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[Les Lilas • France]

 

Portrait du site où se prépare le futur parc Simone Veil, à partir de captations sonores récentes (chantier, crèche, école, ville) vers un futur espace incertain et fictionnel (campagne, souvenirs, rêves).

 

Dans le cadre de l’exposition « Ici & Ailleurs » du 10 au 30 juin 2018 à l’espace Khiasma, le Potager Liberté présente deux pièces sonores par Juan Guillermo Dumay, artiste sonore (memodumay.tumblr.com) et membre du collectif qui ouvrent ici la collaboration du Potager Liberté avec la radio r22 Tout Monde. Voici la première pièce. 

 

 

Réalisé en juin 2018 par Juan Guillermo Dumay

De nos âmes arrimées

[Tout-monde]

 

Un voyage au cœur d’un chant mystique dédié aux sortilèges de l’extase. Deux entretiens s’arc-boutent sur une énigme électro-modulée, des fragments de voix irisent l’espace… Ces déflagrations oniriques évoquent à la fois les pratiques d’un magnétiseur au souffle vital et le bois sacré utilisé par les Pygmées lorsqu’ils pratiquent le rite du Bwiti. Ce rite renoue avec un dialogue perdu où la chair se frotte à la mort imminente.

 

Le voyageur accède à un état intérieur d’extralucidité par la prise d’un psychotrope naturel : la racine de l’iboga. Les conséquences psychiques de cette connexion mystique bouleversent la vie entière de l’initié – la mort se liquéfie, le corps se délivre de la nuit, les os humains inversent leur vieillissement par le rire, la bave, le souffle… Une guérison par l’extase.

Évasion documentée de Sigolène Valax
pour le premier numéro de la revue Jef Klak – Marabout (toujours disponible en librairie)
Avec Laurent Dubouchet et Pierre Yonas.

Si Di Kubi Public Recording Sessions #2

[Beirut • Lebanon]

 

As written by curator Hicham Khalidi for the Sharjah Biennal’s exhibition in Beirut Art Center, “French/Algerian artist Mohamed Bourouissa has initiated a platform with other artists from Paris and Beirut, including DJ SINA, musician Sharif Sehnaoui, photographer Dorine Potel, architect Tony Chakar and artist Ghida Bahsoun. Together they collaborate on ongoing music compilations that directly question the neoliberal mechanisms behind music production, proposing a more collaborative and open-sourced approach to cultural ownership.

 

Each of the albums has a theme that relates to language, gentrification and the economy, and will be distributed back to the informal circuits of production and exchange.”

 

The monthly public recordings that take place within the artist’s instillation in turn become part of their permanent musical collection, expanding the musical repertoire they already provide their audience to interact with and appropriate.

Enregistré par Mohammed Bourouissa

[France]
 
Fiction de Raphaël Mouterde et Élisa Monteil pour le premier numéro de la revue Jef Klak – Marabout (toujours disponible en librairie)
 
Les mauvaises, les dangereuses, les laides, les bannies, les brûlées vives, les noyées : les sorcières. Ces femmes qui dans l’imaginaire commun ont un pouvoir. L’imaginaire commun a suffi aux inquisiteurs pour mettre en place une vaste chasse aux sorcières, aux « praticiens infernaux », atteignant son apogée aux XVIe et XVIIe siècles. Entre 50 et 100.000 personnes périrent : 80% d’entre elles étaient des femmes des classes populaires.
Après l’écrasement, que reste-t-il des femmes, des pratiques, de l’insoumission, des corps ? Il jaillit une lettre, une adresse, un acte, un geste.
 
 

Avec les voix de Christine Monot, Éric Thannberger, Josiane Berthias, Camille Ducellier, Anouk, Lorca, Élisa Monteil et Raphaël Mouterde. Mixé avec François Gueurce.

Extraits de : Onanisme avec troubles nerveux chez deux petites filles, de Démétrius Zambaco, Solin, 1978 (publication originale en 1882, dans L’encéphale) / Malleus Maleficarum (Le marteau des sorcières), de Henri Institoris et Jacques Sprenger, publié à Strasbourg en 1486 ou 1487 / Sorcières mes sœurs, film de Camille Ducellier, 2011.

Si Di Kubi Public Recording Sessions #1

[Beirut • Liban]

 

Hicham Khalidi écrit, à propos de l’exposition qu’il a réalisé pour la biennale de Sharjah au Beirut Art Center, « l’artiste franco algérien Mohamed Bourouissa a initié une plateforme avec des artistes de Paris et de Beirut, dont DJ SINA, le musicien Sharif Sehnaoui, la photographe Dorine Potel, les artistes Tony Chakar et Ghida Bahsoun. Ensemble ils ont conçu des compilations musicales qui interrogent directement les mécaniques néolibérales qui sous-tendent la production musicale, proposant une approche plus collaborative et open-source de la notion de droits d’auteur.

 

Chacun des albums ainsi produits détermine une thématique liée au langage, à la gentrification, à l’économie, et sera redistribuée dans les circuits informels de la distribution et de l’échange. »

 

Les enregistrements mensuels ont eu lieu dans l’installation dont Mohamed Bourouissa a été l’instigateur, et ont ainsi intégré une forme de collection permanente, amplifiant ainsi le répertoire musical mis à disposition du public pour qu’il se l’approprie et qu’il entre en relation avec ses contenus.

Enregistré par Mohammed Bourouissa

Chez Bachelor, roi de la sape

[Paris 18e – France ]

 

La sapologie est la réappropriation des codes vestimentaires des dandys occidentaux par les Congolais.e.s. 

 

Jusqu’à présent, les sapeurs s’approvisionnaient auprès des grandes marques vestimentaires occidentales. Bachelor a créé la première marque congolaise de Sape, Connivences, et tient sa boutique Sape & Co à Paris, 18e. 

 

Émilien, membre du collectif Jef Klak, se fait initier à la science-sorcellerie vestimentaire du Bachelor ; entre cabine d’essayage et rayonnage de costumes trois-pièces…

 

Voir aussi l’article « Je cocotte, mais c’est la classe » dans le numéro Bout d’ficelle de Jef Klak

Documentaire de création de Céline Laurens
pour le deuxième numéro de la revue Jef Klak – Bout d'ficelle (toujours disponible en librairie)

[Tout-monde]
 
Une vibration, cyclique – comme une espèce de résonance venue des profondeurs. Sauf qu’elle se rapproche au fur et à mesure que je gravis les étages. Cage d’escalier amplifiée – vaste, l’espace est élargi par le son, rayonnant entre les murs. Mon ascension devient potentiellement sans fin – je ne suis plus vraiment sûre d’arriver chez moi, je me sens aimantée par cet immense espace stellaire, comme s’il y avait une ouverture dans le toit…

 

Je m’arrête pourtant devant mon palier. Je suis arrivée. Du dernier étage, juste au-dessus, émanent ces sonorités denses, qui s’échappent de chez mon voisin. Je m’apprête à tourner ma clé dans la serrure comme de coutume, puis je me ravise. Cette fois, je vais aller frapper chez lui, et lui proposer de mettre « ça » sur le CD de Marabout.

