Borders project, of which he is the founder and director.

For this evening, the seminar “Something You Should Know : Artists and Producers Today”, directed by Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici and Natasa Petresin-Bachelez, will be delocalizing to Kadist, in the context of a series of presentations proposed by Dominique Malaquais and Lionel Manga, titled “Cosmocides: Art(s), Violence, 21st Century”.

“In the face of silence, of mediocracy and brutality, we must set afoot something big enough that the wretched can trade it against the terrible memory of loss they bear – something that, at the same time, will wash the well-heeled of the sad conviction that they have won – for in the war that today opposes thought, reason and intelligence to the mediocratic world we inhabit, there will be but one victor: cosmocide.”

Recorded by Simon Marini on the 18th of april 2018 at Kadist and mixed by Victor Donati.

[Paris 10e • France]

 

Oceanic Fabulation

 

Extract from « Overtures », work in progress by Louis Henderson

The secret is only transmitted in transformation and transmutation.

Thinking of opacity and obscurity as aesthetic strategies in artistic creation​, this presentation will look into the politics of translation and transmission of ancestral heritage within settler colonial and former slave societies. Using two extracts from recent films as examples of the double facing of artistic gestures, that both reveal and hide secrets in processes of transmutation.

 

More informations on Black Lens

Recorded on the 30th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Oceanic Fabulation

 

From 1993 to 2002, the Detroit based electronic music duo Drexciya released an influential series of recordings that imagined a fictional world system entitled Drexciya, populated by the subaquatic descendants of Africans drowned by slavers during the Middle Passage. The fabulation of Drexciya provides the point of departure for Hydra Decapita, the new work by The Otolith Group that summons a series of spectres of capital in order to convene a seance that immerses audiences within an affective evocation of contemporary economic abstraction.

 

The screening was followed by a conversation with Erika Balsom to listen here. 

 

More informations on Black Lens

Recorded on the 30th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Oceanic Fabulation

 

It is a part of a curatorial project Erika Balsom is doing called « An Oceanic Feeling », which looks at the histories, politics, and aesthetics of the ocean through the cinema. The presentation will focus on the problem of representation posed by the middle passage, putting films such as slave ship and souls at sea (both 1937) in dialogue with more recent artists’ work, including the otolith group’s hydra decapita.

 

More informations on Black Lens

Enregistré le 30 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Océanic Fabulation 

 

This lecture performance is composed of notes on a film to be made and an essay to be written.  On April 29, 2006, a twenty-foot boat was spotted off the south-eastern coast of Barbados. On board, eleven bodies were found by the coastguards, preserved and desiccated by the sun and salt water. The ghost ship was adrift for four months on the Atlantic Ocean. It set sail on Christmas day in Praia in the Cape Verde Islands, full of migrants from Senegal, Guinea Bissau, and Gambia, en route to the Canary Islands. Each of these men paid £890 for their place on the boat. Four months later the boat was found on the coast of Barbados.

 

This is an inadequate telling of this story that draws on the materials and tools at hand to make sense of the complicity of weather, ocean currents and state violence in the journey of this ship. Hovering between the film and the essay form is a questioning of the adequacy of the measuring of histories and affects connected to crossing, languages to make evident the materiality of the sea, and the both measurable and immeasurable horror contained in the figure of the ghost ship.

 

More informations on Black Lens

Recorded on the 30th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

Architecture, numérique, genre : la possibilité de spatialités queer ?

[Noisy-le-Sec • La Galerie]

 

Jean-Charles de Quillacq reçoit son cousin, Eric de Thoisy, « Architecture, numérique, genre : la possibilité de spatialités queer ? »

 

Dans sa lecture du travail de Eric de Thoisy, Vanessa Desclaux évoque la dimension spatiale de termes aujourd’hui employés pour décrire les sexualités : orientation, straight, queer, etc. Parallèlement, on voit émerger de nombreuses architectures décrites comme féminines, utérines voire vaginales.

 

Le rapport entre genres / sexualités et espace serait-il décisif ? L’histoire que veut démonter la philosophe féministe Donna Haraway est celle d’un « homme dans l’espace » (Manifeste Cyborg) ; le passage à la culture numérique du cyborg est alors, selon elle, le moment de l’émergence d’ « accouplements fâcheux ». Quelle en serait l’architecture ? Le “ jeu de l’imitation ” (autre résonance avec le travail de Jean-Charles de Quillacq) proposé par le mathématicien Alan Turing, pionnier de la culture numérique, est peut-être le point de départ d’une nouvelle pensée queer de l’espace.
 

Enregistré par l'équipe de Khiasma le 17 mars 2018 à la Galerie.

[Nanterre • France]
 
Angela Davis & Tariq Ali en conversation avec Françoise Vergès et Marcus Rediker

 

Two prominent figures of militancy and activism gathered for this particular evening: Angela Davis, known internationally for her fight against racism, sexism and the American prison system, and Tariq Ali, a staunch opponent to Pakistan’s military dictatorship, now a major figure of the world’s left and a writer. They conversed with researcher and activist Françoise Vergès, historian Marcus Rediker and the audience.

 

The two discussed neoliberalism, the systematic destruction of countries of the Global South by USA wars, Palestine, the necessary support of  the BDS campaign, abolitionist feminism, music… the discussion is available in French and in English.

 

Global 68 is a series of conferences organised by Françoise Vergès, Marcus Rediker, Oscar Guardiola-Rivera and Sylvie Robic, thanks to the support of the College of Global Studies (FMSH), Pittsburgh University, Birkbeck College (University of London) and Paris-Nanterre University.
The translation of this conference was by Nacira Guénif-Souilamas and Geoffrey Pleyers.
Recorded at Nanterre-Amandiers theatre on 3rd May 2018.

[Paris 10e • France]

 

Surfacing Trouble (Piercing Surface and Deep Sea Frontiers)

 

What is Deep Sea Mining? is a five episode webseries dedicated to the topic of deep sea mining, a new frontier of resource extraction at the bottom of the ocean, set to begin in the next few years. The prospects of this new, experimental form of mining are re-actualizing a colonial, frontier mentality and redefining extractivist economies for the twenty-first century. This webseries addresses different issues related to this process, from resource politics to ocean governance by international bodies, prompting today’s shift towards a « blue economy » but also efforts to defend sustained ocean literacy when the deep ocean, its species, and resources remain largely unmapped and unstudied.

 

More informations on Black Lens

Recorded on the 30th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

Black Lens | « Prologue » (work in progress) by Rachel O’Reilly

[Paris 10e • France]

 

Surfacing Trouble (Piercing Surface and Deep Sea Frontiers)

 

Australian-born artist, poet and critic Rachel O’Reilly is producing with Pa.LaC.E (Valle Medina and Benjamin Reynolds) the first moving image work of her ongoing artistic research project The Gas Imaginary. Since 2013, through poetry, collaborative drawing, public lectures and film history screenings, The Gas Imaginary has diagrammed the drama of install and political dis-ordering produced by the unconventional gas extraction (fracking), as it has rolled out internally to the New Economy–in Australia, between the artist’s home town port city of Gladstone, Central Queensland (which for just 4 months in 1847 was the capital of a Colony of North Australia) and across agricultural zones inland of Australia’s east coast. The industry now threatens remote aboriginal communities at the centre of the country where, ten years ago, the Northern Territory intervention conducted a large scale land grab.

 

Addressing the difference between modernist (vertical) and unconventional (rhizomatic) mining techniques that are challenging settler colonial citizenships, O’Reilly’s project connects mine to port developments, land to ocean, to address the contradictions of democratic ideals and propertied material justice under settler colonialism.

 

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Recorded on the 30th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Mémoire humaine et œil de machine

 

Is the drone a continuation of separability or a tool for fugitivity ? We will comment on this question with words and images that illustrate each set of possibilities. These will include considerations of visibility, as an imposition of separability and its relationship with the predication of essence on the world and its parts. But also, being untethered from the ground allows the drone to see across multiple axes of spacetime, which approximates migrancy as mode of being of the world, which offers fugitivity as a proper descriptor for existence.

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

Black Lens | Visibility of the Work of Harun Farocki : An Archeology of the Image

[Paris 10e • France]

 

Mémoire humaine et œil de machine

 

A considerable number of Farocki’s films and installations assemble materials from archives, and in this sense they may be recognized as «montage» or compilation films. However, neither of the terms manages to summarize the peculiar approach of the filmmaker-artist. In his work, re-editing is certainly a process of thinking about images; and the act of assembling together pre-existing shots surely evokes the idea of a “collection of documents” (“compilation”), constituting an explicit figure in many of Farocki’s essay films, and exposing archive materials to processes of repetition and permutation as well as to a complex interplay between the acoustic and the visual.

 

The medium, by assuming the function of an “archiving archive” (Derrida), participates in the generation of future images. We may call Farocki’s image criticism “archaeological”, having in mind Michel Foucault’s envisaging of a historically determined system of thought and his working on the sources in order to give an account of the order of thought. As an extension to this archaeological approach, we may underline the importance of the materiality of techniques. The contribution intends to show how, in Farocki’s work, montage comes to produce a thinking of visibility as well as to suggest the unthought in the archive and its relation with the filmic unthought at the moment of recording.

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

Black Lens | What is the Content of (Your) (Black) Technique? : Le geste comme technologie

[Paris 10e • France]

 

Human Memory and Machine Eye

 

Onyeka will introduce the videos and speak about their aim — the use of dance, the body, movement, and gesture as technologies or analytics. After the films Ciaran will read a piece about the works developing some of their themes in relation recent work by Rizvana Bradley and Andrew Benjamin on these questions of gesture, Adorno on technique and technology, in response to Moten and Harney’s provocation that « the black aesthetic is not about technique, is not a technique… »

 

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Human Memory and Machine Eye

 

In this lecture, Zach Blas gazes into the crystal balls of Silicon Valley and charts the transmutation of big data into a magical substance that predicts—and polices—our future.

 

Focusing on the appropriation of mysticism and magic by Silicon Valley start-ups and governmental surveillance agencies alike, Blas suggests that the crystal ball, a transparent device that permits one to see into the future, has come to stand in as a paradigm for how tech entrepreneurs prefer to imagine the algorithmic processing of information.

 

Palantir Technologies, it is suggested, is at the forefront of such metric mysticism. Co-founded by Peter Thiel—and described by some as the most powerful machine for spying ever devised—the controversial data analytics company appropriates the palantir, a fictional all-seeing crystal ball used by wizards in The Lord of the Rings. Here, in the palantir, data becomes the new absolute, determining what the future is and how it should be controlled.

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
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[Paris 10e • France]

 

Escaping, hiding, fighting from the shadows: Opacity, transmission and toxicity

 

The talk explores some technologies of seeing — images, surveillance, categories, terror, representation — to give historical-geographic context to the PAIGC documentary film cadre’s work. Topics include the Berlin Conference, Kodak’s innovations in film and processing, imperial uses of anti-slavery, and the scopic imperatives of colonialism and apartheid. What are some contradictions, and how might we understand the PAIGC legacy as fundamental to ongoing decolonial practice that enlivens consciousness by re-seeing experience?

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

Black Lens : Meteorizations (Humble Derives from Humus) : Amilcar Cabral’s Materialist Heritage

[Paris 10e • France]

 

Escaping, hiding, fighting from the shadows: Opacity, transmission and toxicity

 

A reading of Amílcar Cabral’s agronomic writings exposes the substrata of a syntax for liberation later performed in guerrilla language and struggle. It is a timely reminder in troubled times, a commoning of the humble — reclaiming soil as a rhizosphere rich in animated beings and inscriptions of oppression. A place to return to in order to regenerate a future multitude that was divided through the violent engineering of the Capitalocene. This take, on Amílcar Cabral’s agency as an agronaut, ventures through his soil cosmologies, mesologies, meteorizations, atmos-lithos conflict zones, celluloid compost, imperial consumptions — the sugar question. It matters what matters matter matters.

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Escaping, hiding, fighting from the shadows: Opacity, transmission and toxicity

 

Conversation with Bonaventure Son Bejeng Ndikung about the talks holded by Jepthé Carmil, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour and Olivier Marboeuf.

 

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Transcriptions :
Français

Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Starting with a paradox : how can skin, that exposes all of the police interrogations, all of the abusive designations, become, at the same time, the sign of hospitality? How are we to theoretically produce the noun “black”, to mean, despite a whole history of violence, the possibility of refuge?

 

It is at the heart of an imagined scene between the Americans and the Europeans, grasped in the texts of Césaire and Baldwin and by the voice of Jeanne Lee, that we will attempt to specify the ambivalence, the difficulties, just like the dreamlike potentials of the idea of “racial hospitality”.

 

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Enregistré le 29 mars 2018 à La Colonie.
Conception : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma en collaboration avec Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » est un programme associé du festival Cinéma du Réel au Centre Pompidou.
Avec le soutien du fonds PERSPEKTIVE pour l’art contemporain & l’architecture (une initiative du Bureau des arts plastiques de l’Institut français, soutenue par le Ministère de la Culture et le Goethe Institut) et de Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Escaping, hiding, fighting from the shadows: Opacity, transmission and toxicity

 

The question at stake here, is to think of the opacity of the body within the political sphere. The action of veiling and unveiling women’s bodies in French Algeria have shown the strategic potentials of the recovering of bodies in the face of the perspective of the occupier. Harun Farocki grasped the interest of this and prolonged the action in 1988 with Images du monde et inscription de la guerre (Images of the world and inscriptions of war), using the film as a rescue space of the fascist and colonial histories of modern Europe. This intervention will consider the contemporary gestures that attempt to escape from police identification, from facial recognition and all forms of summons by light.

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

Escaping, hiding, fighting from the shadows: Opacity, transmission and toxicity

 

We will cross over marroons scenes at Saint-Dominic. They are seen as experiences of subjectification, in other words moments in which the captive experiments with the liberated use of their body and attempts to create another space that participates in the formation of a new kind of common.

 

These new, very fleeting, space-times, sometimes institute spaces in which the body emancipates itself from exclusively productive frameworks implanted by plantationary systems. They also offer another regime of visibility and of perception of the body. It is a new topography which alters the domain of possibility at the centre of the plantation itself.

 

What is at stake in this reading, is the replacing of these scenes into a discontinued history of freedom of bodies and their expressive capacity. My words will be accompanied by a fragment of text that retraces a scene of resistance that took place on a slave ship, this technical-political dispositif, which insured the crossing of the Atlantic. Then, from a numismatic archive, I will present the survival of the spectre of the Maroons over the course of the second half of the XXème century.

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

Black Lens | Creating safe places, hiding oneself in the light

[Paris 10e • France]

 

The safe places that we are going to talk about, maybe to undo and reform them over and over again, are inscribed somewhere. They are demonstrative from somewhere, but this inscription does not mean anything in terms of their permanence, they are not solid and do not always exist with the same intensity. They need to be brought up. These are presences, which are to be summoned “under certain conditions”. And it is perhaps these very conditions that we have been seeking, that we are seeking and that we will be seeking throughout these conversation, navigating from the light to the shadows, from words to that which escapes words, from forgotten images to our way of bringing them back. Unless they have come back themselves and archived themselves within our bodies. The subject matter is vast and during the seminar we will be considering the question of the different possible regimes of visibility and invisibility, to learn to “hide oneself in the light”. Or, to put it another way, the safe places that we are interested in are not utopias, they are not outside the realms of the world we live in and even share a part of its toxicity, in as much as they take their share of a common and at times painful history.

 

As we needed to find a starting point to draw out the struggle as well as places to live, we have chosen a several narratives because, throughout the two days, we will be dealing with manners of telling and making appear, of giving form or maybe contours to certain situations, of making cinemas, and out of these cinemas, forces that engage. Because we don’t want these narratives to be told by one voice only, we have chosen to get away from the “figure” and instead concentrate on the “scene” as a space of multitude, of polyphony, of indissociable bodies who know and produces possible places that flee from day.

 

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Recorded on the 29th March 2018 at La Colonie.
Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Paris 10e • France]

 

On the occasion of the exhibition by artists Filipa César and Louis Henderson, «Op-Film: An Archaeology of Optics» at Espace Khiasma (29th March — 28th April in Les Lilas, on the outskirts of Paris), Khiasma presented Black Lens, a two-day experimental seminar at La Colonie (Paris) on 29th-30th March, associating a series of screenings, audiovisual performances and conversations by artists and theorists from France, Germany, the UK and Portugal.

 

Black Lens unfolds as one long conversation ongoing over two days — an open work space to share forms and research interrogating the conditions of invention of safe spaces through gesture and narrative, code and body. Following on from the exhibition Op-Film: An Archaeology of Optics, Black Lens attempted to trace, within technologies of sight, the contours of minority ecologies, forms of life and of knowledge transmission. From humus to ocean, algorithm to creole, from surface to depth — where are new zones of conflict drawn out and where do they crystallize? Where can the voices we need to struggle with be written out and woven?

 

With : Erika Balsom, Zach Blas, Christa Blümlinger, Jephthé Carmil, The Otolith Group (Kodwo Eshun & Anjalika Sagar), Denise Ferreira da Silva, Ciarán Finlayson, Ayesha Hameed, Onyeka Igwe, Nadia Yala Kisukidi, Nadir Khanfour, Margarida Mendes, Olivier Marboeuf, Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Arjuna Neuman, Rachel O’Reilly, Lorenzo Pezzani & Charles Heller, Ruth Wilson Gilmore

Concept : Filipa César, Louis Henderson & Olivier Marboeuf
Production : Khiasma in collaboration with Archive Kabinett (Berlin) & Spectre Productions
« Black Lens » is an associated programme of Cinéma du Réel Film Festival at Centre Pompidou.
With the support of the PERSPEKTIVE fund for contemporary art and architecture (an initiative of the Institut français’s Bureau des arts plastiques, supported by the French Ministry of Culture and the Goethe Institut) and Fluxus Art Projects.

[Fès • Maroc]

 

Dans un Maroc en pleine effervescence à différents niveaux, le paysage des villes change ainsi que le concept d’urbanité et l’appropriation des espaces publics par les individus connaît des mutations remarquables. Les « villes nouvelles » sont des espaces qui accueillent un mode de vie moderne. L’impact des circonstances historiques sur ces espaces ne peut pas être négligé. 

Table ronde : Diversité culturelle dans l’héritage architectural colonial 

00 : 00 : 00 — Mohammed Hamdouni, Introduction
00 : 06 : 18 — Carlos Perez Marin, L’architecture coloniale espagnole à Tetouan 
00 : 52 : 10 — Flore Grassiot, Présentation du projet des itinéraires de Ain Chock Casablanca et le projet Azemmour Memoire du Futur 

 

 

 

Enregistré par Takafes le 26 janvier 2018 à l'institut Cervantes.

[Les Lilas • France]

 

As part of an invitation from Université Paris 1 – Ecole des arts de la Sorbonne, l’Espace Khiasma had the pleasure of hosting the American anthropologue and theorist Elizabeth Povinelli, for an evening of discussion about recent films from the  Karrabing Film Collective.

Povinelli has been developing a collaboration with an indigenous community from North Australia, who have been at the root of her most ambitious research, for a number of years. Together with the Karrabing Film Collective, they have invented a unique and eccentric cinematographic space, playing skillfully with satire, foiling the officiel History and laws of the Australian state, so as to defend their identity and claim their rights and the power of their imagination.

 

Throughout the course of the evening, in which two films had been screened- Wutharr, Saltwater Dreams (2016, 28:53)  The Jealous One (2017, 29:17) and  the collective’s most recent opus, Night Time Go, will be evoked, Elizabeth Povinelli has been in conversation with Louis Henderson and Olivier Marboeuf discussing collective practices used in cinema, issues surrounding transmission and invention of new systems of Historical narrative based on the experiences and languages of minorities.