Création sonore (synthèse granulaire) d’Adriano Perlini, mixé par Vincent Hänggi
pour le premier numéro de la revue Jef Klak – Marabout (toujours disponible en librairie)

[Inde] 

 

quelque chose d’un temps d’avant les hommes, ou de mondes en parallèle sans les hommes, quelque chose d’un autre réel que la langue fait entendre : ce qui est chanté pendant qu’on cultive, en cao lan, dans les montagnes du Nord Vietnam 

quand, en Inde, à la question « qu’est-ce que la langue pour vous », Sumati Kalidindi répond en telugu, et Rozan, qui vient d’un des Etats fédérés du nord de l’Inde, me répond (en partie) en urdu

enfin, entendre un peu de sanskrit, la langue des dieux, parlée encore par quelques érudits. rejoindre ainsi un temps et un espace a-humain, qu’avec grand respect les hommes d’aujourd’hui étudient

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Inde] 

 

quelque chose d’un temps d’avant les hommes, ou de mondes en parallèle sans les hommes, quelque chose d’un autre réel que la langue fait entendre : ce qui est chanté pendant qu’on cultive, en cao lan, dans les montagnes du Nord Vietnam 

quand, en Inde, à la question « qu’est-ce que la langue pour vous », Sumati Kalidindi répond en telugu, et Rozan, qui vient d’un des Etats fédérés du nord de l’Inde, me répond (en partie) en urdu

enfin, entendre un peu de sanskrit, la langue des dieux, parlée encore par quelques érudits. rejoindre ainsi un temps et un espace a-humain, qu’avec grand respect les hommes d’aujourd’hui étudient

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Inde] 

 

quelque chose d’un temps d’avant les hommes, ou de mondes en parallèle sans les hommes, quelque chose d’un autre réel que la langue fait entendre : ce qui est chanté pendant qu’on cultive, en cao lan, dans les montagnes du Nord Vietnam 

quand, en Inde, à la question « qu’est-ce que la langue pour vous », Sumati Kalidindi répond en telugu, et Rozan, qui vient d’un des Etats fédérés du nord de l’Inde, me répond (en partie) en urdu

enfin, entendre un peu de sanskrit, la langue des dieux, parlée encore par quelques érudits. rejoindre ainsi un temps et un espace a-humain, qu’avec grand respect les hommes d’aujourd’hui étudient

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Vietnam] 

 

quelque chose d’un temps d’avant les hommes, ou de mondes en parallèle sans les hommes, quelque chose d’un autre réel que la langue fait entendre : ce qui est chanté pendant qu’on cultive, en cao lan, dans les montagnes du Nord Vietnam 

quand, en Inde, à la question « qu’est-ce que la langue pour vous », Sumati Kalidindi répond en telugu, et Rozan, qui vient d’un des Etats fédérés du nord de l’Inde, me répond (en partie) en urdu

enfin, entendre un peu de sanskrit, la langue des dieux, parlée encore par quelques érudits. rejoindre ainsi un temps et un espace a-humain, qu’avec grand respect les hommes d’aujourd’hui étudient

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Clamart • France] 

 

« Hypnorama est un environnement immersif qui invite le spectateur à se plonger dans un état hypnagogique, ce moment ténu entre veille et endormissement, pendant une séance de 15 minutes. Dans cet espace confiné, plongé dans l’obscurité, dialoguent textures sonores et intensités lumineuses. La pièce sonore composée et interprétée par Violaine Lochu joue des oscillations, souffles, échos et superpositions de voix et dialogue avec le dispositif lumineux développé par Baptiste Joxe. Guillaume Constantin crée un environnement dans lequel le spectateur peut se lover et se laisser entraîner dans le trouble du rêve éveillé. » Madeleine Mathé

Programme :
Hypnorama 

installation sonore et lumineuses, 5 enceintes, 2 sources lumineuses, moquette et mobilier
avec Guillaume Constantin (display) and Baptiste Joxe (lumière)
pièce sonore, 15 min, 2018
production Centre d’Art Contemporain Chanot, Clamart

[Noisy-le-Sec • France]

 

Félicia Atkinson est en résidence à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec de septembre 2017 à avril 2018. Elle propose un programme de « séances d’écoute profonde » dans l’atelier-résidence de La Galerie. Elle y créé les conditions pour développer une attention particulière, un point de contact sensible avec d’autres compositrices. Lors de ces séances, elle diffuse sa propre musique, celle d’autres musiciennes invitées ainsi que celle de compositrices femmes, figures importantes de l’histoire de la musique.

 

Pour le r22 Tout-monde, Felicia Atkinson propose un prolongement de ces séances d’écoute à travers des mixs composé pour la plateforme. 

Tracklist:

1. suzanne ciani : 6th voice sound of a flower falling
2. kenneth goldsmith & joan la barbara 15th poem
3. marina rosenfeld: the conversation
4. midori hirano; rolling moon
5. midori takada & masahiko satoh; monody
6. felicia atkinson: hier le desert
7. suzanne ciani: tenth voice: sound of love
8. native instruments: deep frog
9. pauline oliveros: wolf loba
10. michel mercure: in the air
11. emmanuelle parrenin; l’harpe de soie
12. alice coltrane: rama katha
13. suzanne ciani: twelve voice: sound of love turning

La résidence de Félicia Atkinson à La Galerie reçoit le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis.

[ Monde entier ]

 

2018 on joue partout! Dans la rue, les places et les squares aux quatre coins du ça rit, ça chante et ça crie! Cabiria Chomel nous fait écouter ici des prises de son aux origines diverses qui s’entremêlent et qui créent un paysage mouvant où l’enfance donne le rythme. 