[Les Lilas • France]

 

Après son Lundi de Phantom en novembre 2017 où il présentait Aurora, son prochain film en cours d’écriture, nous avons eu le plaisir d’accueillir de nouveau de João Vieira Torres pour une carte blanche où il traversait ses productions photographiques et cinématographiques de ces dernières années dans le cadre de la clôture de son post-diplôme à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image. Ce programme où l’artiste questionnait et se jouait des crises de l’identité contemporaine se composait de deux films présentés le jeudi 18 janvier au MK2 Beaubourg dans le cadre des Séances Phantom, d’une exposition photographique, de projections et d’une performance à l’Espace Khiasma le vendredi 19 janvier.

Enregistré à l'espace Khiasma le 19 janvier 2018. Mixé par Esther Porylès.

Elizabeth Povinelli : « The Rise of Extimate Aesthetics »

[Paris • France]

 

The third lecture begins with the Fanon’s Wretched of the Earth—colonized, subaltern, black and brown, the Indigenous and others who make their way through the toxic spacings of radical risk, trudging between work that doesn’t pay and dwellings that cannot be inhabited, swamps that cannot be sustained or drained—in order to reexamine the concept of the cultic in aesthetic theory and the function of art in western philosophies of truth. Acting as a concluding discussion of politics and arts in the wake of the toxic earth, “The Rise of Extimate Aesthetics,” argues that what is needed is not a new account of art, aesthetics, and artists, but an accounting of how all three contribute to the maintenance and extension of an enchanted politics of toxic sovereignty and how new form extimate aesthetics may be emerging within and against it.

 

Elizabeth A. Povinelli is Franz Boas Professor of Anthropology and Gender Studies at Columbia University where she has also been the Director of the Institute for Research on Women and Gender and the Co-Director of the Centre for the Study of Law and Culture. She received her Ph.D. in Anthropology from Yale University in 1991. She is the author of numerous books and essays as well as a former editor of the academic journal Public Culture.

Conférence enregistré dans le cadre d'une série de rencontres avec Elizabeth Povinelli, organisé par Université Paris 1 – Ecole des arts de la Sorbonne. Enregistré le 20 mars 2018 au Reid Hall – Columbia Center à Paris.

[Les Lilas • France]

 

For her first Lundi de Phantom at Espace Khiasma, artist and cineaste Alex Reynolds, in conversation with the curator Anna Manubens, traced the paths that lead her to her most recent film pieces: Ver NieveEsta puerta and esta ventana… to the writing of her first feature-length film Eiqui Chegan Os Meus Amores. Together they discussed cinema as a space to inhabit, fiction as a strategy of power, story telling as a means of survival, the multiple negotiations of memory and the affects in the sharing of space. To sum up, the house will be a multi-bodied spoken story.

[Beirut • Lebanon]

 

Conceived as an active working session, Beirut Art Center became the setting for a dialogue between four agents of the engaged art scene, each of a different title and belonging to a unique institutional project built from scratch. This exchange of ideas offers simultaneously an introduction to these distinct art institutions and a preparation to their reinvention through dialogue, be they established from a collective or governmental effort as they nonetheless depend solely on private funding. It is often artists who have the impetus to provide platforms and public projects for a given local artistic scene though with the condition to pass the established network to professionals and to open the floor to different outsiders and generations.

 

Contributors: Marie Muracciole, directress of Beirut Art Center, Pooja Soud, directress de Khoj, Dehli, India; Mats Stjernstedt, former director of Kunstnernes Hus à Oslo, Norway, director de Malmo Kunsthalle, Lamia Joreige, artist et co-founder of Beirut Art Center.

Recording by Beirut Art Center.

Elizabeth Povinelli : « The Collapse of Political Concepts »

[Paris • France]

 

This second lecture begins with four axioms that emerge when politics enters the interstitial spacing among the whole earth, gaia, and autonomous worlds. The four axioms are: the extimacy of existence; the collapse of western distinctions and hierarchies of existence, most signi cantly that between Life and Nonlife, the biological and geological; the distribution of the effects of power and the power to affect a given terrain of existence; and the multiplicity and collapse of forms of the event. How does the straining of quasi-spaces and fuzzy things and of the efforts and forces of embankment of existence demand an accounting from western political concepts for their refusal to register their historical and current effects on the toxic earth?

 

Elisabeth Povinelli is professor in anthropology at Columbia University (New York). Her writing has focused on developing a critical theory of late liberalism that would support an anthropology of the otherwise. Informed primarily by the traditions of American pragmatism and continental immanent theory and grounded in the circulation of values, materialities, and socialities. This potential theory has unfolded primarily from within a sustained relationship with Indigenous colleagues in north Australia and across five books, numerous essays, and four films with the Karrabing Film Collective. Geontologies: A Requiem to Late Liberalism was the 2017 recipient of the Lionel Trilling Book Award. Karrabing films were awarded the 2015 Visible Award and the 2015 Cinema Nova Award Best Short Fiction Film, Melbourne International Film Festival and have shown internationally including in the Berlinale Forum Expanded, Sydney Biennale; MIFF, the Tate Modern, documenta-14, and the Contour Biennale.

Conférence enregistré dans le cadre d'une série de rencontres avec Elizabeth Povinelli, organisé par Université Paris 1 – Ecole des arts de la Sorbonne. Enregistré le 6 mars 2018 au Reid Hall – Columbia Center à Paris.

[Paris 18e • France]

Avec des sons provenant d’une large gamme de conventions musicales :
Boy bands des années 1990
Musique expérimentale, vocale et instrumentale
“Quiet Storm” R&B américain
Musique improvisée
Gospel noir-americain
Chansons pop écrites par des artistes conceptuels
.

Une conversation avec Steffani Jemison et Mike Ladd, artiste hip hop originaire de Boston.

L’artiste américaine Steffani Jemison articule des formes culturelles historiques et contemporaines –au travers le langage, l’image ou le mouvement. Principalement connue comme artiste vidéaste, elle travaille également dans l’univers du son et de la performance. Steffani Jemison travaille à l’intersection de la musique et du langage. Partitions, scripts et images reflètent des modes d’expression singuliers ou collectifs, des signes de parentés et de rutpures. Dans cette session acoustique, Jemison partagera des œuvres sonores rares et des enregistrements de ses performances, traversant une décennie, incluant “Promise Machine”, commissionné par le MoMA en 2015, “Mikrokosmos” commissionné par le festival “Steirischer herbst et la Neue Galerie Graz en 2016, et “Récitatif: Never saying anything at all” (2017), commissionné par Nottingham Contemporary en 2017.

 

[Paris 18e • France]

Avec des sons provenant d’une large gamme de conventions musicales :
Boy bands des années 1990
Musique expérimentale, vocale et instrumentale
“Quiet Storm” R&B américain
Musique improvisée
Gospel noir-americain
Chansons pop écrites par des artistes conceptuels
.

Une conversation avec Steffani Jemison et Mike Ladd, artiste hip hop originaire de Boston.

L’artiste américaine Steffani Jemison articule des formes culturelles historiques et contemporaines –au travers le langage, l’image ou le mouvement. Principalement connue comme artiste vidéaste, elle travaille également dans l’univers du son et de la performance. Steffani Jemison travaille à l’intersection de la musique et du langage. Partitions, scripts et images reflètent des modes d’expression singuliers ou collectifs, des signes de parentés et de rutpures. Dans cette session acoustique, Jemison partagera des œuvres sonores rares et des enregistrements de ses performances, traversant une décennie, incluant “Promise Machine”, commissionné par le MoMA en 2015, “Mikrokosmos” commissionné par le festival “Steirischer herbst et la Neue Galerie Graz en 2016, et “Récitatif: Never saying anything at all” (2017), commissionné par Nottingham Contemporary en 2017.

[Paris 18e • France]

Avec des sons provenant d’une large gamme de conventions musicales :
Boy bands des années 1990
Musique expérimentale, vocale et instrumentale
“Quiet Storm” R&B américain
Musique improvisée
Gospel noir-americain
Chansons pop écrites par des artistes conceptuels
.

Une conversation avec Steffani Jemison et Mike Ladd, artiste hip hop originaire de Boston.

L’artiste américaine Steffani Jemison articule des formes culturelles historiques et contemporaines –au travers le langage, l’image ou le mouvement. Principalement connue comme artiste vidéaste, elle travaille également dans l’univers du son et de la performance. Steffani Jemison travaille à l’intersection de la musique et du langage. Partitions, scripts et images reflètent des modes d’expression singuliers ou collectifs, des signes de parentés et de rutpures. Dans cette session acoustique, Jemison partagera des œuvres sonores rares et des enregistrements de ses performances, traversant une décennie, incluant “Promise Machine”, commissionné par le MoMA en 2015, “Mikrokosmos” commissionné par le festival “Steirischer herbst et la Neue Galerie Graz en 2016, et “Récitatif: Never saying anything at all” (2017), commissionné par Nottingham Contemporary en 2017.

[Paris • France]

 

Pivoted between Hannah Arendt’s The Human Condition and a group of mermaids in a recent Karrabing Film Collective work, “The Return of the World” begins a discussion of the toxic earth by distinguishing among a whole earth, gaia (gr. life; female progenitor of life), and autonomous worlds. How does toxicity give lie to all three? The term “return” in the lecture title might suggest something that was once part of western theory was left behind or lost but has now come back as if a prodigal son. But what is returning, what never left, and where? What if the mermaids never vanished with the assault of colonizing modern, nor returned because of rationality’s disenchantment? What if the mermaids have continued to move across the landscape even as the specificities of their journeys were altered by the toxic actions of colonialism, industrialism, and their value extractions? In other words, how do the imagines of the whole earth, autonomous worlds, and gaia cover over as much as they reveal about large segments of existence which were never enchanted or disenchanted rather, as the African American filmmaker, Charles Burnett, put it in relation to his film The Killer of Sheep, fighting to preserve and endure in a constantly altering terrain of toxic racism and settler colonialism

 

Elisabeth Povinelli is professor in anthropology at Columbia University (New York). Her writing has focused on developing a critical theory of late liberalism that would support an anthropology of the otherwise. Informed primarily by the traditions of American pragmatism and continental immanent theory and grounded in the circulation of values, materialities, and socialities. This potential theory has unfolded primarily from within a sustained relationship with Indigenous colleagues in north Australia and across five books, numerous essays, and four films with the Karrabing Film Collective. Geontologies: A Requiem to Late Liberalism was the 2017 recipient of the Lionel Trilling Book Award. Karrabing films were awarded the 2015 Visible Award and the 2015 Cinema Nova Award Best Short Fiction Film, Melbourne International Film Festival and have shown internationally including in the Berlinale Forum Expanded, Sydney Biennale; MIFF, the Tate Modern, documenta-14, and the Contour Biennale.

Conférence enregistré dans le cadre d'une série de rencontres avec Elizabeth Povinelli, organisé par Université Paris 1 – Ecole des arts de la Sorbonne. Enregistré le 6 mars 2018 à Paris 1 – Ecole des arts de la Sorbonne

AKIMBO : SEX IS. Art queer et activisme culturel à San Francisco, 1989-1991

 

Le collectif Boy with Arms Akimbo / Girl with Arms Akimbo, formé à San Francisco en 1989 en réaction à l’annulation de l’exposition de Robert Mapplethorpe à la Corcoran Gallery et dans le contexte meurtrier de l’épidémie du SIDA, a couvert pendant deux ans le paysage urbain de posters photocopiés questionnant les passants sur leurs représentations des sexualités. Reconnu.e.s à l’époque comme activistes culturels et invités en tant qu’artistes par l’institution (San Francisco Arts Commission Gallery, Berkeley Art Museum, Drawing Center New York), l’engagement politique du groupe s’est formalisé par des inventions plastiques marquantes qui s’inscrivaient dans l’appropriationnisme et la critique institutionnelle. Leur propos résolument pro-sexe, leur refus de nommer un.e porte-parole ou de sortir de l’anonymat jusqu’à aujourd’hui, leur volonté de conserver leurs inventions visuelles en copyleft afin de permettre au plus grand nombre de s’en saisir, en font un cas d’étude passionnant pour la définition d’un art queer qui valorise le collectif et l’élaboration de représentations diversifiées des corps et des sexualités.

 

Née en 1979, Isabelle Alfonsi est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de University College à Londres. Depuis novembre 2009, elle co-dirige Marcelle Alix, galerie d’art contemporain située à Belleville. En 2014-2015, elle élabore un cycle de conférences sur le genre et l’art à l’invitation du Crédac-centre d’art contemporain d’Ivry-sur-Seine. Une bourse de recherches du Centre National des Arts Plastiques lui permet de compléter ses recherches sur le groupe activiste Akimbo à San Francisco en 2016, en vue de la publication d’un ouvrage sur l’art contemporain queer (titre provisoire : Pour une esthétique de l’émancipation) à paraître aux éditions B42 en 2017.

Enregistré le 5 décembre 2016 à l'École du Louvre.

Passagers clandestins : Laura Huertas Millán : Voyage en la terre, autre­ment dite

[Paris • France]

 

Projection et dis­cus­sion avec l’artiste autour de son film.

 

Accompagnant les conquê­tes impé­ria­les, les récits de voya­ges d’explo­ra­tion natu­relle et eth­no­gra­phi­que par­ti­ci­pent à l’inven­tion des ter­ri­toi­res colo­ni­sés. La récur­rence de cer­tains tropes, une dra­ma­tur­gie pres­que géné­ra­li­sée qui laisse surgir ce monde nou­veau pour les Occidentaux, laisse per­ce­voir à quel point les atten­tes des voya­geurs impé­riaux façon­nent leur objet.

 

Voyage en la terre autre­ment dite se base sur un corpus large de ces récits d’explo­ra­tions et s’inter­roge sur la per­sis­tance des ima­gi­nai­res exo­ti­sants dans le cinéma contem­po­rain. Il est entiè­re­ment tourné dans le huis clos d’une serre équatoriale à Lille, cons­truite en 1970 par l’archi­tecte Jean-Pierre Secq. Tout comme il reve­nait aux « eth­no­lo­gues en fau­teuil » (arm­chair eth­no­lo­gists) de cano­ni­ser un savoir sur les terres colo­ni­sées et leurs habi­tant.e.s, l’ima­gi­naire des Amériques se com­pose ici au tra­vers de récits qui pré­fi­gu­rent le regard. Le film inves­tit cet ima­gi­naire et vient aus­si­tôt le dés­ta­bi­li­ser en intro­dui­sant des déca­la­ges, des camou­fla­ges et des irri­ta­tions, mineu­res et majeu­res.

 

Laura Huertas Millán (1983) est une artiste et réa­li­sa­trice franco-colom­bienne. Elle est diplô­mée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et du Fresnoy et détient un doc­to­rat d’art et de créa­tion por­tant sur les fic­tions eth­no­gra­phi­ques (ENS Ulm, Beaux-Arts de Paris). En 2014 elle a été cher­cheuse invi­tée au Sensory Ethnography Lab. Entre 2014 et 2017, elle a été cher­cheuse invi­tée au Film Study Center de la Harvard University. Ses films sont dif­fu­sés au cinéma et dans des ins­ti­tu­tions artis­ti­ques. Son der­nier film, Sol Negro (2016) a été récom­pensé au FIDMarseille (France), à Doclisboa (Portugal) et au Fronteira Film Festival (Brésil). Les tra­vaux de Laura Huertas Millán entre­la­cent les genres, mêlant docu­ments et dif­fé­ren­tes formes de fic­tion. Utilisant l’écriture comme une exten­sion de sa pra­ti­que ciné­ma­to­gra­phi­que, elle a récem­ment publié dans Spike Art Quarterly en col­la­bo­ra­tion avec Raimundas Malasauskas.

Passagers clan­des­tins — Teresa Castro : Le cinéma et quel­ques-unes de ses fables végé­ta­les (Discussion)

[Paris • France] 

 

Au cinéma, le végé­tal s’anime : les arbres dan­sent, les cham­pi­gnons fré­mis­sent et les fleurs tour­noient. Grâce à ses res­sour­ces expres­si­ves et à sa puis­sance fabu­la­trice, le cinéma – médium de la moder­nité et avatar de l’objec­ti­vité – devient ainsi, et para­doxa­le­ment, le divul­ga­teur de « l’âme végé­tale », bou­le­ver­sant les fron­tiè­res du vivant et engen­drant des inten­tion­na­li­tés plus ou moins sur­pre­nan­tes. En par­tant de quel­ques exem­ples très divers, du cinéma scien­ti­fi­que aux films de série B, cette pré­sen­ta­tion se pro­pose d’explo­rer quel­ques-unes des fables végé­ta­les fabri­quées par le cinéma, en met­tant l’accent sur la façon dont celles-ci asso­cient par­fois le végé­tal et le fémi­nin.

 

Teresa Castro est Maître de confé­ren­ces en études ciné­ma­to­gra­phi­ques et audio­vi­suel­les à l’uni­ver­sité Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Ancienne cher­cheuse post-doc­to­rante au musée du quai Branly et au Max Planck Institute for the History of Science de Berlin, elle a publié La pensée car­to­gra­phi­que des images. Cinéma et culture visuelle (2011) et codi­rigé avec Maria do Carmo Piçarra (Re)ima­gi­ning African Independence : Film, Visual Arts and the Fall of the Portuguese Empire (2017). Sa recher­che actuelle porte sur les liens entre cinéma et ani­misme.

Passagers clan­des­tins — Teresa Castro : Le cinéma et quel­ques-unes de ses fables végé­ta­les

[Paris • France] 

 

Au cinéma, le végé­tal s’anime : les arbres dan­sent, les cham­pi­gnons fré­mis­sent et les fleurs tour­noient. Grâce à ses res­sour­ces expres­si­ves et à sa puis­sance fabu­la­trice, le cinéma – médium de la moder­nité et avatar de l’objec­ti­vité – devient ainsi, et para­doxa­le­ment, le divul­ga­teur de « l’âme végé­tale », bou­le­ver­sant les fron­tiè­res du vivant et engen­drant des inten­tion­na­li­tés plus ou moins sur­pre­nan­tes. En par­tant de quel­ques exem­ples très divers, du cinéma scien­ti­fi­que aux films de série B, cette pré­sen­ta­tion se pro­pose d’explo­rer quel­ques-unes des fables végé­ta­les fabri­quées par le cinéma, en met­tant l’accent sur la façon dont celles-ci asso­cient par­fois le végé­tal et le fémi­nin.

 

Teresa Castro est Maître de confé­ren­ces en études ciné­ma­to­gra­phi­ques et audio­vi­suel­les à l’uni­ver­sité Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Ancienne cher­cheuse post-doc­to­rante au musée du quai Branly et au Max Planck Institute for the History of Science de Berlin, elle a publié La pensée car­to­gra­phi­que des images. Cinéma et culture visuelle (2011) et codi­rigé avec Maria do Carmo Piçarra (Re)ima­gi­ning African Independence : Film, Visual Arts and the Fall of the Portuguese Empire (2017). Sa recher­che actuelle porte sur les liens entre cinéma et ani­misme.

[Paris • France]

 

À l’époque où la bota­ni­que fai­sait partie inté­grante des explo­ra­tions trans­at­lan­ti­ques, la jeune pay­sanne et her­bo­riste Jeanne Baret se tra­ves­tis­sait en valet de son maitre et amant, le bota­niste Philibert Commerson, et embar­quait à bord de L’Étoile, l’un des navi­res de l’expé­di­tion de Bougainville (1766-1769). Voyageuse impé­riale, ce per­son­nage clé de l’expo­si­tion de Candice Lin, A Hard White Body (Un corps blanc exquis), occupe une place trou­ble et ambi­guë : par son voyage, elle reven­di­quait la pos­si­bi­lité d’un hori­zon de vie alors défendu aux femmes. Cependant, elle contri­buait par là à l’entre­prise impé­riale de conquête du monde ainsi qu’à la colo­ni­sa­tion du savoir par la clas­si­fi­ca­tion des plan­tes qu’elle col­lec­tait dans les Amériques et les îles de l’océan Indien.

 

L’acti­vité de Baret amène au cœur de la connexion entre plan­tes et empire, entre projet occi­den­tal et mas­cu­lin de domi­na­tion et résis­tan­ces rusées, mul­ti­ples et pra­ti­ques. Établissant des connexions trans­at­lan­ti­ques, les voya­ges d’explo­ra­tions ne se résu­maient jamais à des cir­cu­la­tions à sens unique. Au contraire, parmi les pas­sa­gers clan­des­tins se trou­vent outre les humains voya­geant en cachette, ou sous cou­vert d’une iden­tité emprun­tée, des grai­nes, des semen­ces, des bac­té­ries et virus, des plan­tes et ani­maux qui se dis­sé­mi­nent de part et d’autres de l’océan. Puissances indomp­ta­bles, ces corps sans pas­se­ports ni fiche d’inven­taire débor­dent la volonté de mai­trise, se par­sè­ment, s’incrus­tent et se démul­ti­plient en inte­rac­tion avec leurs terres d’accueil.

[Noisy-le-Sec • France]

 

A talk by Marie Canet, curator and art critic, with the artists Jean-Charles de Quillacq and Brice Dellsperger.

 

Between them, they articulate the question of the double corporals in the work of the two artists Jean-Charles de Quillacq and Brice Dellsperger and their echoes in cinematographic sources which accompany them. The double in the representation also raises the question of repetition and similarity as places of looping and familiarity.

Enregistrement réalisé le 3 février 2018 dans le cadre de l'exposition « La langue de ma bouche » au sein de la saison « Une maison de poussière, une maison de pierre, une maison de… » au centre d'art la Galerie de Noisy-le-Sec.

[Les Lilas • France]

 

Près de 5 ans se sont écoulés depuis la première conversation publique d’Ismaïl Bahri à Khiasma. Des moments de partage de ses expériences, de ses doutes et tâtonnements, les premières versions de certaines pièces importantes; d’autres qui ne verront finalement jamais le jour. Tous ces instants fragiles ont contribué à faire des Lundis de Phantom un programme particulier. Depuis, le travail d’Ismaïl s’est déployé et a donné lieu à des expositions de la Biennale de Sharjah au Jeu de Paume entre autres pendant que le film Foyer, né de l’exposition « sommeils » à Khiasma faisait le tour du monde et récoltait de nombreux prix. Ce fût donc un plaisir particulier d’accueillir de nouveau Ismaïl Bahri en ouverture de la nouvelle année des Lundis de Phantom. Une nouvelle histoire commença, un fil de conversations jamais interrompu se poursuivit en prenant comme point de départ les possibilités d’une tempête.

 

« J’imagine une main immobile dans la tempête. De la poussière, de la brume, de la bruine. Une main qui résiste dans le vent. Le geste dont tu parles, ça suppose une main quand même… On aimerait que les éléments et phénomènes météos dessinent le geste par eux-mêmes. La main pourrait être le motif, mais le geste appartiendrait au milieu. »

Extrait d’une réponse de Simon Quéheillard à Ismaïl Bahri à propos d’un préparatif d’expériences dont ce Lundi de Phantom donnera à entrevoir les premiers développements.

Lundi de Phantom n°31 : Ismaïl Bahri (discussion)

[Les Lilas • France]

 

Près de 5 ans se sont écoulés depuis la première conversation publique d’Ismaïl Bahri à Khiasma. Des moments de partage de ses expériences, de ses doutes et tâtonnements, les premières versions de certaines pièces importantes; d’autres qui ne verront finalement jamais le jour. Tous ces instants fragiles ont contribué à faire des Lundis de Phantom un programme particulier. Depuis, le travail d’Ismaïl s’est déployé et a donné lieu à des expositions de la Biennale de Sharjah au Jeu de Paume entre autres pendant que le film Foyer, né de l’exposition « sommeils » à Khiasma faisait le tour du monde et récoltait de nombreux prix. Ce fût donc un plaisir particulier d’accueillir de nouveau Ismaïl Bahri en ouverture de la nouvelle année des Lundis de Phantom. Une nouvelle histoire commença, un fil de conversations jamais interrompu se poursuivit en prenant comme point de départ les possibilités d’une tempête.

 

« J’imagine une main immobile dans la tempête. De la poussière, de la brume, de la bruine. Une main qui résiste dans le vent. Le geste dont tu parles, ça suppose une main quand même… On aimerait que les éléments et phénomènes météos dessinent le geste par eux-mêmes. La main pourrait être le motif, mais le geste appartiendrait au milieu. »

Extrait d’une réponse de Simon Quéheillard à Ismaïl Bahri à propos d’un préparatif d’expériences dont ce Lundi de Phantom donnera à entrevoir les premiers développements.

Un nouveau courant d’étude des représentations sexuelles – les porn studies – émerge dans les années 1980 entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, sur les cendres encore chaudes des sex wars qui opposent mouvements anti-pornographie et mouvements anti-censure. Du nu artistique au spam porno, les porn studies prennent à bras-le-corps toutes les formes de représentation sexuelle, sans distinction moraliste ou élitiste. Sans se limiter à l’objet culturel « pornographie », elles renouvellent plus largement les approches féministes des dimensions sexuelles de la culture populaire, des technologies de communication et des industries culturelles et créatives. Nous reviendrons d’abord sur deux moments fondateurs des porn studies : la photographie de l’hystérie de Jean-Martin Charcot vue par Linda Williams et les photographies de nus noirs masculins de Robert Mapplethorpe vues par Kobena Mercer. La présentation de recherches contemporaines sur la pornographie en ligne nous permettra ensuite de comprendre comment les porn studies se déplacent aujourd’hui des enjeux de représentation vers les questions d’affect et de redistribution.

Directeur de l’ouvrage « Cultures pornographiques. Anthologie des porn studies » (Éditions Amsterdam, 2015), Florian Vörös enseigne la sociologie de la culture et de la communication et a réalisé une thèse sur les usages de la pornographie et les constructions de la masculinité à l’IRIS-EHESS.

Enregistré le 4 juin 2015 à l'École du Louvre.

[Paris • France]

 

A l’occasion du Black(s) to the Future – FESTIVAL #2, nous avons tenté d’explorer ce que peut bien vouloir dire, et sur quelle(s) base(s), aujourd’hui en France et à Paris, « faire communauté ». 

 

Génération née de l’utopie « BLACK BLANC BEUR », une figure et un espace se sont alors dessinés, celles du lascar et de la jungle. « Urbaine ou primaire, zone de rejet et fantastique canopée, la jungle est un espace à partir duquel le statut de l’homme et ses modes d’existences sont invariablement remis en cause : figure sauvage ou conquérante, migrant ou résident, avatar marginal… Le lascar serait lors de ceux qui ont traversé la mer pour n’échouer aujourd’hui qu’en un sens bruyamment péjoratif. Mais si nous lui redonnions la valeur de sa propre définition – soldat, mercenaire, matelot, tapageur… -, ne retrouverait-il pas la capacité d’évoluer et de façonner un domaine qui fut toujours et d’instinct, le sien ? »

avec : Nadia Yala Kisukidi, Olivier Marboeuf + Nadir Khanfour // blackstothefuture.com

[Les Lilas • France]

 

Pour le 30ème Lundi de Phantom, João Vieira Torres nous emmène sur les traces d’Aurora, sa grand-mère disparue, sage-femme et guérisseuse pendant plus de quarante ans dans le Sertão profond du Nordeste brésilien.

 

Hanté par des apparitions et des voix, son personnage, devenu lui-même un fantôme après son exil en Europe, décide de revenir dans cette région désertique où l’évangélisme gagne du terrain. Lors de ce parcours initiatique où il ne sait ce qu’il cherche, il fera de nombreuses rencontres et chacun souhaitera lui transmettre des histoires, souvent tragiques, de femmes disparues. Il devra transporter malgré lui ce terrible héritage jusqu’à une destination mystérieuse.

 

La figure d’Aurora planait déjà sur le précédent film de João Vieira Torres, « Les enfants fantômes ». Il poursuit avec « Aurora » une écriture qui glisse du documentaire à la fiction.

João Vieira Torres est né à Recife, Brésil, en 1981. Il vit et travaille depuis 2002 à Paris. Sa pratique inclut la photographie, le cinéma, l’art vidéo et la performance et s’intéresse à la difficulté à de trouver un ancrage, qu’il soit territorial, identitaire ou corporel.

[Paris • France ]

 

Graduating to Numbers

How can the use of financial tools lead to emancipation from public subsidies and private donations for small-scale organizations and network ? How can new forms of transparency and redistribution be obtained through the use of financial design ? 

 

Victoria Ivanova‘s presentation will focus on financial reorganization as a key battleground in fostering a more diverse and sustainable art ecology.

 

 

Enregistré à Kadist dans le cadre de l'exposition State (in) concepts par Victor Donati le 23 novembre 2017. Mixé par Victor Donati.

[Paris • France ]

 

Graduating to Numbers

How can the use of financial tools lead to emancipation from public subsidies and private donations for small-scale organizations and network ? How can new forms of transparency and redistribution be obtained through the use of financial design ? 

 

Vermeir & Heiremans work at the intersection of contemporary art and finance markets. The artists will present “Art House Index”,and discuss fragments of their film MASQUERADE, a narrative on trust and confidence. The film focuses on the financialisation of the artists’ house, which in their practice they have defined as an artwork. MASQUERADE is live-edited through the actual performance of the Art House Index, a financial tool that measures the value of the “art house.”

 

 

Enregistré à Kadist dans le cadre de l'exposition State (in) concepts par Victor Donati le 23 novembre 2017. Mixé par Victor Donati.

[Paris • France ]

 

Graduating to Numbers

How can the use of financial tools lead to emancipation from public subsidies and private donations for small-scale organizations and network ? How can new forms of transparency and redistribution be obtained through the use of financial design ? 

 

Part 1 

00 : 03 : 13 : Antonia Alampi and Iliana Fokianaki

Future Climates discusses its research program in Athens and introduces its next step towards constituting a core group for engineering a new small-scale nonprofit model to be adapted in places with weak infrastructures for arts and culture.

Presentation of short case studies 

W.A.G.E presents WAGENCY, a forthcoming initiative that will introduce new tools for self regulation into both the non-profit end for-profit sectors, in an effort to organize artists and institutions along with buyers and sellers of art, around a shared politics of labor.

GIULIA PALOMBA will present the Cultural Cooperative Network deriving from Future Climate’s first chapter, an international circuit designed to facilitate social and economic relations between cultural actors and provide them with a common mutual aid fund, as well as with complementary payment and credit tools for self-management, self employment, and economic autonomy. 

Enregistré à Kadist dans le cadre de l'exposition State (in) concepts par Victor Donati le 23 novembre 2017. Mixé par Victor Donati.

[Les Lilas • France]

 

Pour ce 29è Lundi de Phantom, le cinéaste Jérémy Gravayat présente son projet Atlas, enquête qu’il mène depuis cinq ans sur l’histoire et l’actualité des bidonvilles de Seine-Saint-Denis. Recueil de témoignages, recherches d’archives, publication d’un journal, activités militantes et tournage d’un film composent les diverses étapes de ce cheminement au long cours, en compagnie d’habitants.

 

Jérémy Gravayat réalise des films (documentaires, fictions) questionnant certaines réalités de l’exil contemporain et de l’histoire des quartiers populaires. Quotidien d’une réfugiée bosniaque, migrants de Sangatte et Calais, Palestiniens des territoires occupés, sans papiers et travailleurs immigrés de l’agglomération lyonnaise, habitants des bidonvilles.

 

Travaillant conjointement l’archive et le document, le documentaire et la fiction, l’histoire orale et la topographie, les trois films projetés au cours de cette soirée sont proposés comme des chapitres fragmentaires d’un long-métrage en cours de montage, qui sera finalisé en 2018.

Bathing in Contagious Liquids — Discussion autour du film « Maldito sea tu nombre, liber­tad »

[Paris • France]

 

[ Son en français et en anglais ]

 

17h30 Élisabeth Lebovici et Clara López Menéndez échangeront autour du film de Vladimir Ceballos, des « liqui­des pré­cieux » ana­ly­sés par Lebovici dans son récent ouvrage Ce que le sida m’a fait : art et acti­visme à la fin du XXe siècle (Paris, Les pres­ses du réel, 2017), et de la poro­sité, la fra­gi­lité et la rela­tion­na­lité des corps.

 

La confron­ta­tion entre le bloc capi­ta­liste et le bloc com­mu­niste a pris fin en 1989. Alors que Cuba, hau­te­ment dépen­dante du sou­tien sovié­ti­que, en a été for­te­ment dés­ta­bi­li­sée, le gou­ver­ne­ment de Fidel Castro a raf­fermi son insis­tance sur les valeurs socia­lis­tes telles que défi­nies par le parti. Celles-ci contras­taient avec les goûts musi­caux et esthé­ti­ques de jeunes cubain.es pas­sioné.es de rock appelé.es roquer@s, consi­déré.es par les auto­ri­tés comme por­tant l’indi­vi­dua­lisme et la disi­den­cia, et sévè­re­ment réprimé.es en consé­quence.

 

En réponse au har­cè­le­ment poli­cier envers cette sub­culture, plu­sieurs de ses mem­bres ont décidé de s’ino­cu­ler volon­tai­re­ment le VIH pour échapper au ser­vice mili­taire, au tra­vail forcé ou à l’empri­son­ne­ment. Ils et elles ont vécu leurs cour­tes vies dans les sana­to­riums créés par le gou­ver­ne­ment cubain pour conte­nir l’épidémie. Maldito sea tu nombre, liber­tad est un pré­cieux docu­ment attes­tant de ce phé­no­mène comme d’une réponse à la répres­sion poli­ti­que. Tourné en secret avec peu de moyens le temps d’un week-end dans la pro­vince cubaine de Pinar del Río en 1994, ce film pré­sente une des quel­ques rares traces de cette tra­gé­die sociale com­plexe.

Bathing in Contagious Liquids — Intro du film « Maldito sea tu nombre, liber­tad »

[Paris • France]

 

[ Son en français et en anglais ]

 

16h30 Projection de Maldito sea tu nombre, liber­tad de Vladimir Ceballos, USA, 1994, espa­gnol sous-titré anglais, 61’

 

La confron­ta­tion entre le bloc capi­ta­liste et le bloc com­mu­niste a pris fin en 1989. Alors que Cuba, hau­te­ment dépen­dante du sou­tien sovié­ti­que, en a été for­te­ment dés­ta­bi­li­sée, le gou­ver­ne­ment de Fidel Castro a raf­fermi son insis­tance sur les valeurs socia­lis­tes telles que défi­nies par le parti. Celles-ci contras­taient avec les goûts musi­caux et esthé­ti­ques de jeunes cubain.es pas­sioné.es de rock appelé.es roquer@s, consi­déré.es par les auto­ri­tés comme por­tant l’indi­vi­dua­lisme et la disi­den­cia, et sévè­re­ment réprimé.es en consé­quence.

 

En réponse au har­cè­le­ment poli­cier envers cette sub­culture, plu­sieurs de ses mem­bres ont décidé de s’ino­cu­ler volon­tai­re­ment le VIH pour échapper au ser­vice mili­taire, au tra­vail forcé ou à l’empri­son­ne­ment. Ils et elles ont vécu leurs cour­tes vies dans les sana­to­riums créés par le gou­ver­ne­ment cubain pour conte­nir l’épidémie. Maldito sea tu nombre, liber­tad est un pré­cieux docu­ment attes­tant de ce phé­no­mène comme d’une réponse à la répres­sion poli­ti­que. Tourné en secret avec peu de moyens le temps d’un week-end dans la pro­vince cubaine de Pinar del Río en 1994, ce film pré­sente une des quel­ques rares traces de cette tra­gé­die sociale com­plexe.

[Paris • France]

 

[ Son en français et en anglais ]

 

15h30 Introduction et mot de bien­ve­nue par Lotte Arndt et Lucas Morin (com­mis­sai­res de l’expo­si­tion)

 

Dans l’expo­si­tion de Candice Lin, des liqui­des en cir­cu­la­tion lient corps animés et ina­ni­més, fai­sant réson­ner des récits dis­tants en appa­rence. L’océan Atlantique, pré­sent à tra­vers les his­toi­res déve­lop­pées dans l’expo­si­tion, contient la mémoire des afri­cain.e.s escla­va­gisé.e.s jeté.e.s par dessus bord par les négriers, vou­lant ainsi tou­cher des primes d’assu­rance. C’est ce même océan que l’écrivain James Baldwin a tra­versé pour s’éloigner pen­dant des années du racisme sys­té­mi­que pré­va­lant aux Etats-Unis et le dénon­cer en se concen­trant sur l’écriture.

Les liqui­des cons­ti­tuent les corps et en brouillent les limi­tes. Dans l’espace d’expo­si­tion, un mélange de pisse dis­til­lée, d’eau de la Seine et de plan­tes infu­sées est pompé vers un sys­tème de bru­mi­sa­tion qui main­tient une cham­bre en por­ce­laine non-cuite dans un état d’humi­dité. L’air moite et odo­rant pro­duit par ce sys­tème emplit la pièce et met en jeu tous les corps pré­sents, indif­fé­rem­ment de leur statut d’ani­méité.

 

Les tra­vaux des inter­ve­nan­tes invi­tées por­tent sur les liqui­des et leurs usages artis­ti­ques, en par­ti­cu­lier l’impact de l’épidémie de sida, ainsi que les pra­ti­ques queer et fémi­nis­tes dans le champ de l’art et au-delà.

Résidences pré­cai­res (Precarious Homes) — Discussion autourdu film « Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) »

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

17h30 Discussion autour du film « Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) » d’Aykan Safoğlu, TUR/GER 2013, turc sous-titré anglais, 24 min

 

Dans cet essai fil­mo­gra­phi­que dense, Aykan Safoğlu entre­mêle des éléments du récit datant de l’époque où James Baldwin résida en Turquie avec des éléments auto­bio­gra­phi­ques. Entre 1961 et 1971, l’écrivain Noir amé­ri­cain a passé une partie impor­tante de son temps en Turquie, lui offrant l’espace néces­saire pour se consa­crer à l’écriture. Bien qu’il fut cha­leu­reu­se­ment accueilli par ses amis turcs, par la com­mu­nauté d’artis­tes et d’écrivain.e.s, il fit également l’expé­rience du racisme et fut sévè­re­ment battu durant son séjour. Comme le sug­gère Magdalena J. Zaborowska dans son étude des liens tissés par Baldwin en Turquie, ses séjours lui ont permis de « se réin­ven­ter en tant qu’écrivain Noir et queer et de reconsi­dé­rer sa concep­tion de l’iden­tité amé­ri­cain et des rela­tions racia­les états-unien­nes alors que les années 60 tou­chaient à leur fin. » Safoğlu lui même gran­dit à Istanbul dans les années 1980 et 1990. À l’âge adulte, il quitta la Turquie pour Berlin, ville qui lui pro­cura davan­tage de pos­si­bi­li­tés pour com­bler ses aspi­ra­tions d’artiste queer, mais fut exposé à la pré­ca­rité des permis de rési­dence de courte durée et au racisme en Allemagne.