« Que l’espace du dehors soit celui du jeu, de l’enfant en transe et de ses règles éphémères. Que l’on passe de place en place comme une comptine te mène de mot en mot, c’est comme ça que l’envie est née. J’ai alors lancé un appel aux amis des ondes, à ceux qui ont toujours un enregistreur dans la poche pour rassembler ces sons d’enfants qui jouent dans l’espace public. J’ai reçu avec générosité de la délicatesse et de l’énergie brute, des instantanés, beaucoup de cris et de rires. Il a ensuite fallu tisser l’ensemble douce ment et soigneusement, pour que ces terrains de jeux aux quatre coins de la planète, entrent en résonance. »

Pièce de Cabiria Chomel pour le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak: "Ch'val de course" (toujours en librairie).

Avec, par ordre d’apparition dans la pièce, les prises de son de : Marine Bestel, Dyo, France / Caroline Fontana et Hamedine Kane, Jungle de Calais, France / Flavien Gillé, Sal Rei, Cap-Vert / Corinne Dubien, Athènes, Grèce / Cabiria Chomel, Molenbeek, Belgique / Corinne Dubien, Athènes, Grèce / Cyril Mossé, Nzundu, République Démocratique du Congo / Céline Della Savia, Albi, France / Cyril Mossé, Midyat, Turquie / Willem Sannen, Schaerbeek, Belgique / Felix Blume, Tanger, Maroc / Felix Blume, Diafarabe, Mali / Anna Raimondo, Casablanca, Maroc / Flavien Gillé, Istanbul, Turquie / Chloé Despax, Toulouse, France / Felix Blume, Malatya, Turquie / Cabiria Chomel, Bruxelles, Belgique

Montage : Cabiria Chomel
Mixage : Corinne Dubien
Merci à : Flavia Cahn, Livia Cahn, Lucas Le Bart, Aurélien Lebourg, Guillaume Abgrall, Marie-Noëlle Battaglia, Michelle Fikou, Emilie Mousset, Bastien Hidalgo Ruiz et Roxane Brunet.

Rencontre avec le collectif A Constructed World

[Pantin • France]

 

Rencontre avec le collectif d’artistes A Constructed World

 

Connexion bruyante est un projet proposé par l’artiste Hélène Deléan. Cette plateforme radiophonique réunit des communautés d’adolescents qui vont à la rencontre d’acteurs de la vie politique et culturelle contemporaine.

 

Ce programme vise à soulever des enjeux d’appropriation citoyenne des outils numériques comme levier d’émancipation et d’accès à des pratiques artistiques. Il s’inscrit dans le cadre de la convention “Culture et société’’ du Département de la Seine-Saint-Denis.

 

Projet réalisé avec la classe de 4e5 du collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec dans le cadre du dispositif “La Culture et l’art au Collège’’ du Département de la Seine-Saint Denis et avec les adolescents de l’atelier I-LOL-ART.

Enregistrement et montage : Hélène Delean

A couple of years after the tsunami-turned-toxic disaster in Fukushima, a new island emerged near the archipelago of Ogasawara in the Pacific south of Japan. Shot between the islands of Ogasawara and the contaminated fields of Fukushima, “The Voyage Out” plots speculative bridges between these parallel worlds, as a mutating archipelago.

 

“2023” is the third episode of “The Voyage Out Radio Series: 2222 ∞ 2022” and a collaboration with Nuno da Luz featuring Ayami Awazuhara and Hiroatsu Suzuki. Set between the years of 2023 and 2222, the episode interprets a conversation between two Ogasawawa botanists who speculate on the future ecology of the new island of Nishinoshima. In “2023”, botanical preservation meets species transplantation in an inter-temporal voyage, where documentary materials become the source of a science fiction tale narrated by ghostly cyborgs haunting a loop of past, present and future.

 

2023, audio, 29:30, Ana Vaz & Nuno da Luz, 2018
produit par: Jeu de Paume Espace Virtuel pour l’exposition de Maria Ptqk « À propos du Chthulucène et de ses espèces camarades » en cooperation avec L'Espace Khiasma (www.khiasma.net) et la R22 Tout-Monde (www.r22.fr) dans le cadre de la résidence d'Ana Vaz au sein du programme Plateforme

Son sport en robe de chambre (Sport et réalité virtuelle)

[Paris • France]

 

Monsieur Y (prononcé ici « why ») est une personne très atypique, d’un genre assez nouveau et en devenir, car il s’adonne à divers sports mais uniquement en réalité virtuelle.

 

Dans cette narration spéculative, Laurent Bonnotte nous invite durant quelques minutes à nous pencher sur une manière très particulière de considérer les disciplines sportives mais aussi sur un rapport ambiguë entretenu avec les technologies numériques immersives et interactives. Bien que le personnage fictif ici soit un peu extrême, ses confusions ne sont-elles pas parfois partagées par un certain nombre de ses contemporains ?

Pièce réalisée par Laurent Bonnotte.

Le paysage en Otomi avec Guadalupe

[Querétaro • Mexique]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Querétaro • Mexique]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

[Malaka • Malaisie]

 

les autres langues, les langues autres : d’autres sons, d’autres modulations de sens oщ se disent des parcelles de temps et d’espace

alors, prend forme ce qui existe dans un endroit du monde, un endroit oщ ces sons sont compris, sont encore un peu compris. lа, eux seuls permettent de dire sa position au monde, de la comprendre dans la mйmoire de ce qui a été transmis

dans ce deuxième post de « glossolalie/unventer », une des premières langues entendues, il y a quelques mois, au hasard d’une rencontre dans la rue а Malaka, en Malaisie : le baba nyonya, une langue de mélange. ce qui est totalement le signe de toute langue, et du projet « unventer », au croisement des langues

et deux autres langues rencontrées il y a quelques semaines, au Mexique, dans l’Etat de Querétaro, le triqui et le hñäñho. c’est en hñäñho que j’apprends а décrire ce que je vois, le cactus, les pierres, le ciel, la maison, que je fais mes premiers pas ainsi dans la langue, dans la sierra, en plein territoire hñäñho

 

ces fragments sont collectés depuis juillet 2017 dans le cadre du projet « glossolalie/unventer », inventaire-invention d’un chemin d’une langue à l’autre. tour du monde des langues mené par fréderic dumond au cours d’une traversée d’un mois en cargo, à partir du Havre vers Port Klang, en Malaisie, et de temps de présence à Jogyakarta et Jakarta (Indonésie), sur la côte du Coromandel, le long du golfe du Bengale, à Madras et Pondicherry (Inde), à Ha Noi et dans les montagnes du nord Vietnam à la frontière chinoise — dans le sud de l’Australie, à Melbourne — en Nouvelle-Calédonie sur la Grande Terre (à Nouméa) et à Port-Vila, sur l’île d’Efaté au Vanuatu — à Valparaiso et sur l’île de Pâques, à Querétaro (au Mexique), enfin sur l’île de Malte.

Enregistrements réalisés par Frédéric Dumond en 2017/2018.

Cabinet de curiosités

[Brest • France]
Un jour de tempête, arpenter la ville, trouver refuge dans une petite librairie dont un membre de Jef Klak m’avait donnée l’adresse.
Refuge chaleureux, livres sens dessus dessous, des anciens surtout, de l’occasion.
On élabore le premier numéro, « Marabout », et je viens chercher des livres sur la magie.
Un habitué m’entend – Je connais quelqu’un que vous devriez rencontrer ; je lui téléphone, c’est bon, allez-y il vous attend.
Je griffonne une adresse.
Je traverse la ville, je sonne, mon enregistreur en main, le casque sur les oreilles
et je n’en crois pas mes yeux.

Pièce d' Aude Rabillon pour le CD du premier numéro de la revue Jef Klak : "Marabout" (toujours disponible en librairie)

Nous avons le couteau sur notre accent

[Aubervilliers • France]

 

Tu peux griller cette phrase. Tu peux la manger. Tu seras avec nous. Comme nous. Avec le FLE dans la bouche. Ce n’est pas la peine de l’avaler. On ne le digère jamais.  

 

Aux Laboratoires d’Aubervilliers, avec le formidable et merveilleux groupe du soutien scolaire de la boxe chez Boxing Beats, et avec Ariane Leblanc, Thimotée GMK, Sabrina Pennacchietti, Hussein Abdallah, Hassan Abdallah, Gérard Mayen.

Séquence 9 de l'antenne Rester. Etranger. Réalisé avec le soutien de la FNAGP (Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques), du Laboratoire d'Excellence des Arts et médiations humaines de l'Université Paris 8, de l’association PourLoger, de l'Espace Khiasma (Les Lilas), des Laboratoires d'Aubervilliers, de La Terrasse – espace d'art de Nanterre.

Evaluez votre dépendance

[Vaujours, Seine-St-Denis France]

 

Pour bien commencer l’année, Jef Klak se penche sur l’addiction aux jeux d’argent.

Faites vos jeux

Rien ne va plus

 

 

« Je l’ai vue faire le mur. Non mais sérieux, le mur Une adolescente= Elle attendait que mon père s’endorme, pour filer en douce… » Il existe des tests d’évaluation pour tenter de mesurer sa dépendance au jeu. Constitués d’une dizaine de questions, ils permettent de « savoir où vous en êtes avec les jeux de hasard et d’argent ». Anna n’est pas joueuse, mais elle se prête au jeu. Entretien à travers les méandres du jeu pathologique. 

Questionnaire d'Emmanuelle Tornero pour le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak: "Ch'val de course"
toujours disponible en librairie)
[Pièce en compétition dans la catégorie Petites Ondes du Festival Longueur d'Ondes à Brest (http://longueur-ondes.fr)

Ici le combat de Lejaby

[France]

 

Mai 2015 — Pour une fois, la Radio Cousue Main n’était pas à la radio mais sur un CD, dans une revue. Pour l’occasion, elle eu la chance de jouer dans un grand studio avec trois micros ; mais fidèles à ses contraintes de jeu, elle a enregistré en une seule prise, dans les conditions du direct et selon un dispositif simple inspiré des débuts de la radio. 

 

Dans les journaux, imprimés ou audiovisuels, sur Internet, on a beaucoup parlé du conflit des Lejaby, en 2012, alors que l’élection présidentielle approchait. Témoignages d’ouvrières, récits journalistiques, justifications économiques, revendications sociales, avis d’experts, discours politiques, comptes-rendus plus ou moins « objectifs » : tous ces mots (et rien que ces mots) récoltés sur Internet ont été agencés dans une partition textuelle pour réactiver « le combat des Lejaby ». Cette partition a servi de base à une improvisation collective de la Radio Cousue Main (voir la partition).

Impro collective sur une trame composée de textes sur les conflits des Lejaby (en particulier pendant l'année 2012) par la Radio Cousue Main, pour le CD du deuxième numéro de la revue Jef Klak : "Bout d'ficelle" (toujours disponible en librairie)

On va aller rencontrer

[Paris • France]

 

Je vous écris d’une ville où je suis venue avec mes amis pour faire un peu de vacances. Un mot qui n’existe pas dans la langue maternelle. Quand on dit vacances ils remplissent les sacs de sports et froncent les sourcils. Ils attendent le train devant l’éternité dans laquelle ils sont assis comme on s’allonge. 

« On va aller rencontrer », séquence 8 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec le soutien de la commission mécénat de la FNAGP, de l'association Pour Loger et du Laboratoire d’excellence des arts et médiations humaines (Arts-H2H) de l'Université Paris 8.

[Les Lilas • France]

 

A l’occasion de l’émission Histoires de la littérature récente de Radio Brouhaha avec Olivier Cadiot et autour de son oeuvre, commande fut passée à Nicolas Attal, étudiant du master de création littéraire de nous proposer une histoire imaginaire du slam. La voici.

Enregistré à l'espace Khiasma le 14 octobre 2017. Mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

« Les dessinateurs japonais, pensant qu’en représentant un sujet ou une scène sur papier, ils la capturait. D’une certaine manière, la chose dessinée préexistait dans l’air et qu’en la faisant apparaitre,elledevenait leur. Ils avaient donc un pouvoir. Celui de créer et de posséder ce qu’ils dessinait. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

[Les Lilas • France]

 

« Cet été, nous avons passé une semaine en montagne à jouer de la musique, lire et collecter de multiples sons. Nous en avons fait un voyage sonore double face. Une face jour et une face nuit. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Nuit Blanche: Alice Peynaud & Audrey Carmes

[Les Lilas • France]

 

« Cet été, nous avons passé une semaine en montagne à jouer de la musique, lire et collecter de multiples sons. Nous en avons fait un voyage sonore double face. Une face jour et une face nuit. »

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Nuit Blanche : Charles-Henri Despeignes

[Les Lilas • France]

 

« La séance est ouverte. Qui aujourd’hui, des gens ordinaires, plaiderait vigoureusement pour le capitalisme. Au fond personne. Personne ne pense que c’est tellement formidable l’oligarchie financière est économique.Tout le monde voit bien que ça fait des crises artificielles et une violence inouïe ; que ça brutalise des millions de gens pour des raisons totalement obscures liées aux manigance d’une petite poignée de gens. Tout le monde est pour la démocratie. Or je conteste que les pays capitalistes développés sont les exemples même de la démocratie réalisée. »

 

Charles-Henri Despeignes est journaliste, auteur, producteur radio et créateur sonore.