 

À partir d’archi­ves, le réa­li­sa­teur entre­lace les évolutions artis­ti­ques de Baldwin, des repré­sen­ta­tions de l’écrivain par des artis­tes (parmi les­quel­les l’un des célè­bres tableaux de Beauford Delaney, et une pho­to­gra­phie de Sedat Pakay), et des traces de son enfance et de son ado­les­cence. Des stra­té­gies de résis­tance face au racisme et à l’homo­pho­bie sont pré­sen­tes dans ce récit. Alors que Safoğlu pointe l’attrait pour la blan­cheur et la blon­deur pré­sent dans la culture popu­laire turque et amé­ri­caine des années 1990 ; il prend cons­cience du conflit qui existe entre ses pro­pres désirs sexuels et les repré­sen­ta­tions hété­ro­nor­ma­ti­ves. Sur son statif de repro­duc­tion, Safoğlu initie un dia­lo­gue trans­his­to­ri­que avec Baldwin per­met­tant de faire réson­ner les choix et les expé­rien­ces de l’écrivain avec les siens.

 

Récompensé au Festival International du Court-Métrage de Oberhausen en 2013. Le film pro­jeté a été sélec­tionné par Clara López Menéndez.

Résidences pré­cai­res (Precarious Homes) — Introduction du film Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips)

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

17h00 Projection de Kirik Beyaz Laleler (Off-White Tulips) d’Aykan Safoğlu, TUR/GER 2013, turc sous-titré anglais, 24 min

 

Dans cet essai fil­mo­gra­phi­que dense, Aykan Safoğlu entre­mêle des éléments du récit datant de l’époque où James Baldwin résida en Turquie avec des éléments auto­bio­gra­phi­ques. Entre 1961 et 1971, l’écrivain Noir amé­ri­cain a passé une partie impor­tante de son temps en Turquie, lui offrant l’espace néces­saire pour se consa­crer à l’écriture. Bien qu’il fut cha­leu­reu­se­ment accueilli par ses amis turcs, par la com­mu­nauté d’artis­tes et d’écrivain.e.s, il fit également l’expé­rience du racisme et fut sévè­re­ment battu durant son séjour. Comme le sug­gère Magdalena J. Zaborowska dans son étude des liens tissés par Baldwin en Turquie, ses séjours lui ont permis de « se réin­ven­ter en tant qu’écrivain Noir et queer et de reconsi­dé­rer sa concep­tion de l’iden­tité amé­ri­cain et des rela­tions racia­les états-unien­nes alors que les années 60 tou­chaient à leur fin. » Safoğlu lui même gran­dit à Istanbul dans les années 1980 et 1990. À l’âge adulte, il quitta la Turquie pour Berlin, ville qui lui pro­cura davan­tage de pos­si­bi­li­tés pour com­bler ses aspi­ra­tions d’artiste queer, mais fut exposé à la pré­ca­rité des permis de rési­dence de courte durée et au racisme en Allemagne.

 

À partir d’archi­ves, le réa­li­sa­teur entre­lace les évolutions artis­ti­ques de Baldwin, des repré­sen­ta­tions de l’écrivain par des artis­tes (parmi les­quel­les l’un des célè­bres tableaux de Beauford Delaney, et une pho­to­gra­phie de Sedat Pakay), et des traces de son enfance et de son ado­les­cence. Des stra­té­gies de résis­tance face au racisme et à l’homo­pho­bie sont pré­sen­tes dans ce récit. Alors que Safoğlu pointe l’attrait pour la blan­cheur et la blon­deur pré­sent dans la culture popu­laire turque et amé­ri­caine des années 1990 ; il prend cons­cience du conflit qui existe entre ses pro­pres désirs sexuels et les repré­sen­ta­tions hété­ro­nor­ma­ti­ves. Sur son statif de repro­duc­tion, Safoğlu initie un dia­lo­gue trans­his­to­ri­que avec Baldwin per­met­tant de faire réson­ner les choix et les expé­rien­ces de l’écrivain avec les siens.

 

Récompensé au Festival International du Court-Métrage de Oberhausen en 2013. Le film pro­jeté a été sélec­tionné par Clara López Menéndez.

Résidences pré­cai­res (Precarious Homes) — Squatting Giovanni’s Room (Squatter la Chambre de Giovanni) — Discussion

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

16h30 Discussion autour de la conférence performative « Squatting Giovanni’s Room (Squatter la Chambre de Giovanni) » par Jamika Ajalon

 

Cette confé­rence per­for­ma­tive se concen­tre sur les com­plexi­tés de l’alté­rité telle que décrite dans les textes de Baldwin. Elle se basera sur ses œuvres Notes of a Native Son, Another Country, et Giovanni’s Room (La Chambre de Giovanni). Les frag­ments issus de ces textes s’entre­mê­le­ront à une auto­bio-mytho­gra­phie : Baldwin ne m’a pas sim­ple­ment ras­su­rée à une période où je me sen­tais alié­née ; il m’a également poussé à regar­der les choses avec un œil « futu­riste », par-delà les concep­tions essen­tia­li­sées de l’iden­tité.

 

Alors que le dis­cours hégé­mo­ni­que blanc pro­po­sait une pola­ri­sa­tion sim­pli­fiée du « blanc vs noir » et que les codes en usage dans une large partie de la rhé­to­ri­que afro­cen­trée excluait les expé­rien­ces queer et alter­na­ti­ves des per­son­nes raci­sées, les récits de Baldwin aux mul­ti­ples facet­tes arti­cu­laient géné­reu­se­ment les com­plexi­tés des iden­ti­tés inter­sub­jec­ti­ves. Elles ont fourni un refuge pré­caire pour l’expé­rience dia­spo­ri­que qui était la mienne, celle d’une fémi­niste Noire amé­ri­caine qui a vécu et tra­vaillé en Europe depuis pres­que 20 années.

 

Cette anti-confé­rence audio-visuelle rési­de dans un espace inter­mé­diaire tou­jours en mou­ve­ment, ali­menté de sons, d’apar­tés phi­lo­so­phi­ques, de vidéos, de prose et de poésie, le tout abordé à tra­vers un prisme afro-futu­riste.

Résidences pré­cai­res (Precarious Homes) — Squatting Giovanni’s Room (Squatter la Chambre de Giovanni)

[Paris • France]

 

[ Son en anglais ]

 

16h00 Squatting Giovanni’s Room (Squatter la Chambre de Giovanni) par Jamika Ajalon, une anti-confé­rence audio-visuelle

 

Cette confé­rence per­for­ma­tive se concen­trera sur les com­plexi­tés de l’alté­rité telle que décrite dans les textes de Baldwin. Elle se basera sur ses œuvres Notes of a Native Son, Another Country, et Giovanni’s Room (La Chambre de Giovanni). Les frag­ments issus de ces textes s’entre­mê­le­ront à une auto­bio-mytho­gra­phie : Baldwin ne m’a pas sim­ple­ment ras­su­rée à une période où je me sen­tais alié­née ; il m’a également poussé à regar­der les choses avec un œil « futu­riste », par-delà les concep­tions essen­tia­li­sées de l’iden­tité.

 

Alors que le dis­cours hégé­mo­ni­que blanc pro­po­sait une pola­ri­sa­tion sim­pli­fiée du « blanc vs noir » et que les codes en usage dans une large partie de la rhé­to­ri­que afro­cen­trée excluait les expé­rien­ces queer et alter­na­ti­ves des per­son­nes raci­sées, les récits de Baldwin aux mul­ti­ples facet­tes arti­cu­laient géné­reu­se­ment les com­plexi­tés des iden­ti­tés inter­sub­jec­ti­ves. Elles ont fourni un refuge pré­caire pour l’expé­rience dia­spo­ri­que qui était la mienne, celle d’une fémi­niste Noire amé­ri­caine qui a vécu et tra­vaillé en Europe depuis pres­que 20 années.

 

Cette anti-confé­rence audio-visuelle rési­dera dans un espace inter­mé­diaire tou­jours en mou­ve­ment, ali­menté de sons, d’apar­tés phi­lo­so­phi­ques, de vidéos, de prose et de poésie, le tout abordé à tra­vers un prisme afro-futu­riste.

Résidences pré­cai­res (Precarious Homes) — A reading from James Baldwin's Giovanni's Room

[Paris • France]

 

[Son en anglais]

 

La décla­ra­tion de James Baldwin selon laquelle il ne se sen­tait chez lui que là où il était étranger atteste de son expé­rience pro­lon­gée de non-appar­te­nance. Ses dépla­ce­ments fré­quents en dehors des Etats-Unis, ses exils et ses voya­ges appa­rais­sent comme des stra­té­gies pré­cai­res pour échapper au racisme et à l’homo­pho­bie, sans jamais y par­ve­nir. Son désir de sta­bi­lité domes­ti­que, jamais plei­ne­ment assouvi, était inti­me­ment lié aux dis­cri­mi­na­tions racis­tes sys­té­mi­ques comme indi­vi­duel­les, et aux efforts inces­sants qu’il déploya pour lutter contre celles-ci.

Au-delà des États-Unis, les séjours étendus de l’écrivain à Paris, à Istanbul et à Saint-Paul-de-Vence for­mè­rent des étapes plus ou moins hos­pi­ta­liè­res, au cours des­quel­les des ami­tiés fortes se cons­ti­tuaient, le sou­la­geant momen­ta­né­ment de ses souf­fran­ces émotionnelles et socia­les, des contrain­tes col­lec­ti­ves et indi­vi­duel­les.

 

Dans les écrits de Baldwin, le foyer est décrit comme le résul­tat pré­cieux et pré­caire d’un enga­ge­ment émotionnel auda­cieux, défiant les normes, et moquant les caté­go­ries et les tabous raciaux et sexuels. Un don de soi qu’il décrit dans La Chambre de Giovanni comme « la puan­teur de l’amour ». Les ras­sem­ble­ments noc­tur­nes débor­dants qui avaient lieu sur la ter­rasse de sa maison en Provence ont ins­pi­rés The Welcome Table, l’un de ses der­niers textes, laissé ina­chevé. Aujourd’hui menacé par la cons­truc­tion d’appar­te­ments de luxe, l’endroit abri­tait une com­mu­nauté cons­ti­tuée par des pro­ches et des inconnu.e.s deve­nant ami.e.s, pas­sant leurs nuits à dis­cu­ter, à se confron­ter, à se réconci­lier en pre­nant soin les un.e.s des autres.

 

Les artis­tes par­ti­ci­pant à cet événement public ont choisi de se rap­por­ter à Baldwin à partir d’affi­ni­tés électives, de faire réson­ner leurs tra­jec­toi­res dia­spo­ri­ques avec les erran­ces qui jalon­nè­rent la vie de l’écrivain, et de négo­cier les fron­tiè­res per­pé­tuel­le­ment chan­gean­tes des attri­bu­tions racia­les et des désirs sexuels.

[Paris • France]

 

[Son en anglais]

15h45 Accueil et intro­duc­tion avec Lotte Arndt, Lucas Morin (com­mis­sai­res de l’expo­si­tion) et Regina Barunke (Temporary Gallery, Cologne)

 

La décla­ra­tion de James Baldwin selon laquelle il ne se sen­tait chez lui que là où il était étranger atteste de son expé­rience pro­lon­gée de non-appar­te­nance. Ses dépla­ce­ments fré­quents en dehors des Etats-Unis, ses exils et ses voya­ges appa­rais­sent comme des stra­té­gies pré­cai­res pour échapper au racisme et à l’homo­pho­bie, sans jamais y par­ve­nir. Son désir de sta­bi­lité domes­ti­que, jamais plei­ne­ment assouvi, était inti­me­ment lié aux dis­cri­mi­na­tions racis­tes sys­té­mi­ques comme indi­vi­duel­les, et aux efforts inces­sants qu’il déploya pour lutter contre celles-ci.

Au-delà des États-Unis, les séjours étendus de l’écrivain à Paris, à Istanbul et à Saint-Paul-de-Vence for­mè­rent des étapes plus ou moins hos­pi­ta­liè­res, au cours des­quel­les des ami­tiés fortes se cons­ti­tuaient, le sou­la­geant momen­ta­né­ment de ses souf­fran­ces émotionnelles et socia­les, des contrain­tes col­lec­ti­ves et indi­vi­duel­les.

 

Dans les écrits de Baldwin, le foyer est décrit comme le résul­tat pré­cieux et pré­caire d’un enga­ge­ment émotionnel auda­cieux, défiant les normes, et moquant les caté­go­ries et les tabous raciaux et sexuels. Un don de soi qu’il décrit dans La Chambre de Giovanni comme « la puan­teur de l’amour ». Les ras­sem­ble­ments noc­tur­nes débor­dants qui avaient lieu sur la ter­rasse de sa maison en Provence ont ins­pi­rés The Welcome Table, l’un de ses der­niers textes, laissé ina­chevé. Aujourd’hui menacé par la cons­truc­tion d’appar­te­ments de luxe, l’endroit abri­tait une com­mu­nauté cons­ti­tuée par des pro­ches et des inconnu.e.s deve­nant ami.e.s, pas­sant leurs nuits à dis­cu­ter, à se confron­ter, à se réconci­lier en pre­nant soin les un.e.s des autres.

 

Les artis­tes par­ti­ci­pant à cet événement public ont choisi de se rap­por­ter à Baldwin à partir d’affi­ni­tés électives, de faire réson­ner leurs tra­jec­toi­res dia­spo­ri­ques avec les erran­ces qui jalon­nè­rent la vie de l’écrivain, et de négo­cier les fron­tiè­res per­pé­tuel­le­ment chan­gean­tes des attri­bu­tions racia­les et des désirs sexuels.

La pédagogie institutionnelle dans le contexte artistique 2/2

[Noisy-le-sec • France]

 

Quels sont les usages sociaux de l’art ? En quoi la pédagogie institutionnelle peut-elle trouver des échos dans le champ artistique et dans la médiation au sens large ? Quels rôles pour les centres d’art dans les champs politique et social ? L’exposition est-elle un médium pertinent pour travailler avec les publics à l’échelle locale ? Comment rendre compte d’une expérience sans la trahir à travers sa restitution ? Avec qui et comment partager ces expériences au long cours ? Comment les centres d’art travaillent-ils avec des communautés spécifiques sur leurs territoires ?

 

Une discussion avec Avec l’artiste Achim Lengerer, Janine Halka et Suza Husse (District, Berlin), Anna Manubens (CAPC, Bordeaux), la curatrice Vanessa Desclaux, Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), l’artiste Hélène Deléan et l’équipe de La Galerie.

Enregistré le 29 septembre par Simon Marini à la Galerie. Mixé par Victor Donati.

[Noisy-le-sec • France]

 

Quels sont les usages sociaux de l’art ? En quoi la pédagogie institutionnelle peut-elle trouver des échos dans le champ artistique et dans la médiation au sens large ? Quels rôles pour les centres d’art dans les champs politique et social ? L’exposition est-elle un médium pertinent pour travailler avec les publics à l’échelle locale ? Comment rendre compte d’une expérience sans la trahir à travers sa restitution ? Avec qui et comment partager ces expériences au long cours ? Comment les centres d’art travaillent-ils avec des communautés spécifiques sur leurs territoires ?

 

Une discussion avec Avec l’artiste Achim Lengerer, Janine Halka et Suza Husse (District, Berlin), Anna Manubens (CAPC, Bordeaux), la curatrice Vanessa Desclaux, Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), l’artiste Hélène Deléan et l’équipe de La Galerie.

Enregistré le 29 septembre par Simon Marini à la Galerie. Mixé par Victor Donati.

[Les Lilas • France]

 

Le projet Répertoires animés mené en collaboration avec le Mundaneum de Mons se confronte en particulier à l’archive et au document comme matières premières d’une recherche autour du réagencement performatif de l’image et de la mémoire. Cela fait un certain temps que le projet visionnaire du Mundaneum de Paul Otlet – bibliographe et collectionneur visionnaire du 20e siècle – a été réinscrit dans l’histoire comme antécédent d’internet, réinvesti du titre de « google ante-litteram ». Cependant, la vision d’un centre de documentation universel éducatif et social, accessible à tous sans élitisme intellectuel, technologique ou social, capable de tisser des liens évolutifs, toujours en voie de construction, entre des ressources hétérogènes, constituant ainsi « un véritable cerveau mécanique et collectif », nous semble préconiser et ouvrir des possibles bien plus larges et prometteurs que la simple préfiguration d’un moteur de recherche et de son quasi-monopole de l’internet aujourd’hui.

 

Du 6 au 10 novembre, l’ARG a été en résidence à Khiasma et a travaillé une proposition d’installation dans l’espace de ses recherches, sous la forme d’une « constellation mouvante » de différents éléments, dont l’agencement et la dramaturgie ont évolué jour après jour : performances et projections de films de certains des membres et d’auteurs invités ; exposition de traces du projet Répertoires animés et création sur place de nouveaux processus de travail ; conversations avec des intervenants extérieurs ; etc. Cette est la restitution de cette résidence.

L'enregistrement a été réalisé le 10 novembre à l'espace Khiasma part Esther Porylès. Le mixage a était réalisé par Victor Donati.

La représentation du corps en environnement virtuel

[Antibes • France]

 

Philippe Fuchs ( Réalité virtuelle, école des Mines) aborde le bouleversement progressif qui est en train de se produire avec les systèmes immersifs et interactifs émergents, provenant des techniques de réalité virtuelle. Celle-ci est un nouvel outil performant dans le domaine de la Santé, proposant depuis au moins dix ans des thérapies virtuelles en psychiatrie ou en rééducation fonctionnelle ou sensorimotrice. Inversement, elle va être progressivement exploitée par tout public pour des applications ludiques ou artistiques, en ayant un impact sur la représentation du corps, différente de celle en environnement réel. En particulier, ce domaine donne une importance à la proprioception et génère des incohérences sensorimotrices, certaines perturbantes. Des éventuels impacts sanitaires doivent être connus par tout praticien.

 

Philippe Fuchs est professeur de Réalité Virtuelle à Mines ParisTech. Il est un des acteurs majeurs du domaine de la réalité virtuelle en France. En particulier, il est l’auteur principal et le directeur de l’ouvrage collectif « Traité de la réalité virtuelle » avec 101 auteurs. Il vient de publier (mai 2016) un livre sur « Les casques de réalité virtuelle et de jeux vidéo » (www.pressesdesmines.com). Il fut président de l’Association Française de la Réalité Virtuelle (www.af-rv.fr).

En plus de son travail de recherche depuis plus de 25 ans dans le domaine, P. Fuchs nous sensibilise aussi à la dimension phénoménologique de l’expérience vécue. Et la question de notre corporéité, il ne l’expérimente pas seulement sous l’angle de la réalité virtuelle. Ultramarathonien ayant notamment parcouru Paris-Athènes (lors des J.O.) puis Paris-Pekin 4 ans plus tard, il a cultivé au fil de ses expériences une réflexion qui fait écho à « l’être au monde » de Merleau-Ponty.

 

Enregistrement lors des journées annuelles de psychomotricité, qui se sont déroulées à Antibes en octobre 2017.

 

Voir aussi le webdoc animé de Laurent Bonnotte, Grandir à l’ère du virtuel (ép. 7 des lendemains hybrides). Lien : https://vimeo.com/233097109

Enregistré lors des journées annuelles de psychomotricité, qui se sont déroulées à Antibes en octobre 2017

RêvA – De notre corps en Rêverie Augmentée

[Antibes • France]

 

A partir d’un exposé sur l’œuvre et son protocole d’expérimentation, Nathalie Delprat nous offre une exploration des liens entre matérialité virtuelle, conscience corporelle et imaginaire à travers ce dispositif interactif, qui permet d’expérimenter la transformation virtuelle du corps sous forme d’un nuage. L’impact cognitif et émotionnel d’une telle transformation est directement lié aux propriétés de la matière simulée et résulte d’illusions perceptives mais aussi de l’adhésion imaginative à l’image d’un corps nuageux. En tant que support de (re)médiation, l’immersion interactive RêvA peut aussi bien être vécue sous l’angle esthétique que sous celui des sciences médicales et humaines. Ce projet en évolution entrouvre les portes sur une clinique complexe qui interroge notre corporéité. La rêverie selon Gaston Bachelard s’est glissée dans la brume algorithmique.