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Notre chemin, c'est l'obstacle

[Nantes • France]
Jef Klak fait sa rentrée sur la R22 ! Pour se mettre en jambes et en mouvement, on prend la ville à bras le corps, en long, en large, en travers, et surtout là où elle n’est pas faite pour ça. Car peut-être bien que le meilleur chemin, c’est l’obstacle.
 

Courir, grimper, sauter, glisser, rouler.

Jouer avec tous les obstacles du quotidien. 

Faire de la ville un grand terrain de jeu. 

À explorer, à toucher. 

Y tracer ses trajectoires, l’empreinte de son corps, le temps d’un souffle.

Deux très longues secondes.

 

Merci à Stany, Xavier, Valentin, et les autres Yamakasi nantais de l’ADD Academy

« Notre chemin, c’est l’obstacle » création sonore d’Aude Rabillon inclue dans le CD du quatrième numéro de Jef Klak
« Ch'val de course» (toujours disponible en librairie)

Superformer(s) #choeur

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Enregistré à la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec
Voix : Karima Alem, Samera Ahmed, Milijana Banovic, Marc Bataille, Béatrice Bikime Mibene, Nadia Fidelin, Thierry Fourrière, Taco Gakou, Jocelyne Giraud Lepage, Zoulhera Ichou, Nathalie Labbé, Patricia Le Beller, Ghyslaine Pé, Francine Pierandréi, Hanane Sahnoun, Mario Silva
Réalisation : Violaine Lochu

 

Deux ans après le désastre nucléaire à Fukushima, une nouvelle île, émerge au Sud de la mer du Japon : Nishinoshima. Depuis l’année 2222, un.e voyageur.euse cyborg envoie une transmission, premières esquisses d’une cartographie transversale de cette île-monde en train de se constituer.

 

2222 est la première pièce radiophonique du projet “The Voyage Out”, recherche autour des nouvelles formes et dimensions de vie nées des cataclysmes écologiques qui ont suivi la catastrophe de Fukushima.

«2222», de Ana Vaz & Nuno da Luz.
21'33'', son stéréo.

Horrible trouble

[Paris • France]

 

Déni des mains assemblées. Mains divorcez. Mains partez. Mains dérapez. Mains échouez dans des digressions d’encre. Mains provoquez les boursouflures des paragraphes. Des passages raturés sous le pouce. Mains faites page dense et insensée. Illisible dans la mêlée des dates. Des gris anthracite. Des flous et des glauques. Mains d’humeur vespérale. Mains infusez vos astres. Mains induisez.

 

La paume est sèche. Ferme. Je sens ses lignes de vie contre les miennes.

«Horrible trouble», séquence 7 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Abdellah Ismail, Hassan Abdallah, Abdulaziz Abdulkarim, Omar Haruone Aboubakr, Masri Omar et Hussein Abdallah.
Le projet «Rester. Etranger.» a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) qui lui a apporté son soutien.

The Hammer in my head

[Gentilly • France]

 

La pièce sonore The Hammer in my head  a été créée dans le cadre de la performance éponyme présentée au Générateur le 5 mars 2017 lors des Performances de Mars.

 

Née à Londres en 1991, Bonella Holloway vit et travaille à Toulouse. Son travail de performance, d’écriture et de vidéo investit la musique et la nourriture comme vecteurs d’une approche sensible de schémas sociaux, linguistiques et comportementaux. Le rythme et l’humour structurent ces échos du quotidien dans un ensemble de fragments répétitifs.

 

«The Hammer in my head», Bonnella Holloway et Rémi Blanes.

[Paris • France]

 

Un message pour ton peuple

 

Il se trame entre nous une espèce de famille. Soudaine et irrégulière elle habite toutes les fractures ostensibles et les interstices démodés. Elle s’organise dans les transitions. Elle est transition. Entre un intérieur et un extérieur qui partitionnent notre societé. Elle est le relais. Elle est mère. Elle est fils. Elle est Bonjour les amis. Elle résilie les chimères des identités assignées. Elle est pays.

«Wei Niré Eta», séquence 6 de l'antenne «Rester. Etranger».
Avec Hassan Abdallah et Omar Haruone.
Le projet «Rester. Etranger.» a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) qui lui a apporté son soutien.

Penché de l’un ou l’autre bord

Hésite

Plutôt que de jouer

en maniaque chenu

la partie

au nom des flots

être un autre

Toute pensée émet un coup de dé

Jouer avec Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, poème de Mallarmé, éclaté sur les pages.
Jouer une partition sonore qui tente d’approcher l’équilibre instable de l’oscillation, les rebonds du balancement. Vaciller et vibrer, dans l’entre deux du choix et de son point de bascule.

«Point de bascule», création sonore d'Emilie Mousset inclue dans le CD du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course», actuellement disponible en librairie !

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la troisième des cinq pièces sonores de la série Redshift, à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’exposition invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en cinq chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo :https://vimeo.com/215148393

Benjamin L. Aman, «Redshift #3 : Le monoptère (Temple d'absence)», 2017.
Pièce sonore pour casque nomade.

[Montreuil • France]

 

Il s’agit de la deuxième des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

 

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

 

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore.

 

Benjamin L. Aman (né en 1981) est artiste et musicien. Il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Il vit et travaille actuellement à Aubervilliers. Il est représenté par les galeries PA | Plateforme de création contemporaine (Paris), L’Atelier-KSR (Berlin) et Kunstraum Michael Barthel (Leipzig).

 

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Magie par transpositions

[Paris – Montigny-Lencoup • France]

 

Retour aux sources.

Aux premières discussions lors des Assemblées Générales.
Notre envie commune et folle de faire une revue.
D’explorer les interstices et les zones grises.

 

« C’est magique ».

 

Partir du constat que l’on entendait autour de nous ces mots dans des situations où, si l’on creusait un peu, absolument rien n’était magique justement – Amazon, je clique et je reçois mon livre le lendemain. Où les conditions d’exploitation étaient au maximum.

 

« C’est magique ».

 

On a choisi d’explorer.
Par l’image, par les mots, par les sons.
Appréhender le réel, trouver une prise, sans avoir peur de mêler poétique et politique, réel et fiction.

 

On a choisi une comptine, «Trois p’tits chats» et de la démarrer à «Marabout».
Notre outil pour explorer la magie, entre croire et pouvoir.
Pour désenchanter les faux-semblants, et préserver le mystère des zones d’enchantement qui demeurent.