 

Nathalie Delprat effectue ses recherches au LIMSI-CNRS à Orsay où elle est responsable de la thématique transverse VIDA (Virtualité Interaction, Design et Art). Particulièrement intéressée par l’approche recherche et création, son travail scientifique et artistique explore l’impact cognitif et la dimension poétique d’un changement virtuel de densité corporelle en celle d’un nuage grâce à l’installation interactive RêvA.

 

00:00:15 – Présentation du projet RêvA

00:05:05 – Présentation des protocoles d’expérimentation et aperçus de certains résultats

00:15:00 – La question du vécu émotionnel et de la conscience de soi

00:18:30 – La question de la rêverie

 

Enregistré lors des journées annuelles de psychomotricité, qui se sont déroulées à Antibes en octobre 2017

[Saint-Denis • France]

 

Politiques de la jeunesse

 

Modération : Daria Saburova

Abel Bedecarrax : le caractère politique et les enjeux stratégiques du mouvement étudiant et lycéen

Louise Poulain : écoles en lutte à são Paulo (Brésil, 2014-2016) : résistances et politisation de la jeunesse

 

[Saint-Denis • France]

 

Médias, la nouvelles trahison des clercs 

 

Modération : Ernest Moret

Aude Lancin : Journaliste (00:01:04)

Edwy Plenel : Co-fondateur de Mediapart (00:32:17)

Daniel Schneidermann : Fondateur d’Arrêt sur images (00:59:10)

 

 

Questions à partir de 01:23:06

[Saint-Denis • France]

 

Modération : Grégory Bekhtari

Timothée Nay : Un universel disputé comme espace d’une alliance anti-raciste ? Une expérience de lecture de C. L. R. James

Zacharias Zoubir : Les Damnés de l’angleterre ? L’actualité de la controverse entre robert miles et les premières cultural studies

Jules Crétois : Le concept d’idéologie implicite appliqué aux luttes migratoires françaises

[Saint-Denis • France]

 

Révolution : de Juin 1848 à Alep

 

Modération : Jean Batou

Francis Sitel : Que veut dire ce nom de révolution ?

Ziad Majed : Révolution arabe et question syrienne

Michèle Riot-Sarcey : l’oubli des révolutions, l’oubli des peuples

[Saint-Denis • France]

 

« Santé mentale » : de l’institution à la cure

 

Modération : Matthieu Renault

Valentin Schaepelynck : Folie, aliénation et analyse institutionnelle

Matthieu Bellahsen : Émancipation falsifiée et pratiques alteratives dans le champ de la folie

Dario Firenze : Les damnés de la thérapie. Frantz Fanon, l’ethnopsychiatrie et les perspectives

décoloniales et émancipatrices du soin psychologique

[Les Lilas • France]

 

« Perdus qui aiment se perdre / belle épine / vaste foin ». En 2013 naît le collectif Jef Klak. Une envie forte et commune de se déplacer, d’aller chercher du politique là où on ne pensait pas en trouver. Visiter les anti-zones, explorer les mirages, les interstices et les zones grises. 

 

« Devenir commun / Faire fou / Hors des sentiers où l’on marche ». Jef Klak taille dans la matière du réel pour trouver prise, mêle poétique et politique, enquête et fiction. Jef Klak, c’est « Monsieur et Madame tout le monde » en flamand, c’est aussi un collectif, un site internet, une revue et un disque de créations sonores. Les textes, images et sons s’y frottent et s’y rencontrent au rythme de la comptine « Trois p’tits chats ».

 

Pour Relectures, le groupe sonore de Jef Klak propose de refaire le chemin en compagnie du public : Marabout , Bout d’ficelle, Selle de Ch’val et Ch’val de course. Une traversée des numéros de Jef Klak par le son, c’est l’occasion de revivre les questions posées, les fonctionnements tâtonnés, en faisant part des expérimentations, écueils et réflexions dans la fabrique du commun et la création en collectif.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma le 8 octobre 2017. Enregistrement et mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

« C’est une proposition que l’on fait pour la rencontre d’aujourd’hui, à Khiasma, ce 7 octobre, en écho à la démarche amorcée ici-même en avril, lors du workshop EVOL qui était un atelier d’une semaine, ici, avec différents collectifs dont la plupart sont à nouveau présents aujourd’hui.

La radio un très bon moyen de donner un support réflexif à la construction des situations relationnelles, de façon plus sensible que d’habitude, puisque son dispositif donne une matérialité à la construction des situations relationnelles et permet justement de défaire les genres de l’intervention et de passer à des registres de parole très différents les uns des autres : la conférence, l’entretien, le récit, etc. Et de là, comment on peut faire varier tous ces genres et modifier les situations relationnelles pour arriver à quelque chose qui prend d’autres sens politiques que ceux auxquels on a affaire tout le temps. »

 

Avec Sophia Djitli, performeuse et poétesse, Yasmina Kebbab, doctorante d’anthropologie et militante, Olivier Marboeuf, performer, curateur, producteur, et Béatrice Rettig, artiste et militante.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion hertzienne et web en direct furent assurés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma, le 7 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

La Permanence.

 

« Nous faisons partie d’un groupe de discussion qui s’appelle la Permanence. À la suite des déclarations racistes de Marie-Thérèse Allier, la directrice de la Ménagerie de verre en avril dernier, nous avons voulu se réunir en un groupe de personnes désireuses de se questionner sur les discriminations et les préjugés racistes dans le milieu de la danse. » 

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.

 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

 

 

Enregistré par le collectif π-node, avec les concours de Radio BAL et de la r22 Tout-monde, à l'espace Khiasma le 7 octobre 2017. Mixé par Esther Poryles.

Les « Pratiques du hacking » réunissent un groupe* de recherche autour du hacking comme forme emblématique de notre époque. Émanant de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne, elles questionnent depuis 2016 les pratiques artistiques irriguées par l’esprit hacker qui frappe toutes les strates de notre société.

 

Sous la forme d’une conversation ouverte et à l’appui de documents, une partie des membres du groupe  traverse les recherches passées et en cours, présente quelques pistes de travail et partage publiquement ses interrogations sur ce que Pascal Nicolas-le Strat a appelé la « recherche de plein vent »**.

 

Cette soirée est appréhendée comme une étape particulière de travail où la recherche s’envisage hors du terrain habituel du chercheur, à découvert et hors sol. Entre autres questions qui apparaitront au gré des échanges : la situation paradoxale que les Pratiques du hacking soulèvent dans le cadre institutionnel de l’école, l’écart entre les attentes de la recherche et ce que les membres du groupe cherchent déjà en tant qu’artistes et praticiens de la théorie, et les horizons incertains où toute recherche de plein vent nous mène nécessairement.

 

Pour cette soirée, le groupe de recherche invite David-Olivier Lartigaud, professeur spécialisé en théorie et pratiques numériques à l’ESAD Saint-Étienne et à l’ENSBA Lyon. En 2015, il a été co-commissaire avec Samuel Vermeil de l’exposition « A-T-T-E-N-T-I-O-N » à la Biennale Internationale Design Saint-Étienne et co-commissaire en 2013 avec François Brument de l’exposition « Singularité » pour cette même biennale. Il a dirigé l’ouvrage ART++ paru aux éditions HYX (Orléans) en 2011 et Objectiver (éditions Cité du Design-ESADSE) en 2017. Il est docteur en Art et Sciences de l’Art (Esthétique) de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

*Le groupe «Pratiques du hacking» regroupe Pierre Akrich, Fabrice Gallis, Tamara Lang, Karine Lebrun, John Lejeune, Jan Middelbos, Julie Morel et Stephen Wright. Seront présents à Khiasma : Karine Lebrun (artiste, enseignante EESAB site de Quimper et coordinatrice des « Pratiques du hacking »), Tamara Lang (étudiante EESAB site de Quimper), Pierre Akrich (artiste), Jan Middelbos (artiste, ouvrier-technicien de plateau et doctorant en esthétique).

Enregistré à l'espace Khiasma le 12 octobre 2017. Mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

Pour le deuxième Lundi de Phantom consacré à l’univers de Katia Kameli, l’artiste et vidéaste nous propose de plonger dans la fabrication de son film à épisodes Le Roman Algérien. Une réflexion sur la création d’une archive vivante de l’Algérie contemporaine qui interroge le rapport aux images, aux signes et à la mémoire.

 

Pour le deuxième épisode qu’elle vient d’achever, elle convoque la lecture de Marie-José Mondzain. Née à Alger, la célèbre philosophe des images regarde et commente la mise en récit de l’histoire de ce pays par des femmes militantes à partir de quelques photographies et moments clefs des premières heures de l’Indépendance.

 

Katia Kameli et Marie-José Mondzain prolonge la conversation du film en public et dialogueront autour des enjeux du regard et du geste de l’archiviste.

[Saint-Denis • France]

 

Pour un matérialisme queer

 

Modération : Ernest Moret

Gianfranco Rebucini : Vers un communisme queer. Conscience autonome, désidentification et révolution sexuelle.

Maxime Cervulle et Isabelle Clair : Retour critique sur une controverse : Le féminisme matérialiste (français) face au poststructuralisme

Suzanne Dufour et Barbara de Vivo : Pour une articulation organique entre pensée queer et pensée matérialiste. Analyses situées à partir d’expériences politiques de lutte/vie/travail entre Rome et Paris

[Saint-Denis • France]

 

De l’anti-colonialisme à la critique post-coloniale

 

Modération : Matthieu Renault

Jean-Jacques Cadet : Sur le communisme haïtien

Adler Camilus : Haïti et les sociétés postcoloniales : colonisation de la vie et pathologies sociales postcoloniales

Stéphane Dufois : Décoloniser les sciences sociales des pays indépendants. Internationalisation des sciences

sociales et trajectoires de chercheurs des années 1950 aux années 1970

[Saint-Denis • France]

 

Israël : résister à la colonisation

 

Modération : Selim Nadi

Michèle Sibony : Union Juive française pour la paix (UJFP)

Jean Stern : mirage gay à tel-aviv : le pinkwashing

Imen Habib : Boycott Désinvestissement sanctions (BDS) – La réponse citoyenne et non-violente à

l’impunité d’israël

A la pointe (coupante) des algorithmes

[Les Lilas • France]

 

Dans le cadre d’une journée d’étude organisée par le post-diplôme Documents et art contemporain de l’Ecole européenne supérieure de l’image, et de la publication dédiée à sa recherche, Louis Henderson convie deux théoriciens à proposer des lectures de son travail : Kodwo Eshun et Stephen Wright.

 

Kinesis : du grec ancien κίνησις. 1. Mouvement, particul. mouvement de la danse 2. fig. agitation, trouble, soulèvement.

Cette première exposition monographique en France du cinéaste anglais Louis Henderson s’organise autour de la mise en relation de deux de ses films récents : Black Code Code Noir (2015) et The Sea is History (2016), présenté dans une version de travail. Alors que le premier explore l’archéologie d’Internet pour mettre en lumière le rôle des algorithmes dans le contrôle social et nécropolitique de la communauté afro-américaine aujourd’hui, le second revient en République Dominicaine et à Haïti, à l’endroit même où Christophe Colomb posa le pied en 1492, geste inaugural de la Modernité coloniale.

Les nombreux événements accueillis dans l’espace de Kinesis sont autant d’efforts pour fabriquer collectivement de nouveaux régimes critiques de récit, faire émerger des figures spéculatives, actualiser les héritages des cultural studies tout autant que repenser les pratiques du hacking et notre relation aux nouvelles technologies de l’information. L’exposition Kinesis imagine des chemins et des vocabulaires pour reconstruire une histoire des possibles, rendre visible les persistances du pouvoir et fabuler le désenvoûtement de ses codes par le truchement d’une nouvelle révolution animiste au cœur de la Caraïbe.

 

00 : 00 : 00 — Olivier Marboeuf

00 : 02 : 34 — Erik Bullot

00 : 12 : 40 — Louis Henderson

00 : 26 : 46 — Kodwo Eshun

01 : 58 : 51 — Stephen Wright 

02 : 40 : 07 — Questions

[Les Lilas • France]

 

The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.

 

Despite cultural studies’ analyses of how power is exercised through culture in general, the predominantly male scholars of the Birmingham School were hostile towards feminist critiques in the 1970s, a few years after the School had been established – so much so that feminists termed the topics that the Centre worked on as “boyzone”. At the same time, too few feminist movements attempted to articulate together the situations of white and racialised women. Their chief demands often universalised the social conditions of white middle-class women.

 

We would like to invite a small group of contemporary thinkers to build a conversation on the complex relations and mutual influences that transnational feminism and interdisciplinary Cultural Studies have held, especially within the research carried out by Stuart Hall and his colleagues from the mid-1960s onwards. How have Western and transnational feminists within cultural studies negotiated boundaries constructed by racialisation and the hegemony of whiteness? How has the work of Stuart Hall – who quickly became a significant intellectual reference for many of the British black arts movement’s artists and filmmakers in the 1980s and 90s – been read in relation to the concept of intersectionality that provides the foundation for decentring normative feminisms and challenging the white male as the normative subject of Western imagination? What strategies can be found, within the transversal practices of collectives bringing together artists, activists and academics in the 1980s black arts movement, to resist individualising tendencies within contemporary art and find the inspiration to build future alliances?

 

Recorded at Espace Khiasma, 10th June 2016.
Mixed by Esther Porylès

Production: Khiasma, Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe), with the support of INHA.

Proposed by Nataša Petrešin-Bachelez, in collaboration with Lotte Arndt and Olivier Marboeuf.
With John Akomfrah and Lina Gopaul (filmmakers and producers / Smoking Dogs), Elsa Dorlin (researcher and professor, Paris 8), Nana Adusei-Poku (researcher and professor at Rotterdam University), Jamika Ajalon (artist, musician, poet), Sophie Orlando (researcher, Black Artists and Modernism laboratory, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (Global South(s) chair at the Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (theorician and professor at the École Supérieure d’Art et Design de Valence) and Sonia Khurana (artist).

Discussions moderated by Nataša Petrešin-Bachelez (curator and writer for l’Internationale online), Lotte Arndt, Olivier Marboeuf and Giovanna Zapperi (art historian, professor at the école nationale supérieure d’Art de Bourges).

Beyond division lines. Transnational feminism and cultural studies. 3/4

[Les Lilas • France]

 

The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.

 

Despite cultural studies’ analyses of how power is exercised through culture in general, the predominantly male scholars of the Birmingham School were hostile towards feminist critiques in the 1970s, a few years after the School had been established – so much so that feminists termed the topics that the Centre worked on as “boyzone”. At the same time, too few feminist movements attempted to articulate together the situations of white and racialised women. Their chief demands often universalised the social conditions of white middle-class women.

 

We would like to invite a small group of contemporary thinkers to build a conversation on the complex relations and mutual influences that transnational feminism and interdisciplinary Cultural Studies have held, especially within the research carried out by Stuart Hall and his colleagues from the mid-1960s onwards. How have Western and transnational feminists within cultural studies negotiated boundaries constructed by racialisation and the hegemony of whiteness? How has the work of Stuart Hall – who quickly became a significant intellectual reference for many of the British black arts movement’s artists and filmmakers in the 1980s and 90s – been read in relation to the concept of intersectionality that provides the foundation for decentring normative feminisms and challenging the white male as the normative subject of Western imagination? What strategies can be found, within the transversal practices of collectives bringing together artists, activists and academics in the 1980s black arts movement, to resist individualising tendencies within contemporary art and find the inspiration to build future alliances?

 

Recorded at Espace Khiasma, 10th June 2016.
Mixed by Esther Porylès

Production: Khiasma, Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe), with the support of INHA.

Proposed by Nataša Petrešin-Bachelez, in collaboration with Lotte Arndt and Olivier Marboeuf.
With John Akomfrah and Lina Gopaul (filmmakers and producers / Smoking Dogs), Elsa Dorlin (researcher and professor, Paris 8), Nana Adusei-Poku (researcher and professor at Rotterdam University), Jamika Ajalon (artist, musician, poet), Sophie Orlando (researcher, Black Artists and Modernism laboratory, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (Global South(s) chair at the Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (theorician and professor at the École Supérieure d’Art et Design de Valence) and Sonia Khurana (artist).

Discussions moderated by Nataša Petrešin-Bachelez (curator and writer for l’Internationale online), Lotte Arndt, Olivier Marboeuf and Giovanna Zapperi (art historian, professor at the école nationale supérieure d’Art de Bourges).

Beyond division lines. Transnational feminism and cultural studies. 2/4

[Les Lilas • France]

 

The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.

 

Despite cultural studies’ analyses of how power is exercised through culture in general, the predominantly male scholars of the Birmingham School were hostile towards feminist critiques in the 1970s, a few years after the School had been established – so much so that feminists termed the topics that the Centre worked on as “boyzone”. At the same time, too few feminist movements attempted to articulate together the situations of white and racialised women. Their chief demands often universalised the social conditions of white middle-class women.

 

We would like to invite a small group of contemporary thinkers to build a conversation on the complex relations and mutual influences that transnational feminism and interdisciplinary Cultural Studies have held, especially within the research carried out by Stuart Hall and his colleagues from the mid-1960s onwards. How have Western and transnational feminists within cultural studies negotiated boundaries constructed by racialisation and the hegemony of whiteness? How has the work of Stuart Hall – who quickly became a significant intellectual reference for many of the British black arts movement’s artists and filmmakers in the 1980s and 90s – been read in relation to the concept of intersectionality that provides the foundation for decentring normative feminisms and challenging the white male as the normative subject of Western imagination? What strategies can be found, within the transversal practices of collectives bringing together artists, activists and academics in the 1980s black arts movement, to resist individualising tendencies within contemporary art and find the inspiration to build future alliances?

 

Recorded at Espace Khiasma, 10th June 2016.
Mixed by Esther Porylès

Production: Khiasma, Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe), with the support of INHA.

Proposed by Nataša Petrešin-Bachelez, in collaboration with Lotte Arndt and Olivier Marboeuf.
With John Akomfrah and Lina Gopaul (filmmakers and producers / Smoking Dogs), Elsa Dorlin (researcher and professor, Paris 8), Nana Adusei-Poku (researcher and professor at Rotterdam University), Jamika Ajalon (artist, musician, poet), Sophie Orlando (researcher, Black Artists and Modernism laboratory, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (Global South(s) chair at the Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (theorician and professor at the École Supérieure d’Art et Design de Valence) and Sonia Khurana (artist).

Discussions moderated by Nataša Petrešin-Bachelez (curator and writer for l’Internationale online), Lotte Arndt, Olivier Marboeuf and Giovanna Zapperi (art historian, professor at the école nationale supérieure d’Art de Bourges).

Beyond division lines. Transnational feminism and cultural studies. 1/4

[Les Lilas • France]

 

The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.The Centre audiovisuel Simone de Beauvoir and its research group Travelling féministe, together with Espace Khiasma, are jointly organising a seminar on the dialogue, controversy and complex relations between Stuart Hall’s work, British cultural studies and transnational feminism over the last 30 years. The seminar will have the privilege to host filmmakers John Akomfrah and Lina Gopaul, founding members of the Black Audio Film Collective. John Akomfrah’s recent film, The Stuart Hall Project (2013), will be screened the evening preceding the seminar at MK2 Beaubourg cinema, thereby introducing several of the topics that will be at the heart of the discussion itself.

 

Despite cultural studies’ analyses of how power is exercised through culture in general, the predominantly male scholars of the Birmingham School were hostile towards feminist critiques in the 1970s, a few years after the School had been established – so much so that feminists termed the topics that the Centre worked on as “boyzone”. At the same time, too few feminist movements attempted to articulate together the situations of white and racialised women. Their chief demands often universalised the social conditions of white middle-class women.

 

We would like to invite a small group of contemporary thinkers to build a conversation on the complex relations and mutual influences that transnational feminism and interdisciplinary Cultural Studies have held, especially within the research carried out by Stuart Hall and his colleagues from the mid-1960s onwards. How have Western and transnational feminists within cultural studies negotiated boundaries constructed by racialisation and the hegemony of whiteness? How has the work of Stuart Hall – who quickly became a significant intellectual reference for many of the British black arts movement’s artists and filmmakers in the 1980s and 90s – been read in relation to the concept of intersectionality that provides the foundation for decentring normative feminisms and challenging the white male as the normative subject of Western imagination? What strategies can be found, within the transversal practices of collectives bringing together artists, activists and academics in the 1980s black arts movement, to resist individualising tendencies within contemporary art and find the inspiration to build future alliances?

 

Recorded at Espace Khiasma, 10th June 2016.
Mixed by Esther Porylès

Production: Khiasma, Centre Simone de Beauvoir (Travelling féministe), with the support of INHA.

Proposed by Nataša Petrešin-Bachelez, in collaboration with Lotte Arndt and Olivier Marboeuf.
With John Akomfrah and Lina Gopaul (filmmakers and producers / Smoking Dogs), Elsa Dorlin (researcher and professor, Paris 8), Nana Adusei-Poku (researcher and professor at Rotterdam University), Jamika Ajalon (artist, musician, poet), Sophie Orlando (researcher, Black Artists and Modernism laboratory, Chelsea/Middlesex University), Françoise Vergès (Global South(s) chair at the Collège d’études mondiales, FMSH, Paris), Lotte Arndt (theorician and professor at the École Supérieure d’Art et Design de Valence) and Sonia Khurana (artist).

Discussions moderated by Nataša Petrešin-Bachelez (curator and writer for l’Internationale online), Lotte Arndt, Olivier Marboeuf and Giovanna Zapperi (art historian, professor at the école nationale supérieure d’Art de Bourges).

[Les Lilas • France]

 

L’exposition Kinesis accueillera la première des Black Code Sessions, une série de rencontres qui vise à déplier les questions qu’ouvrent le film Black Code/Code Noir, de Louis Henderson, afin d’en assembler de nouvelles versions. Réalisé dans l’urgence en 2015, Black Code/Code Noir est un ciné-tract assemblé en réaction à la mort de deux jeunes afro-américains, Michael Brown et Kajieme Powell, tués par la police. Dans une démarche archéologique, le film concentre de nombreux fragments de récits issus des profondeurs d’Internet pour saisir les origines complexes de ces tragédies. Arguant que derrière ce présent se cache une histoire sédimentée de l’esclavage conservée par les lois françaises du Code Noir et celles américaines dites des Black Codes, écrites au XVIIème siècle, le film suppose que ces codes se sont transformés en algorithmes qui guident les analyses des banques de données de la police et président aujourd’hui au contrôle nécropolitique des afro-américains. Dans un détournement historique vers un passé-futur, ce projet s’intéresse aux origines animistes de la révolution haïtienne comme symbole d’un futur possible. Si le Code Noir était la forme originelle de la gouvernance algorithmique alors la révolution haïtienne fut la première occurrence de son hacking. Aujourd’hui encore ne serait-elle pas un imaginaire capable de déconstruire ce code en le piratant ?

 

Rassemblés pour cette Black Code Session, les participants – chercheurs, artistes, cinéastes, activistes et étudiants – se réuniront à huis clos une journée durant pour mettre le film en débat et proposer de le modifier et l’étendre. Au lendemain de cette discussion, lors d’une grande soirée de restitution organisée à Khiasma, chacun des invités est amené à intervenir pour présenter l’aboutissement de ce processus collaboratif et le rouvrir au dialogue avec le public.   Au terme de cette première session participative et de l’exposition Kinesis, une nouvelle version étendue de Black Code/Code Noir sera réalisée et présentée au public lors du finissage de l’exposition, samedi 2 juillet. Elle sera la base des sessions suivantes, qui auront lieu ces prochains mois dans d’autres lieux en France comme à l’étranger.

Mixage : Esther Porylès

Avec Erik Bullot (cinéaste et enseignant), Jephthé Carmil (Doctorant à l’université Paris-Diderot, travaille sur les liens
entre iconographie postcoloniale et art contemporain), Pascale Obolo (cinéaste, performeuse et rédactrice en chef de
la revue Afrikadaa), Karine Lebrun (Artiste et professeure « internet, numérique et documents » à l’École Européenne
Supérieure d’Art de Bretagne), Olivier Hadouchi (historien du cinéma et programmateur de films, auteur d’une thèse
en 2012 intitulée « Le cinéma dans les luttes de libération : genèses, initiatives pratiques et inventions formelles autour
de la Tricontinentale (1966-1975) »), Graeme Thomson & Silvia Maglioni (cinéastes), Sophie Wahnich (Historienne,
spécialiste de la Révolution française, membre du comité de rédaction de la revue Vacarme), Louis Henderson (cinéaste)
et Olivier Marboeuf (auteur, curateur, performeur et directeur de l’Espace Khiasma).
Les Black Code Sessions sont organisées avec le soutien du Dicréam

Statistiques et algorithmes : que fait le chiffre à la police ?

[Les Lilas • France]

 

Comment penser un service public de la police en dehors de la spirale des données statistiques et de la logique comptable qui pousse inexorablement à toujours plus de police et à l’économie de la violence ?

 

Cette première exposition monographique en France du cinéaste anglais Louis Henderson s’organise autour de la mise en relation de deux de ses films récents : Black Code Code Noir (2015) et The Sea is History (2016), présenté dans une version de travail. Alors que le premier explore l’archéologie d’Internet pour mettre en lumière le rôle des algorithmes dans le contrôle social et nécropolitique de la communauté afro-américaine aujourd’hui, le second revient en République Dominicaine et à Haïti, à l’endroit même où Christophe Colomb posa le pied en 1492, geste inaugural de la Modernité coloniale. Tendue entre ces deux moments, l’exposition se développe comme un espace de recherche. Pendant un mois, Kinesis accueillera de nombreux événements parmi lesquels la première des Black Code Sessions, rencontre rassemblant chercheurs, cinéastes, artistes et activistes qui dépliera les questions qu’ouvre le film Black Code Code Noir afin d’en assembler de nouvelles versions. Au cœur de cette exposition-projet se déploie ainsi un véritable espace de recherche autour du film et des questions qu’il aborde, mettant en partage son matériau et des sources d’inspiration de l’artiste – musique, textes, documents –, invitant chaque visiteur à contribuer activement à la réflexion à laquelle nous enjoint le travail de Louis Henderson. Les nombreux autres événements accueillis dans l’espace de Kinesis seront autant d’efforts pour fabriquer collectivement de nouveaux régimes critiques de récit, faire émerger des figures spéculatives, actualiser les héritages des cultural studies tout autant que repenser les pratiques du hacking et notre relation aux nouvelles technologies de l’information. L’exposition Kinesis imagine des chemins et des vocabulaires pour reconstruire une histoire des possibles, rendre visible les persistances du pouvoir et fabuler le désenvoûtement de ses codes par le truchement d’une nouvelle révolution animiste au cœur de la Caraïbe.

[Les Lilas • France]

 

Frédéric Nauczyciel est en résidence pour deux années sur une invitation du Département de la Seine-Saint-Denis. Il présente lors de cette séance Phantom des vidéos récentes et des travaux en cours réalisés en région parisienne et à Baltimore autour de l’univers et du vocabulaire du Voguing, art de la performance qui déjoue et déplace le genre.

 

« Cette résidence poursuit ma traversée des ghettos noirs de Baltimore. C’est la seconde saison, parisienne, de la série The Fire Flies. Après avoir documenté le voguing contemporain et ma rencontre avec les voguers de Baltimore, puis de Paris, cette seconde saison se déploie en Seine-Saint-Denis. Elle présentera les personnages américains et français, dans une périphérie réinventée ; y apparaîtront de nouveaux protagonistes, artistes et performeurs, confrontés à une géographie « trans-genre ». Elle évoquera les lignes de partage, la présence du féminin dans la ville. Une présence vive, vibrante, décentrée puis recentrée, non émerveillante, baroque. Les images fixes, animées ou vivantes, dans leur esthétique et leur éthique, c’est à dire leur forme et leur fond, font écho à ces quelques lignes de Georges Didi-Huberman, qui me parcourent depuis plus de trois ans : « Le cours de l’expérience a chuté, mais il ne tient qu’à nous, dans chaque situation particulière, d’élever cette chute à la dignité, à la « beauté nouvelle » d’une chorégraphie, d’une invention de formes. »

[Les Lilas • France]

 

À l’invitation d’Ana Vaz, Raquel Schefer, chercheuse et cinéaste, présentera sa recherche autour du panoramique circulaire comme forme filmique. Elle s’appuiera sur l’œuvre d’Ana Vaz en retraçant sa généalogie cosmique dans le Nouveau Cinéma Sud Américain. Il sera question du regard, du mouvement et des perspectives : Qui regarde qui ? Qui mange qui ? Le panoramique circulaire serait ainsi un geste de mise en mouvement du politique, pour imaginer une extension du corps, reformuler le réel et dé-coloniser la pensée. Au cours d’une conversation avec et sur les films présentés, Raquel Schefer sera en dialogue avec Ana Vaz et Olivier Marboeuf afin de lancer une série des conversations spéculatives pour songer un cinéma multi perspectiviste – notes pour un cinéma à.venir.

 

Avec des extraits des films de Glauber Rocha, Grupo Ukamau, Jorge Sanjinés, Tomás Gutierrez, Ruy Guerra, Ana Vaz, parmi d’autres.

Les projets artistiques collaboratifs

[Les Lilas • France]

 

Le 14 juin 201, Khiasma invitait Marie Preston, Hélène Coeur et Carine Dejean-Drejou pour une conversation autour des projets artistiques collaboratifs et leur accueil dans des lieux socio-culturels et des établissements scolaires..

 

Quels sont les apports, les enjeux et les limites de ces partenariats ? A partir de quel moment peut-on considérer que l’on a collaboré ? C’est autour de ces deux questions que s’est structurée une discussion riche en échanges de points de vue entre artistes, intervenant.e.s, professionnel.le.s de la culture et enseignant.e.s.

Marie Preston : artiste et maîtresse de conférence à l’Université Paris 8 sur les pratiques artistiques collaboratives
Hélène Coeur : artiste intervenant régulièrement dans des projets collaboratifs
Carine Dejean-Dreujou : professeure coordonnatrice ULIS TFCM au collège Pierre Mendès France (Paris 20e)

 

Soirée enregistrée à l'Espace Khiasma, le 14 juin 2017.
Mixage : Adrien Tripon.

«Aires de jeux» | Jef Klak invite Vincent Romagny

[Les Lilas • France]

 

Le 18 mai 2017 à Khiasma, la revue Jef Klak invitait Vincent Romagny, enseignant en théorie de l’art, à prolonger le thème du dernier numéro de la revue, «Ch’val de course», qui s’intéresse au jeu, en présentant le cas de l’oeuvre The Model de Palle Nielsen, installé au Moderna Museet de Stockholm en 1968. Mais avant cela, et à l’occasion de l’ouverture d’une antenne Jef Klak sur la r22, la soirée s’ouvrait avec une séance d’écoute de la pièce sonore De jeux en places de Cabiria Chomel, issue du CD inclus avec le dernier numéro de Jef Klak, et un échange autour des pratiques sonores au sein du collectif.

 

« Le jeu est l’exposition. L’exposition est le travail des enfants eux-mêmes. Il n’y a pas d’exposition. Ce n’est une exposition que parce que les enfants jouent dans un musée d’art. Ce n’est une exposition que pour ceux qui ne jouent pas. » C’est en ces termes que l’artiste Palle Nielsen présentait son expérimentation au Moderna Museet de Stockholm qu’il avait transformé en aire de jeux géante durant quelques semaines de l’année 1968.

 

Accompagné d’une projection d’images d’archive, Vincent Romagny, enseignant en théorie de l’art en école d’art, commissaire d’exposition, doctorant en esthétique sur la question des rapports entre aires de jeux et oeuvre d’art (Université Paris 8), aborde les paradoxes non seulement soulevés par cette exposition dans le contexte de l’après mai 68, mais surtout à l’occasion des relectures auxquelles elle a donné lieu lors de récentes réactivations. L’occasion de mettre en évidence les différents sens des idées d’enfance et de jeu alors implicitement invoqués.

 

L’occasion également de discuter avec l’équipe de la revue Jef Klak, dont le dernier numéro « Ch’val de course », qui vient de paraître en librairie, s’amuse sérieusement avec les questions sociales du jeu, du pari et du risque. Le texte inclus dans ce numéro « Le gouvernement des playgrounds », par Ferdinand Cazalis, retrace notamment l’histoire sociale des terrains de jeu, aux États-Unis et en France des années 1880 à aujourd’hui. Loin de se limiter à des toboggans et tourniquets ultrasécurisés, les premiers playgrounds américains participaient en effet d’une éducation à la citoyenneté et au patriotisme, prolongeant les discriminations et les logiques de classe d’un pays en pleine expansion industrielle.

 

Où s’arrête l’aire du jeu et où commencent celles de l’art et du politique ? À moins qu’elles n’aient toujours été congruentes…

Soirée enregistrée à l'Espace Khiasma, le 18 mai 2017.
La soirée s'ouvre avec la pièce sonore de Cabiria Chomel, «De jeux en places» (12'27''), mixée par Corinne Dubien.
Mixage : Adrien Tripon.

[Les Lilas • France]

 

Jeux de paroles et d’images, questions de traduction et de relecture, l’œuvre de Katia Kameli est faite de circulation de récits, de courants d’histoires, passant d’un corps à un autre pour donner à entendre des fables anciennes autant que des voix contemporaines, des contes populaires et des films imaginaires qui tissent entre la Marrakech et Bollywood, Marseille et Alger une vaste géographie émotionnelle.

 

Projections et conversation traverseront un choix d’œuvres clefs du parcours de l’artiste, pour en dessiner quelques-uns des motifs les plus prégnants.

 

Katia Kameli est une artiste pluridisciplinaire. Elle vit à Paris. Elle est diplômée d’un DNSEP à l’École Nationale des Beaux-Arts de Bourges et d’un post-diplôme, le College-Invisible, dirigé par Paul Devautour à l’École Supérieure d’Arts de Marseille.

En 2007-2008, elle est lauréate du programme Cultures France, Paris-New York, et part en résidence à Location One (NY). Son travail a trouvé une visibilité et une reconnaissance sur la scène artistique et cinématographique nationale et internationale, et a été montré dans des expositions personnelles : What Language Do You Speak Stranger, The Mosaic Rooms, London (2016); Futur, Artconnexion, Lille (2016); Taymour Grahne Gallery, New York (2014); 7 Acts of Love in 7 days of Boredom, Transpalette, Bourges (2012) ; et des expositions collectives : Cher(e)s Ami(e)s, Centre Pompidou, Paris (2016); Made in Algeria, Mucem, Marseille (2016); Entry Prohibited to Foreigners, Havre Magasinet, Boden, Sweden (2015); Where we’re at, Bozar, Bruxelles (2014); Lubumbashi Biennale, Congo (2013); Pour un Monde Durable, Fondation Calouste Gulbenkian, Portugal (2013); Le Pont, MAC Marseille (2013); Dak’art, Biennale de Dakar (2012); Higher Atlas, Biennale de Marrakech (2012); et La Biennale de Bamako, Mali (2011).

Echange avec Françoise Vergès autour de son livre «Le Ventre des femmes»

[Les Lilas • France]

Échanges avec Françoise Vergès suite à la lecture-rencontre organisée à l’Espace Khiasma en mars 2017, à l’occasion de la sortie de son livre Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017). Cliquez ici pour commencer avec la lecture d’Olivier Marboeuf et les interventions de Seloua Luste Boulbina et Françoise Vergès.

«Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui.»

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

Enregistré à l'Espace Khiasma, le 22 mars 2017.
Mix : Esther Poryles et Adrien Tripon

[Les Lilas • France]

Projections et conversation avec l’artiste Liv Schulman, accompagnée d’Émilie Renard (directrice de La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec) et Olivier Marboeuf.

Cette conversation ponctuée de projections traverse la résidence de l’artiste Liv Schulman, intitulée Que faire ?, à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, qui se déroule du 2 septembre 2016 au 1er avril 2017. Que faire ? consiste à créer une mini-série télévisée de 3 épisodes. Cette série se développe autour de séances de thérapie collective pour des scénaristes souffrant du syndrome de la page blanche. Liv Schulman fait de Noisy-le-Sec le terrain de cette fiction et y intègre les habitants, l’activité et les lieux de la ville, autour des notions d’inspiration et de créativité au travail. À cette occasion l’artiste revisite également certaines de ses œuvres précédentes qui s’intéressent de manière caustique aux contraintes et aux conventions du langage issues de l’art, de l’économie et du champ social.

Liv Schulman (née en 1985) vit à Paris et Buenos Aires (Argentine). Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy et du Post-Diplôme de l’Ecole nationale des beaux-arts de Lyon.

https://livschulman.com/

Le Ventre des femmes, Lecture-Rencontre avec Françoise Vergès

[Les Lilas • France]

Rencontre avec Françoise Vergès à l’occasion de la sortie de son dernier livre, Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017). Une lecture d’un passage par Olivier Marboeuf, auteur et directeur de Khiasma. En conversation avec Seloua Luste Boulbina, chercheuse associée au Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP – Université Denis Diderot Paris). Elle est notamment l’auteure de L’Afrique et ses Fantômes (2015), Les Arabes peuvent-ils parler? (2011) et Le Singe de Kafka et autres propos sur la colonie (2008).

« Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui. »

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

Le Ventre des femmes est disponible en vente à l’Espace Khiasma.

Enregistré à l'Espace Khiasma le mercredi 22 mars 2017
Mix : Esther Poryles

[Issy-les-Moulineaux • France]

 

Une science aux allures de science fiction.

La cybersanté (e-santé, m-santé) vise-t-elle essentiellement l’amélioration du soin des personnes malades ou dépendantes  ?

Dans le cadre du festival des Hauts de Seine « La science se livre », le centre d’art numérique Le Cube a reçu Laurent Bonnotte et ses deux invités, Pierre Foulon  et Guillaume Marchand, pour une soirée à la lisière des arts, des sciences médicales et humaines.

À partir d’une œuvre visuelle et sonore qui interroge une certaine manière de considérer le corps par le prisme des technologies de l’information et de la communication,  s’en est suivi une discussion sur le développement d’une e-santé pertinente qui se laisse le temps de la maturation. Ce fût l’occasion d’un échange avec le public sur ces questions fondamentales dans notre rapport aux nouvelles technologies et à la santé. Mais les chemins ne sont pas vraiment balisés. Il faudra avancer pas à pas, être curieux tout en restant sceptique vis à vis d’une cybersanté qui parfois, sous couvert d’améliorer la vie de tous, induit une manière de penser l’être humain comme défectueux et toujours perfectible, selon des critères quantitatifs et normatifs parfois discutables.

 

Laurent Bonnotte  :

La websérie  : Des lendemains Hybrides

http://www.sante-digitale.fr/tag/webserie/

https://vimeo.com/album/3746893

Pratiquant les arts visuels depuis plusieurs années (courts-métrages et installations transmédia avec Sacrebleu Productions et Khiasma), il est aussi psychomotricien en institut d’éducation motrice et chargé de cours au sein de l’Institut de Formation en Psychomotricité Pitié-Salpêtrière. C’est ainsi qu’il oriente l’ensemble de ses compétences dans ce projet de web-documentaires animés à l’orée des sciences de la vie et des arts.