 

Après deux pièces sonores extraites du tout dernier opus de la revue Jef Klak, l’antenne Jef Klak revient aux sources avec «Magie par transpositions», pièce sonore de Benoit Bories qui, en jouant de la transposition des sons et des glissements de sens, fait entendre le charme d’une magie opérante pourtant issue de la réalité assourdissante.

 

(Cette pièce sonore est issue du CD gratuit qui accompagne le premier numéro de la revue Jef Klak, « Marabout », toujours disponible. N’hésitez pas à solliciter votre libraire qui peut la commander).

Crédits :
«Magie par transpositions», création sonore de Benoit Bories.
5'26''
CD "Marabout", Jef Klak.
Avec les voix de Michel, imprimeur de Jef Klak alors, et de Chloé, créatrice sonore.

[Montreuil • France]

Il s’agit de la première des 5 pièces sonores à écouter en visitant l’exposition […] aide à la vision, en strié, sur des sondes lunaires à rétrodiffusion. En grand : en petit. proposée par Marie Cantos, commissaire d’expositions invitée aux Instants Chavirés à Montreuil, jusqu’au 11 juin 2017.

Benjamin L.Aman présente pour la première fois cette série composée en 2017 et intitulée Redshift (décalage vers le rouge). Elle est divisée en 5 chapitres : Redshift #1 : L’étang (9’) — Redshift #2 : Le muret (9’30) — Redshift #3 : Le Monoptère (Temple d’absence) (17’) — Redshift #4 : L’arbre agité (13’) — Redshift #5 : Le ciel distant (10’).

Chaque pièce est diffusée sur un casque sans fil disponible à l’entrée de l’exposition, qui devient ainsi arpentable de manière visuelle et sonore (ou non, c’est au choix!).

Plus d’informations sur l’exposition :
http://www.instantschavires.com/aide-a-vision-striesur-sondes-lunairesa-retrodiffusion-grand-petit-joan-ayrton-benjamin-l-aman/

Teaser de l’expo : https://vimeo.com/215148393

Les résidents et le robot

Les Résidents et le robot, est une œuvre sonore sur ce curieux « robot d’aide à la personne ». Interrogation poétique autour de sa présence en maison de retraite, elle donne l’occasion de rebondir sur la vision qu’en donne un reportage télé. Elle suit quelques pistes qui questionnent l’esthétique, la technique mais aussi la magie, sur les traces de Simondon et N. Wiener…

Cette narration de Laurent Bonnotte se déroule dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

Si vous souhaitez voir (et savoir) en plus d’entendre, vous pouvez aussi regarder cet épisode du webdoc animé des lendemains hybrides : https://vimeo.com/153846122

Narration de Laurent Bonnotte, dans un paysage sonore créé avec son frère Gérard.

«Je sais pas m'arrêter alors je continue» | Confession de bistrot

 

« Parfois, c’est leur prénom que j’aime bien. Ah le 3 il est bien. Comment il s’appelle ? Poupée d’amour. Ah ben Poupée d’amour il va gagner »

 

Depuis son divorce, Marcus a le jeu dans la peau. Autour d’un café, il raconte à Jef Klak son itinéraire de joueur, lui explique à quoi il joue, à quoi il jouait, et comment.

Joueur un jour, joueur toujours ?

Création sonore d'Emmanuelle Tornero issue du quatrième numéro de la revue Jef Klak, «Ch'val de course» (avril 2017).

19 ans aujourd'hui

[Lyon • France]

 

Séquence#5 : 19 ans aujourd’hui

Avec Julien Abbes, Lucie Pavy, Rita Rochdi et Denis Mariotte

 

« Je préfère m’intéresser à ce qui m’entoure. Le point de vue de l’autre. Etre métisse c’est vivre sa mixité. Pour moi, c’est une chance. Ce problème d’étiquettes ça ne me va pas. C’est ma vie. On m’a mis dedans. C’est ce que ma maman me dit. Je ne serai jamais de la couleur locale ».

Lucie Pavy, 19 ans aujourd’hui

 

www.rester-etranger.fr

Antenne Rester. Étranger.
Séquence 1 : Je vole
Séquence 2 : C'est relou
Séquence 3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
Séquence 4 : Chaud comme la pluie
Séquence 5 : 19 ans aujourd'hui

La Règle du jeu : 
c’est une réalisation à 14 mains en ajout, couche, sur-couche, cuts, clarifications, suspens et superpositions. La règle, c’est qu’il en va du jeu comme dans la vie : on s’amuse, on se lance, on tente. Parfois, les choses se brouillent, on n’y comprend
plus rien et ceux qui gagnent créent la surprise.
Reste une certitude : 
Ce n’est pas parce que l’on a des oreilles ou un micro que l’on est sûr.e de pouvoir tout capter ! 

Merci à celles et ceux qui se sont aussi prêtées au jeu : Cristina, Guillaume, Carla, Vincent, Lise, Arsène, Anouk, Fabrice, Antoine, les punks de la ferme du Haut Nueil.

Pièce collective de Jef Klak – 3 min 50
Nombre de joueuses : sept
Emilie Mousset, Aude Rabillon, Céline Della Savia, Cabiria Chomel,
Michelle Fikou, Cécile Debove, Emmanuelle Tornero.

[Saint-Denis • France]

Sous-sol, une pièce sonore conçue par les étudiants M1 du Master de création littéraire de l’université Paris 8.
Au mois de novembre 2016, les étudiants ont été invités à écrire avec et autour de l’exposition Habiter le campement qui se tenait dans les sous-sols du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.
Ils ont décidé de faire eux-mêmes l’expérience du campement en restant toute une nuit dans le théâtre. Durant cette longue nuit, ils ont fait des rondes successives afin de prendre soin les uns les autres, de dormir alternativement et d’écrire un texte collectif.
Ce texte a été enregistré dans le studio de Sébastien Trouvé qui lui a donné sa texture sonore et musicale.

Atelier animé par Olivia Rosenthal.
Merci aux intervenants, François Lorin, Fiona Meadows, Jean Bellorini, Claire Lecadet, Marion Canelas et Thierry Thieû Niang.
Merci à toute l’équipe du TGP qui a accueilli les étudiants dans ses murs jour et nuit.

Programme :
Sous-sol 

Enregistrement et création sonore: Sébastien Trouvé
avec les voix de : Stéphanie Arc, Nicolas Attal, Perrine Baron, Camille Bonvalet, Caroline Boulord, Allan Deneuville, Leïla Dijoux, Millie Duyé, Mathilde Forget, Valérian Guillaume, Anna Mezey, Arthur Petin, Samuel Poisson-Quinton, Lucie Rico, Woosung Sohn, Anne-Lise Solanilla, Alexandra Sollogoub, Stéphanie Vivier, Guillaume Wavelet.