Guillaume Marchand :

Psychiatre et expert en santé mobile et connectée.
Président de dmd Santé, start-up qui porte le label collaboratif «  mHealth Quality  » qui certifie la qualité des applications mobiles et objets connectés en santé. Il est aussi l’organisateur des Trophées de la Santé Mobile à Paris. Enfin, il est aussi le président et co-fondateur de l’association France eHealth Tech qui fédère plus de 130 start-ups de eSanté en France, dans un but synergique en France comme à l’international.

http://www.dmd-sante.com/ 

Pierre Foulon  :

Dirige les activités Numériques, Santé et R&D du groupe GENIOUS et le laboratoire de recherche e-santé BRAIN e-NOVATION au sein de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière (Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris et Montpellier)

http://www.brainenovation.com/

http://www.groupe-genius.com/

Enregistré à l'espace Le Cube, le mardi 31 janvier 2017
avec Laurent Bonnotte, Guillaume Marchand, Pierre Foulon

Lundi de Phantom n°24 : Kantuta Quirós & Aliocha Imhoff

[Les Lilas • France]

 

Pour ce 24è Lundi de Phantom, dernier rendez-vous de l’exposition Excusez-moi de vous avoir dérangés, Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós, fondateurs de la plateforme curatoriale le peuple qui manque, présenteront leur projet Les Impatients. Face à une crise de l’avenir qui est aussi, nécessairement, une crise du récit, Les Impatients sont ceux qui, en divers endroits du monde, oeuvrent à un mouvement de reconstruction face à une histoire qui semble arrêtée, pour « construire ce qui pourrait être, et déconstruire ce qui se présente comme étant ».

 

« On a pu décrire nos temps comme ceux des années d’hiver – une ère de glaciation des possibilités. Face à cette crise de l’avenir que traverse notre début de 21ème siècle, les Impatients sont ceux qui œuvrent à un mouvement de reconstruction de l’avenir, des avenirs. Ils sont ceux qui portent en eux cette impatience à l’égard d’une Histoire qui semble désormais immobile, arrêtée.

Depuis cette crise du futur, cette série surgit alors, pour nous, de l’urgence de retrouver des possibilités pour l’avenir. Nous partons en quête de traces, d’indices d’avenirs possibles que nous collectons et rassemblons. Ces salves d’avenir, dont de nombreux artistes et penseurs témoignent aujourd’hui, nous cherchons à les coudre ensemble. Nous pensons cette enquête en rhapsodes – le rhapsode, cet arpenteur qui va de ville de ville, pour dire les poèmes des autres, ce chercheur, cet agent de liaison qui, au sens premier du mot, a soucis de coudre, de lier les espaces les uns aux autres, continûment, jusqu’aux limites du monde habité.

Chaque épisode démarre ainsi depuis un chronotope, un espace-temps particulier, depuis lequel s’invente une pensée temporelle singulière. Les corps que nous filmons à Chicago, à Detroit, à Dakar, à Paris, à Leipzig et bientôt en Haïti, à Lagos, incarnent des cristaux de temps, loin de la fiction de ce temps homogène de la globalisation, de ce fantasme d’une simultanéité globale.

Nous filmons à Chicago, à Detroit où les ruines crépusculaires de la crise des subprimes et les blessures infligées aux vies noires sont contredites par les imaginations afrofuturistes et le mouvement des Black Live Matters. Nous filmons à Dakar, à Lagos (Nollywood), où se dessinent les frémissements d’un autre avenir pour l’Afrique. Nous filmons à Leipzig où a commencé historiquement le mouvement qui allait conduire à la chute du mur de Berlin. Nous filmons à Paris, pendant Nuit Debout où l’on a défait les calendriers et où a ressurgi, telle une épiphanie, cette joie commune de retrouver une possibilité du politique. »

— KQ & AI

Lundi de Phantom #22 : Estefanía Peñafiel Loaiza

[Les Lilas • France]

« Le projet et ils vont dans l’espace qu’embrasse ton regard se déroule en plusieurs étapes et comporte différents éléments, parmi lesquels au moins deux films, dont une version est actuellement montrée au Jeu de Paume sous forme d’installation vidéo dans le cadre de l’exposition “Soulèvements”, organisée sous le commissariat de Georges Didi-Huberman.

Ces films auront notamment pour sujet l’évocation d’un lieu dont on n’a pas d’images ou presque : le Centre de Rétention Administrative de Vincennes, dans le XIIe arrondissement de Paris. Il s’agit d’un espace à la fois fantomatique et hanté par l’histoire d’une révolte des sans papiers qui y étaient retenus en juin 2008, au cours de laquelle une section du bâtiment a été incendiée. Il n’y a eu presque aucune image de cet événement dans les médias. Quelques semaines plus tard, j’ai réalisé une installation autour de l’absence d’images de cette révolte, que j’ai nommée les villes invisibles 2. l’étincelle (Vincennes 2008). Depuis, d’autres Centres de Rétention dans différentes localités ont également été incendiés lors de révoltes similaires.

Le projet vise à explorer la résonance de ces révoltes, de ces feux qui continuent de se propager, qui communiquent tacitement entre eux tout en s’adressant à nous, comme autant de signaux de fumée que l’on refuse souvent de voir en se disant que « ça ne nous regarde pas », alors que la majorité des CRA se trouvent tout près de nous, à l’intérieur de nos villes… donc oui, « ça » nous regarde. »

— Estefanía Peñafiel Loaiza

Regarde ta jeunesse dans les yeux – Une histoire de la naissance du hip-hop français (1980-1990)

Vincent Piolet dessine la cartographie de la naissance du rap et de la culture hip hop en France durant les années 80. Portée par les témoignages d’acteurs de ce mouvement et accompagnée d’extraits sonores, images et anecdotes fascinantes, cette conférence foule un territoire bien moins connu et documenté que les décennies suivantes qui verront l’éclosion d’un mouvement artistique et économique phénoménal. En parcourant les chemins de son livre Regarde ta jeunesse dans les yeux (éditions Le mot et le reste, 2015), Piolet revient aux racines culturelles de la culture hip-hop française des premières heures, ses lieux, ses aspirations et ses modèles, entre insouciance et culture « zulu », identité et mimétisme, banlieues et Paris.

[Les Lilas • France]

 

Contre « l’encastrement » institutionnel dont sont victimes selon lui les enfants autistes, Fernand Deligny, éducateur et poète, les accueille à partir de 1968 dans les Cévennes, dans un lieu de vie et des espaces au sein desquels ils peuvent librement circuler. Ces enfants, selon lui, sont simplement « mutistes », dans la mesure où ils refusent notre langage. Afin d’entrer en communication avec eux, les éducateurs le suivent dans leurs pérégrinations et reportent consciencieusement sur le papier les « lignes d’erre », tentatives de captation de ce qui constitue leur manière d’être au monde. Ces cartes, aussi splendides que fragiles, nous offrent une autre conception de l’espace et de ce qui l’anime.

 

Julien Zerbone est historien de l’art et critique d’art, il collabore notamment aux revues 303, Critique d’art et 02. Intéressé aux relations entre art et histoire politique et sociale, aux problématiques de l’art et du monde du travail et de la culture populaire, il met en place des cycles de rencontres et de conférences dans différentes structures de la région nantaise (maison des arts de Saint-Herblain, FRAC Pays de la Loire, Site Saint-Sauveur de Rocheservière..). Il intervient par ailleurs dans le cadre de projet tuteurés au sein du Département Histoire de l’art de l’Université de Nantes.

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 8 octobre 2016, dans le cadre du festival "Relectures 17".
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

En 1974, pour son inauguration, une fondation d’art à Vaduz demande un texte au poète Bernard Heidsieck. Embarrassé par cette commande (que dire d’une ville inconnue du Liechtenstein ?), c’est en tournant autour de son sujet que celui-ci finit par le trouver. Il prend une carte et trace une série de spirales concentriques. Tourner autour de Vaduz, vouloir parler de tout ce qu’il y a en dehors du plus petit du monde devenu son centre, recopier toutes les ethnies du globe, exposer dans un tourbillon de langues la richesse des peuples ; tel est le défi de Vaduz.

Dans cette conférence ponctuées d’extraits de performance, Hafida Jemni et Philippe Di Folco, tous deux proches du poète disparu en 2014, reviendront sur la genèse de cette œuvre emblématique et sur le parcours d’un poète qui dédia sa pratique à la performance et à l’expérimentation, sortant le texte du livre pour ouvrir la voie de la poésie sonore contemporaine.

Après cette conférence, l’événement Relectures 17 s’est poursuivit à Khiasma : à 18h30,Julien Zerbone nous a parlé des ‘lignes d’erre’ de Fernand Deligny puis, à 20h30,Violaine Lochu a clôturé le festival avec sa performance « Songline ».

Enregistré à l'Espace Khiasma le samedi 8 octobre dans le cadre du festival "Relectures 17"
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

Pays des Amazones, royaume du prêtre Jean, terre de Barbarie… racontées, fantasmées, recherchées à travers le globe en des temps plus ou moins reculés, les contrées rêvées des voyageurs ont longtemps hanté les songes et les récits des grands voyageurs. Ces terres nimbées d’une aura mystérieuse, entourées de légendes ou totalement mythiques, prennent aussi bien la forme de continents : le Gondwana, l’Atlantide ou Mû, d’îles comme celle de Cythère, de pays telle la Colchide où repose la Toison d’or, sans oublier les royaumes comme celui des Cimmériens que l’on dit ténébreux…

Cet Atlas invite à une exploration de ces contrées rêvées, dans le compagnonnage des grands explorateurs du 16e siècle, mais aussi des poètes, polygraphes et érudits, de tous les temps. À partir des cartes et des récits qu’il y a rassemblés, Dominique Lanni propose à notre jeune public une « conférence contée » sous forme de carnet de voyage imaginaire.

Après cette conférence, l’événement Relectures 17 s’est poursuivi à Khiasma : à 17h, conférence d’Hafida Jemni et Philippe Di Folco, « Autour de Vaduz » ; à 18h30, Julien Zerbone nous a parlé des ‘lignes d’erre’ de Fernand Deligny ; puis, à 20h30, Violaine Lochu a clôturé le festival avec sa performance « Songline ».

[Les Lilas • France]

“Je n’ai pas pris l’avion depuis quinze ans mais j’aime l’idée du voyage – j’aime particulièrement l’idée du voyage immobile, immatériel, fictif, face à un écran. J’aime être là où je ne suis pas, je m’accommode d’une présence virtuelle. Un voyage de ce genre est fait de peu. Il y a dans l’exercice quelque chose d’artificiel, de factice mais bizarrement cela me construit. J’aime être un voyageur de chambre comme il y a des toreros de salon – des types un peu ridicules, certes, mais toujours concernés et follement enthousiastes. Chaque sortie dans Street View est pour moi une véritable aventure.”

Chaque jour, sur Dreamlands Virtual Tour, son blog, il fait le compte-rendu d’un voyage virtuel débuté il y a déjà six ans.

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 2 octobre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photo : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

 

Patrick Fontana et Nicolas Richard répondent aux questions d’Olivier Marboeuf à propos de l’atelier Lecture(s) de bouche(s) et du projet Hymnes qui en découle.

Depuis huit ans, Patrick Fontana mène un atelier d’expérimentation d’apprentissage du français au sein de l’Atelier Formation de base d’Emmaüs-Solidarité à Paris, ainsi qu’à l’Unité « Arts & thérapie » du Centre Hospitalier Interdépartemental de l’Oise. Cet atelier Lecture(s) de bouche(s) se base sur la découverte et la lecture à haute voix de textes de la poésie et de la littérature contemporaines.

Hymnes, la pièce sonore qu’il a créée cette année avec les stagiaires, est une partition poétique élaborée par Nicolas Richard à partir des hymnes nationaux de chacun des participants de l’atelier. L’auteur a prélevé et indexé sous différentes entrées thématiques les paroles des chants de chaque État pour recomposer un hymne hybride et chimérique. 

 

Le même soir, Patrick Fontana a diffusé la pièce Hymnes, et Nicolas Richard a lu son texte, Hymnes (AF-AMS), une extension d’Hymnes. La création sonore et la lecture sont également en réécoute sur la r22 Tout-Monde.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 30 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

[Noisy-le-Sec • France • 12 March 2016]

 

How to get free of landscape? How to transcend what Monet called an “unfortunate speciality”? The solution he came up with lay in a motif taken from landscape but differing from it by virtue of indefinite repetition. Late in the summer of 1889, after a visit to Giverny by Berthe Morisot and Mallarmé, the painter stopped to scrutinise a haystack: he had found what he was looking for.

 

Marianne Alphant is a French writer and literary critic. A graduate of the Ecole Normale and holder of an agrégation in philosophy, she worked for the Paris daily Libération from 1983 to 1982. She edited the Centre Pompidou’s Revues parlées from 1993 to 2010 and is the author of several books on Claude Monet, among them Monet: une vie dans le paysage (Paris: Hazan, 1993, reprinted 2010).

"Delegation and Photographic Protocols in Conceptual Art" by Guillaume Le Gall, lecturer in art history at the Université de Paris-Sorbonne

[Noisy-le-Sec • France • 12 March 2016]

 

Douglas Huebler was one of the first artists to employ photography in the context of systems defined as conceptual. Most notably, though, he was the one who put it to continuous, protean use. The camera not only allowed him to describe and produce facsimiles of everyday objects; it also enabled the imagining of the procedures that accompanied his statements. These procedures hinged on protocols described in the conceptual statements. We shall see, nonetheless, that all appearances to the contrary, these protocols left considerable room for approximation.

 

Guillaume Le Gall is a lecturer in the history of contemporary art at the Université de Paris-Sorbonne and a former resident of the Villa Médicis, the French Academy in Rome. He has curated exhibitions on contemporary photography – « Fabricca dell’immagine » (Villa Médicis, 2004) and « Learning Photography » (FRAC Haute-Normandie, 2012) – and co-curated exhibitions on Eugène Atget (« Eugène Atget, Une rétrospective », Bibliothèque Nationale de France, 2007), and Surrealist photography (« La Subversion des images », Centre Pompidou, 2009). He recently published La Peinture mécanique (Editions Mare & Martin) and was the editor of the last two Carnets du BAL.

“Emotion and Creativity in Artificial Intelligence Forms” by Angelica Lim, researcher in artificial intelligence and robotics

[Noisy-le-Sec • France • 27 february 2016]

 

In Japan, human-like robots act in theatre plays, eliciting empathy and even tears from the audience. In this talk, we will explain how robotics researchers are now finding inspiration in domains such as music, theatre and humour, and why emotion and creativity as some of the hardest problems in Artificial Intelligence today. What is the current state of AI, and how are robots affecting its evolution? To what extent can a robot have authentic emotional intelligence or be creative?

 

Angelica Lim have a B.Sc. in Computing Science (specializing in Artificial Intelligence) from Simon Fraser University and a M.Sc. and Ph.D in Informatics (specializing in Artificial Intelligence and Signal Processing) from Kyoto University. She is also a journalist for the IEEE Spectrum Robotics Blog Automaton. She works as an A.I. roboticist at Aldebaran Robotics, a human-like robot builder company. http://www.angelicalim.com

"The Impact of Intensive Farming on Soils" by Marc Dufumier lecture in french

[Noisy-le-Sec • France • 27 february 2016]

 

In the next decades, it will be necessary to respond to the increased demand for food and agricultural products on the world market, with farmland reduction, due to the expansion of cities on the best arable lands. But the increase in yields per hectare will be possible only if we manage to preserve soil fertility. Forms of industrial agriculture that tend to prevail nowadays, unfortunately, causes more damage because of very different phenomena: erosion, leaching, salinization, compaction, etc. So the question is how it will be possible to increase agricultural yields without endangering the fertility of our soils and under what conditions.

 

Marc Dufumier, agronomist and teacher/researcher at AgroParisTech.

[Noisy-le-Sec • France • 13 february 2016]

 

“Passivity is usually defined through a multiplicity of varying statements that constitute a sum of mostly nega­tive propositions: passivity is rarely defined positively. Passivity thus appears as the negative form of its other, opposite, and positive form, which is activity. Therefore passivity comes to signify an absence of action, reaction, or participation, as well as being dominated by and under the influence of another or others. Passivity is also associated with syno­nyms such as “inertia” and “apathy”, hinting at forms of pathology associ­ated with depression. Passivity has been metaphorically used to produce a distinction between objects and subjects, considering objects as fun­damentally passive whereas subjects are supposed to be active—a passive subject constitutes a form of dysfunc­tion and pathology.”

 

Vanessa Desclaux

 

Vanessa Desclaux is an independent curator, art critic and a teacher at the Dijon school of art. Her PhD from Goldsmith college, London, on art and curating explores the relationship between artistic practice and curatorial practice. She questions the conditions in which curating practices and the figure of the curator transform and have an effect on each of them.

Franck Leibovici - Après la pluie et les brûlots, et au ras des pratiques

Un enjeu théorique et pratique pour l’art contemporain: représenter l’institution.
Une soirée autour des éditions Questions Théoriques.

 

Comment mettre en question l’institution-art, alors que l’on a pris acte de l’échec du projet critique global des avant-gardes, de celui de l’art de la critique institutionnelle (Daniel Buren), et que le champ de l’art ne cesse de s’ouvrir aux acteurs majeurs de l’économie néo-libérale (industrie du luxe par exemple) ? Quels outils mobiliser pour engager un travail de représentation de l’institution – de ses mécanismes, de ses limites mais aussi, peut-être, de ses potentialités ? 

Transcriptions :
العربية

Franck Leibovici, artiste et théoricien dont les ouvrages sont notamment publiés par les éditions Questions théoriques, exposeront leurs positions respectives sur ces questions cruciales.
www.questions-theoriques.com

Olivier Quintyn - Avant l'orage : valences ou vacance(s) de l'avant-garde ?

Un enjeu théorique et pratique pour l’art contemporain: représenter l’institution.
Une soirée autour des éditions Questions Théoriques.

 

Comment mettre en question l’institution-art, alors que l’on a pris acte de l’échec du projet critique global des avant-gardes, de celui de l’art de la critique institutionnelle (Daniel Buren), et que le champ de l’art ne cesse de s’ouvrir aux acteurs majeurs de l’économie néo-libérale (industrie du luxe par exemple) ? Quels outils mobiliser pour engager un travail de représentation de l’institution – de ses mécanismes, de ses limites mais aussi, peut-être, de ses potentialités ? 

Transcriptions :
العربية

Olivier Quintyn, théoricien et cofondateur des éditions Questions Théoriques, auteur du récent Valences de l’avant-garde.

Dans le cadre de son projet de résidence L’abécédaire vocal, à la synagogue de Delme, Violaine Lochu a interviewé Claire Gillie. Comme son nom l’indique, cet entretien est découpé en vingt-six thèmes classés par ordre alphabétique où Claire Gillie aborde certains de ses concepts en liaison avec son travail psychanalytique et anthropologique autour de la voix.

Claire Gillie est Analyste Membre d’ Espace Analytique (A.M.E.a), Membre d’Insistance et affiliée à Convergencia, Membre du CIAP (Cercle International d’Anthropologie Psychanalytique), Membre de l’AFA (Association Française des Anthropologues),Chercheur associé au CRPMS (Centre de Recherche Psychanalyse Médecine Société) Paris 7. Elle est également Docteur en Anthropologie Psychanalytique, Professeur agrégé de l’enseignement supérieur, et ayant fait une traversée de Chercheur dans les champs de la musicologie, l’ethnomusicologie (CNRS / Musée de l’Homme), les sciences de l’éducation, la sociologie (DEA de sociologie) et l’anthropologie psychanalytique (CNRS/Paris 7). 

Claire Gillie
Violaine Lochu

SEMES / récit 6 : Dominique Le Brun

[Les Lilas • France]
A partir d’histoires de naufragés, nous observerons comment se jouent, se rejouent et/ou se délitent les fondements d’une société nouvelle.
Juriste, journaliste et écrivain voyageur, Dominique Le Brun est auteur de plusieurs anthologies autour de la littérature de voyage et des récits maritimes.

 

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 22 mai 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

SEMES / récit 5 : Thomas Lasbouygues

[Les Lilas • France]
Lors du dernier weekend de l’exposition, deux « récits » viendront clore celle-ci. Dans le premier, autour du film “Making of Elina” de Thomas Lasbouyges et de la plateforme archipels.org de Vincent Chevillon, les deux artistes dialogueront autour de la création de mondes possibles.
Thomas Lasbouygues est artiste et cinéaste.

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 21 mai 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

SEMES / récit 4 : Françoise Vergès

[Les Lilas • France]
Pour ce quatrième « récit », Françoise Vergès nous racontera comment, au travers d’un paysage, de son étude botanique, se lit l’histoire des hommes qui l’ont traversé.
Françoise Vergès occupe la Chaire Global South(s) du College d’études mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH), Paris.

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 12 mai 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

SEMES / récit 3 : Fabrizio Terranova

[Les Lilas • France]
Troisième « récit » : Fabrizio Terranova reviendra sur la notion de l’appât qui fait de la narration spéculative une prise politique tout autre que la fiction. Rencontre suivie d’une performance sonore de François Bianco.
Fabrizio Terranova est cinéaste et enseignant. Il dirige le Master Narrations Spéculatives à l’Ecole de Recherche Graphique de Bruxelles.

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 14 avril 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles

Mutando - soirée de clôture de la résidence d’Alice Rivières

[Les Lilas • France]

Un boa constrictor & des Xmen, des modes d’existence & du jeu vidéo, de la réalité virtuelle & de la divination, de la science-fiction & des entendeurs de voix, des souris huntingtonniennes & des romans policiers : une pensée en zigzag qui prend de multiples chemins pour aller quelque part, afin de croiser le plus de personnes possible sur sa route.
 
La résidence « MUTANDO » se présente comme le déploiement d’un projet d’écriture ambitieux et innovant à l’intérieur même de l’espace Khiasma, devenu chambre d’échos de la collectivité des voix habitant le « personnage conceptuel » d’Alice Rivières. Catalyseur spéculatif pour la narration d’autres possibles de ce « devenir hungtintonien », c’est à travers elle que le collectif Dingdingdong (Institut de coproduction de savoir sur la maladie de Huntington) fictionne d’autres rapports au monde, à la pensée et aux savoirs. Construisant, depuis l’expérience de la maladie et avec les usagers , artistes, médecins et chercheurs qui le composent, autant de « savoirs situés », il accompagne Alice Rivières dans « la longue marche de sa métamorphose neuroévolutionnaire » à mesure des multiples récits dont elle fait l’objet (Manifeste, notes de voyage, vidéo, spectacle, jeu-videos…), et nourrit l’écriture de Mutando : roman huntingtonien d’auto-science fiction, où Alice Rivières cherche à trouver une langue adéquate au corps mutant qui est le sien.
 

Dans le cadre du festival « Hors limites », organisé par l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis, et de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

SEMES / récit 2 : Jérémy Gravayat / EN CHANTIER

[Les Lilas • France]
Le second « récit » de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon est EN CHANTIER. Pour inaugurer ce second acte, Vincent Chevillon a invité Jérémy Gravayat à échanger sur les enjeux de la mise en récit de collectes de matériaux documentaires. Comment s’agencent les documents entre les nécessités de la transmission, de l’acte politique et celles du geste artistique ?
Cinéaste, Jérémy Gravayat réalise des films questionnant certaines réalités de l’exil contemporain et des quartiers populaires. Quotidien d’une réfugiée bosniaque, migrants de Sangatte, Palestiniens des territoires occupés, sans papiers et travailleurs immigrés de l’agglomération Lyonnaise.

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.


Soirée dans le cadre du programme « Réfléchir la création” de l’association À bras le corps.
Le projet « Réfléchir la création » est soutenu par Arcadi.

Enregistré à l’Espace Khiasma le samedi 2 avril 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Esther Poryles
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Et les animaux se mirent à raconter le monde...

[Les Lilas • France]
Les animaux ont bien changé. Bien sûr on pourrait penser que ce sont nos façons de les voir qui changent. Ce qui voudrait dire qu’il n’y a que nous qui changeons : nous serions les seuls à avoir une histoire, les animaux n’y seraient que les figurants. Or, une autre version semble aujourd’hui pouvoir compliquer cette manière de raconter, une version qui suggère que les animaux changent comme nous et parfois avec nous. Selon les situations qu’on leur propose, voire les questions qu’on leur adresse, les animaux pourront ou non déployer certaines compétences. De même qu’ils pourront ou non obtenir que l’on prenne en compte ce qui importe pour eux. Ces situations dans lesquelles humains et animaux entrent en relation sont multiples. Elles vont des pratiques des éleveurs à celles des scientifiques, du vivre ensemble avec les animaux familiers aux difficultés de cohabitation avec les espèces protégées. Chacune d’elles décline des interrogations, des exigences et des difficultés particulières. Mais une question commune les traverse : avec qui voulons-nous vivre et comment ?

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Enregistré à l'Espace Khiasma le mardi 19 avril 2016, dans le cadre de MUTANDO, résidence d’Alice Rivières et du collectif Dingdingdong
Mixage : Esther Poryles
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
La moitié du fourbi est une revue littéraire bi-annuelle de 112 pages, qui travaille à livre ouvert et à livre fermé. Elle voudrait incarner l’idée que « la littérature est l’exercice jubilatoire le plus sérieux du monde ».

 

Autour de 18 auteurs, chaque numéro explore librement et largement un thème unique, une proposition, une luciole. Par ce biais, la revue navigue notamment dans les eaux de la création non-fictionnelle, de la critique littéraire subjective, de la photographie, du récit-analyse, de l’entretien, du témoignage et de la parole vive.

 

Dans le cadre du festival Hors limites, Khiasma accueille la revue pour le lancement de son troisième numéro, dont l’ensemble des contributions gravite encore autour d’un seul mot : VISAGE.

 

Khiasma a donné carte blanche à trois auteurs de ce numéro.

 

Frank Smith, Alessandro Mercuri et Sylvain Pattieu présenteront une performance en résonance avec leurs textes respectifs. Ce spectacle littéraire sera suivi d’une rencontre avec les animateurs de la revue.

Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 4 avril 2016, dans le cadre du festival « Hors limites »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

[Les Lilas • France]
Des commentaires immiscés dans les interlignes, un journal de maladie débordant sur les marges, des réponses aux répliques d’Imogène McCarthery et du commissaire Maigret : voici ce que découvre l’écrivaine Geneviève Peigné entre les pages des romans policiers de la collection « Le Masque » ayant appartenu à sa mère Odette, emportée quelques mois plus tôt par la maladie d’Alzheimer.

 

De cette façon de prendre la fiction à partie, d’interpeller des personnages comme si ces derniers étaient autant d’ « interlocuteurs » à même de répondre à la solitude et au mal-être, Geneviève Peigné noue un dialogue posthume autour du livre et de l’écriture. Dans le cadre du festival Hors limites, elle s’entretiendra avec Alice Rivières sur leur recherche commune de formes littéraires susceptibles de traduire les états de corps et d’esprit que suscite l’expérience de la maladie.

L’une, à travers ce roman singulier, L’Interlocutrice, l’autre par le biais de l’enquête existentialo-scientifique qu’elle mène à l’Espace Khiasma dans le cadre de sa résidence d’écriture : explorant les devenirs possibles de sa condition de « mutante » à laquelle la désigne la maladie de Huntington qu’elle porte dans ses gènes.

 

Dans le cadre du festival « Hors limites », organisé par l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis, et de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

[Les Lilas • France]
Fabbula est une revue thématique spécialisée dans l’exploration de la réalité virtuelle « d’auteur », et des nouvelles façons de voir et percevoir que propose ce nouveau médium. 

Pour ce septième lundi des revues, Fabbula lancera le thème de son numéro 3 : les « Mondes Possibles ». Ou : comment les utopies, fictions et spéculations se racontent dans les mondes virtuels et en quoi le réel en est stimulé ? Dans la continuité de la journée d’expérimentation de la veille portés par de talentueux développeurs de la scène parisienne indépendante, et forte de cette expérience partagée des mondes possibles, l’éditeur de Fabbula, assisté d’Alice Rivières et de Fabrizio Terranova, travaillera en direct avec le public de Khiasma à l’élaboration de ce numéro !

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

SEMES / récit 1 : Jocelyn Bonnerave / NOIR ATLANTIQUE

[Les Lilas • France]
NOIR ATLANTIQUE est le premier « récit » inaugurant l’acte 1 de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon. Ayant invité l’écrivain, performeur et anthropologue Jocelyn Bonnerave à explorer l’exposition comme un objet d’étude anthropologique, ce seront les principes fondamentaux d’une « sociologie animiste » en germe qui émaneront de cette fameuse « réserve ». Espace muséographique qui dérobe aux regards, lieu du penser/classer mais aussi du refoulement, de la cargaison, de l’appropriation inavouable, atelier pour l’artiste, laboratoire ou cale de bateau : c’est au cœur de cette écologie de l’ombre que s’agenceront les différentes combinaisons des futurs « actes » de l’exposition, mais où l’on peut imaginer également une « vie sociale » des objets. Où ces derniers prendraient la parole lorsque les hommes ne sont pas là. Une contre-forme de l’exposition, à la façon dont l’océan atlantique serait une contre-forme centrale des continents périphériques et qui, selon l’hypothèse de Paul Gilroy, formerait un continent résiduel d’où serait né, du fond des cales, le peuple de la Caraïbe.

 

Depuis octobre 2013, Vincent Chevillon développe SEMES, un projet itinérant en plusieurs points géographiques. Initié au travers de l’océan Atlantique à bord d’un voilier, ce projet se développe aujourd’hui en Europe au cours de résidences et de voyages. Pour cette exposition monographique à l’Espace Khiasma, il joue sur l’agencement et le déplacement de particules de sens, des sèmes. Composée de récits, d’images, de sculptures ouvragées tout autant que d’objets trouvés ou de collections privées, son installation évoluera au fil de quatre séquences comme le rituel répété de mise en espace d’une carte mentale, provoquant sans cesse de nouvelles lectures, accidents et syncrétismes. Manière pour l’artiste de rendre compte d’une pratique de dérive hantée par l’imaginaire des grands récits d’explorateurs autant que par les fantômes obsédants de l’histoire coloniale.

Enregistré à l’Espace Khiasma le jeudi 10 mars 2016, dans le cadre de l’exposition SEMES de Vincent Chevillon
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Présentation de la collection Les Contemporains

[Les Lilas • France]
Les Contemporains, une nouvelle collection littéraire et plastique aux éditions Manucius, dirigée par Céline Flécheux et Magali Nachtergael

Mis en place en 2011 par des chercheurs de l’Université Paris Diderot et Paris 13, le séminaire Les Contemporains. Littérature, arts visuels, théorie. est ouvert à des artistes et des écrivains venant présenter leurs œuvres devant des étudiants et des chercheurs spécialistes d’art et de littérature. Le projet du séminaire a été désigné lauréat de l’appel « Initiatives innovantes » lancé par l’IDEX SPC (Initiative d’Excellence du PRES Sorbonne Paris Cité). 

Sa finalité est la recherche, tout en explorant de nouveaux matériaux de réflexion pour l’enseignement. En confrontant des expériences artistiques, il entend montrer l’art dans ses complexes processus de production et recueillir les échos qui se forment entre des domaines de création différenciés. 

Pour faire entrer les arts visuels dans le littéraire, nous avons choisi des personnalités qui traçaient des lignes de récit, mettaient à l’œuvre de nouvelles formes de fictions ou qui faisaient l’histoire d’une expérience visuelle si forte qu’elle en modifiait profondément l’écriture. 

Nous tentons par là de rendre compte de la dimension visuelle que se donne la littérature depuis quelques années, ainsi que des préoccupations plastiques sensibles chez nombre d’écrivains contemporains. Réciproquement, de nombreux artistes se montrent préoccupés par des questions d’écriture, qu’il s’agisse de récits, fictions ou d’essais. 

De nouvelles expérimentations littéraires et plastiques trouvent dans le texte un moment de pause avant de se relancer vers la performativité, le volume, les images et les écrans dans un flux qui laisse parfois le livre derrière elles. La série de séminaires espère donner à saisir le moment où se pose un texte dans un entre-deux, toujours avant ou après un épisode plastique qui le poussera et le reposera plus loin. 

La collection que nous publions chez Manucius représente le fruit des séances publiques de séminaires. Nos invités, des personnalités du monde de l’écriture et de l’art, ont pu proposer un texte qui se trouve édité ici. Nous avons également souhaité publier des formes qui ne pouvaient être dites, car leur matière n’est pas toujours le langage, mais qui trouvent leur expression dans le livre. C’est ainsi que la collection accueille également des projets artistiques originaux. 

Céline Flécheux (Université Paris Diderot) et Magali Nachtergael (Université Paris 13)

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

François Bensignor, auteur de « Fela Kuti, le génie de l'Afrobeat »

[Paris • France] 
À l’occasion de la soirée événement autour de Fela Kuti le 15 janvier 2016 au cinéma La Clef, Belleville en vues a rencontré François Bensignor, journaliste musical spécialiste des musiques du monde et auteur de la biographie sur Fela Kuti intitulée Fela Kuti, le génie de l’Afrobeat. Personnalité iconoclaste, provocateur plein de courage, fervent panafricaniste, pourfendeur des régimes militaires qui ont ruiné son pays, le Nigeria, FELA Anikulapo KUTI est avant tout le génial créateur de l’Afrobeat. Fela a exercé une influence majeure, musicale, culturelle, politique, en Afrique et dans ses diasporas. Mieux, il a fait de l’Afrobeat un phénomène mondial !

[Les Lilas • France]
Terrain vague est une revue borderline qui investit les interstices et explore les lisières du genre, du féminisme, de l’art contemporain et de la culture pop. Il y a là un terreau commun où poussent, entre deux carcasses de voiture, les herbes folles, les fleurs sauvages et les essences rares.

La revue est un espace de création ouvert qui cultive les rencontres, trop rares, entre la multitude des identités queer. Un terrain de jeux et d’expérimentations où se mêlent création graphique et littéraire, philosophie et sociologie, photos et illustrations, entretien et fiction, arts et performances.

Terrain vague est né de la volonté d’un groupe d’amis. L’objectif est de créer un lieu d’expression qui fédérerait des démarches artistiques identitaires, un catalyseur qui permettrait d’interroger ensemble les représentations et les relations de force sexuelles et sociales.

Terrain vague se propose d’attirer d’autres corps minoritaires et de leur donner une visibilité. De ces échanges et confrontations naîtront des aspérités riches de sens et d’idées, une terre fertilisée de tous bords pour y planter et y construire.

L’aspect de la revue est celui d’un journal, et plus particulièrement du tabloïd. Il s’agit autant de mettre en tension une certaine “pauvreté” de l’objet avec un contenu inédit et précieux, que de réinterroger un format qui est à l’origine d’une diffusion massive, populaire et globale de l’information. Enfin, en l’absence de brochage, chaque page peut devenir œuvre, affiche, manifeste, memento, ex-voto.

Terrain vague est proposé par 
Pierre Andreotti, photographe plasticien, 
Tiphaine Kazi-Tani, chercheur(e) en design, 
Adam Love, designer, 
Anne Pauly, journaliste, et
Antoine Pietrobelli, universitaire.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Brouhaha, les mondes du contemporain / Lionel Ruffel & Le peuple qui manque

[Les Lilas • France]
« C’est dans cette sensation de ne plus se sentir exactement moderne que cette sensation d’être contemporain pouvait trouver une réponse… »

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 19 février 2016, dans le cadre de la soirée « Brouhaha, les mondes du contemporain »
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Les usagers de la santé : pratiques d’auto-détermination

Les Lilas • France]

Le Réseau sur l’entente de voix français (REV France) rassemble des personnes qui entendent des voix, ou qui se sentent concernées par ces phénomènes, et qui assument clairement le principe de prendre au sérieux ces expériences, en considérant que ces voix et ces présences sont réelles. Il organise notamment des groupes d’auto-support et des formations, à l’adresse des Entendeurs autant que de leurs proches et des soignants. Ce réseau, initié en France par Yann Derobert et Magali Molinié, vite rejoints par Vincent Demassiet, inspire beaucoup les réflexions et les travaux de Dingdingdong sur l’autodétermination des usagers, laquelle pose des problèmes spécifiques lorsqu’elle est abordée pour une maladie qualifiée de neurodégénérative telle que Huntington.

 

dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma, un programme conduit par le service livre de la Région Île-de-France

Enregistré à l'Espace Khiasma le mardi 15 décembre 2015, dans le cadre de MUTANDO, résidence d’Alice Rivières et du collectif Dingdingdong
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Le lundi des Revues #1 - JEF KLAK

[Les Lilas • France]

Un lundi par mois, KHIASMA ouvrira son espace à ce qui s’écrit en collectif et se publie sous le nom de « revue ». Pour cette 1re édition, nous recevrons des membres de Jef Klak, qui est à la fois un collectif, une revue papier à pagination variable (+ un disque de création sonore), un site Internet et un journal mural. Son fil conducteur ? Les déclinaisons d’une comptine : Marabout, Bout d’ficelle, Selle de ch’val, Ch’val de course, etc. Chaque thème étant déplié selon les questions sociales et esthétiques qui s’y rapportent, le n°1, Marabout, a abordé la magie, les relations entre croire et pouvoir, tandis que le n°2, Bout d’ficelle, dont nous fêterons ensemble la sortie imminente (le 15 mai), explorera les tissus – urbain, organique, textile –, bref : différents nœuds sous toutes les coutures !

Avec Bruno Nassim Aboudrar (Comment le voile est devenu musulman, Flammarion, 2014), Rachel Viné-Krupa (Un Ruban autour d’une bombe. Une biographie textile de Frida Kahlo, NADA Edition, 2013), Frédéric Ciriez (Mélo, Verticales, 2013), et plusieurs membres du comité de rédaction de la revue Jef Klak !

Avec Bruno Nassim Aboudrar, Rachel Viné-Krupa, Frédéric Ciriez, et plusieurs membres du comité de rédaction de la revue Jef Klak !
Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 11 mai 2015.
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site

Le lundi des Revues #2 - COYOTE

[Les Lilas • France]

Coyote est un assemblage,
un collectif,
une collaboration entre des êtres et des affects,
des zones d’affinités
– une alliance involutive.
Coyote est une zone d’expérimentation éditoriale sur papier, un espace de respiration critique, autonome, nourri par le cours du théâtre des négociations – la simulation d’une assemblée d’un genre nouveau et élargi où les états dialoguent avec les terriens non-humains.
Coyote 0 rassemble des documents, théoriques, visuels, poétiques. Pendant 6 jours, il s’est augmenté, tel une jungle, pour rendre compte d’un processus intensif de négociations politiques autour de la crise climatique, d’un élargissement des consciences, d’une forme de piraterie. Un zine qui est aussi pamphlet.
Coyote numéro zéro a été réalisé durant le théâtre des négociations fin mai 2015 à Nanterre-Amandiers

Enregistré à l'Espace Khiasma le lundi 23 novembre 2015.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site