Chaud comme la pluie

[Paris • France]

 

La quatrième séquence, Chaud comme la pluie, diffracte plusieurs moments de la permanence à la Ménagerie de Verre. 

 

Le corps s’avance pour être prioritaire et il a raison. 

Le corps que j’ai abandonné ou qui s’est abandonné ou qui m’a abandonné. 

Celui-là je le ramasse parce que mon âme est à l’intérieur.

 

http://rester-etranger.fr/

Antenne Rester. Étranger, dirigée par Barbara Manzetti
séquence #1 : Je vole

séquence #2 : C'est relou

séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
séquence #4 : Chaud comme la pluie

Superformer(s) #Samera Amhed

[Les Lilas • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Ghyslaine Pé

[Les Lilas • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Patricia Le Beller

[Les Lilas • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Hanane Sahnoun

[Les Lilas • France]

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

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Superformer(s) #Marc Bataille

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Jocelyne Giraud-Lepage

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Zoulhera Ichou

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Francine Pierandré

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Mario Silva

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Nadia Fidelin

[Les Lilas • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

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Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.

[Paris XIè • France]

 

Dans la troisième séquence on enlève le cellophane. Qu’on déchire pour manger

Des scènes en temps réel. Drôle d’expression n’est-ce pas. Comme si le temps ne l’était pas à chaque instant. Réel. Pour tout vous dire je crois entretenir un problème de fond avec cet instant. Au cours duquel je me pose la question. Est-ce là. Maintenant. La réalité ? 

Antenne Rester. Étranger à la Ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de:
Tanguy Nédélec
Pascaline Denimal
Viviana Moin
Charlotte Imbault
Helena
Et avec nous, les étrangers.

«Publier Tarnac» | Master création littéraire Paris 8

[Les Lilas • France]

 

« This is a dangerous book! », s’inquiétait Glenn Beck sur Fox News lors de la parution aux États-Unis de l’ouvrage du Comité invisible, L’Insurrection qui vient (2007, La Fabrique éditions). Du 23 au 26 janvier, les étudiants du Master de création littéraire de l’Université Paris 8 Saint-Denis ont occupé l’Espace Khiasma le temps d’un workshop. Avec comme point de départ le nom de Tarnac, ils se sont employés à penser les fictions politiques, à réfléchir le rôle et le place des media dans l’information, dans la non-information, dans la contre-information, imaginer aussi comment s’en emparer, la retourner, se l’approprier pour fabriquer une place neuve et commune, constituer des imaginaires littéraires, poétiques et critiques.

Et c’est lors d’une première soirée d’ouverture publique du programme Plateforme 2017 à Khiasma que les étudiants ont rendu compte de leurs productions, de leurs fictions et scénarisations, de leurs lectures et créations vidéos : de l’affaire Jean Petit (https://www.youtube.com/watch?v=HrCYQmMi0bI) au journal L’Immonde (www.journal-limmonde.tumblr.com), d’un ciné-poème (https://www.youtube.com/watch?v=MGuWcNhKaP0) à la réappropriation documentaire, ce sont des propositions diverses et richement collectives qui ont rythmé ce temps de rencontre et d’échange, autour d’un buffet libanais.

 

http://www.khiasma.net/rdv/publier-tarnac/

Enregistré à l'Espace Khiasma le 03 mars 2017
Réalisation : Esther Poryles

Superformer(s) #Thierry Fourrière

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Taco Gakou

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

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Superformer(s) #Milijiana Banovic

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

[Paris XIè • France]

 

La deuxième séquence, C’est relou, conjure mot à mot notre peur de la langue pointue.
Une nouvelle peur surgit. Très personnelle. Elle côtoie la première. Celle de ne pas être capable de prononcer les textes que j’écris dans la langue apprise.


Il ne faut pas avoir peur de ne pas comprendre

Parfois tu baignes dans la langue française
Comme un enfant dans la langue maternelle

Si je pousse la porte.
La peau de mon visage.
Se colle aux autres peaux.
Lustrées par l’usage.
J’admire les postures harmoniques.
Les manches retroussées. Les regards biaisés. Les sourires.
Et les mains qui s’affairent.
J’admire les pupilles noires saillantes.
D’autres regards opaques.
Et la corpulence mythique des migrants regroupés.
Rescapés des naufrages que l’on sait.
Assurés à présent aux écrans.
Leurs vestes paraissent toutes délavées.
Tellement leurs visages rayonnent.
De beauté.
Ou simplement de l’habitude qu’ils ont adoptée à cette survivance.

Antenne Rester. Etranger à la Ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de : Audrey Gaisan Doncel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, Marian del Valle, Renaud Golo, Denis Mariotte et Hélène Hiratchet.
Et avec nous, les étrangers.

Superformer(s) #Béatrice Bikime

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

Superformer(s) #Karima Alem

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

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Superformer(s) # Nathalie Labbé

[Noisy-le-Sec • France]

 

Jouant sur la polysémie du terme performance – à la fois résultat, exploit, mais aussi forme d’art apparue au siècle dernier, le projet Superformer(s) est un espace de réflexion et de création autour de cette notion avec les personnes fréquentant la Maison des Solidarités de Noisy-le-Sec. Lors d’ateliers hebdomadaires, d’octobre à février, les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir à leur héroïsme quotidien, c’est-à-dire les actes de courage récurrents ou exceptionnels qui ponctuent leur vie : se rendre à un rendez-vous difficile, être responsable de sa famille, répondre aux sollicitations d’un.e ami.e, assumer un travail pénible…Chacun.e est également invité.e à partager un talent ou un geste particulier : cuisine, chant, bonne mémoire, connaissance de deux ou plusieurs langues… Ces récits, gestes, réflexions sont enregistrés et servent de matière à la création de pièces sonores et de performances.

 

http://www.violainelochu.fr/

http://lagalerie-cac-noisylesec.fr/

[Paris XIè • France]

 

 

La première séquence, Je vole, a été enregistrée et montée dans l’ignorance des codes et des techniques radiophoniques. Au sein du lieu au métabolisme aquatique. Un lieu comme une personne. Infatigable. Secoué par les frissons. Les spasmes. Les crissements. Les élans des artistes qui l’assiègent. Le contenu est parlé dans une langue française pas toujours maternelle. Mais systématiquement freinée. Maternée. Qui dit. Tu ne m’es pas étranger. Tu es. Peut-être. Mon fils. Tu es. La colonne vertébrale. Par ta seule présence. Tu enracines les mots. Qui s’étaient égarés. Dans mes pourparlers. 

Antenne rester. étranger à la ménagerie de verre
séquence #1 : Je vole
séquence #2 : C'est relou
séquence #3 : Qu'on enlève. Qu'on déchire pour manger.
_
avec la contribution de : Audrey Gaisan Doncel, Chloé Schmidt, Bartolomeo Terrade, Eric Yvelin, Marian del Valle, Renaud Golo, Denis Mariotte et Hélène Hiratchet.
Et avec nous, les étrangers.

[Brest • France]

 

À l’occasion du 14è Festival de la radio et de l’écoute – Longueur d’Ondes, la R22 Tout-Monde était invitée le samedi 04/02/2017 à donner à entendre la pluralité des voix qui l’animent ! Une séance d’écoute qui s’est tenue à Passerelle – Centre d’Art Contemporain, à Brest ; une traversée des sons, des personnalités et des antennes qui nourrissent et font vibrer les ondes et les esprits de la communauté R22, radio des arts et du commun.

 

Liste de lecture

•  Sommeils, Ismaïl Bahri, Antenne Khiasma, 8’35’’ Há Terra, Ana   Vaz, Khiasma, 8’20’’ La très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté, Emmanuel Adely, David Haddad, Khiasma, 8’   Hymnes, Patrick Fontana, Khiasma, 6’Annonce publique, Sabrina Chou, Antenne Гcole du Magasin, 1’50’’    Le Malaise persiste-t-il ?, Anne-Laure Pigache, École du Magasin, 5’20’’ Tu aimes jouer ?, Antoine Boute, École du Magasin, 2’20’’  Flash info : l’univers, Sabrina Chou, École du Magasin, 1’    La Fin du monde – son corps léger, Patrick Fontana, Khiasma, 3’20’’ La Controverse Marboeuf, Olivier Marboeuf, Khiasma, 11’30’’ L’Éléphant, Mathilde, Tarira et Gabriel avec Sarah Haderbache, Antenne La Maison des FougПres, 1’50’’    Camps de base  cacahuètes,  Jean-Paul  Curnier, La Maison des Fougères, 5’ Scène primitive, Jean-Paul Curnier, Fantazio et Yves Robert, Khiasma, 1’40’’    Le sang, la fortune et la gloire, Jean-Paul Curnier, Khiasma, 6’30’’La Galerie / carte de visite sonore, Violaine Lochu, Antenne La Galerie de Noisy-le-Sec, 6’   Opéra-Archipel, Maxime Cervulle, La Galerie de Noisy-le-Sec, 8’10’’  •  Mantike #1, Violaine Lochu, Le Générateur, 3’20’’    D’autres gestes,  Françoise  Vergès,  Antenne Bétonsalon,  3’30’’  Chantez-vous – MO, Hélène Coeur, Antenne Le Musée Commun, 4’ Alien(s)kin, Jamika Ajalon,  Khiasma, 7’30’’ • Ma Science-fiction, Isabelle Stengers, Khiasma, 12min30   Lo Becat, Lise Barkas et Lisa Käuffert, Antenne Vie, 4’   •

Réalisation : Mathis Berchery et Esther Poryles

Chronologie du rapport bonheur et politique

Cette chronologie est extraite de l’installation intitulée « l’année mondiale de l’indice postérieur net et du bonheur national brut » de Magali Desbazeille, produite par la Maison populaire avec l’aide du CNC/dicream. L’œuvre porte sur la quantification du ressenti dans nos grandes institutions, c’est à dire, comment l’ONU, eurostat ou encore l’Insee, quantifient le bonheur, le sens de la vie, la satisfaction, le moral…Cette chronologie exhaustive remonte au début de la révolution française…

Magali Desbazeilles

Tutoriel de la quantification

Ce tutoriel est extrait de l’installation intitulée L’année mondiale de l’indice postérieur net et du bonheur national brut de Magali Desbazeille, produite par la Maison populaire avec l’aide du CNC/dicream. L’œuvre porte sur la quantification du ressenti dans nos grandes institutions, c’est à dire, comment l’ONU, Eurostat ou encore l’Insee, quantifient le bonheur, le sens de la vie, la satisfaction, le moral… Ce tutoriel questionne les systèmes de mesure comme constituant d’une forme de pouvoir… 
 

 

Magali Desbazeille

[Paris • France]

Des ponts des fragments, un livre oublié, des silhouettes furtives, des créatures étranges…

La pièce sonore Tu m’entends là, maintenant ?, écrite par l’artiste lors de sa résidence d’auteure à Noisy-le-Sec, a été conçue à partir du songe de Poliphile et enregistrée sur un lac en Suisse. Elle a été réalisée pour l’édition 2016 de Nuit Blanche et initialement diffusée à bord des Batobus  dans le cadre du programme radiophonique Floating ON AIR. 

La Galerie développe depuis 2014 une résidence d’une durée de deux mois, qui offre à un auteur la possibilité de développer un travail d’écriture, qui allie les domaines de la littérature avec l’écriture critique sur l’art dans une forme de “fiction-critique”. Il est également un partenaire privilégié pour la construction du programme culturel autour de la thématique de saison.

Delphine Chapuis Schmitz explore dans sa pratique artistique  les possibilités du langage pris à la fois comme vecteur de sens et comme matériau. Les textes qu’elle compose, le plus souvent à partir de fragments, peuvent prendre différentes formes en fonction de la situation dans laquelle ils s’inscrivent : installations, lectures, performances, publications papier ou en ligne.  Basée à Zurich, elle est docteur en philosophie et diplômée de l’Université des Arts de Zurich.  Son travail a été montré notamment au Centre Pompidou et à Jeune Création au 104 à Paris, au Museum Haus Konstruktiv et au Corner College à Zurich, à Interno 4 à Bologne et à la Fondation Ratti à Côme.

http://dchapuis-schmitz.com/info/

1er Octobre 2016
Production : La Galerie, centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec
Courtesy Delphine Chapuis Schmitz

[Les Lilas • France]

 

À la suite du texte Hymnes conçu pour l’atelier Lecture(s) de bouche(s) mené par Patrick Fontana, Nicolas Richard a entamé un vaste travail d’indexation poétique des hymnes nationaux, à l’échelle du monde. Pour cette lecture à Khiasma, il a sélectionné et mis en forme quelques entrées correspondant aux hymnes des États du continent africain et sud-américain.

 Le même soir, Patrick Fontana a diffusé la pièce Hymnes créée cette année avec les stagiaires de l’atelier Lecture(s) de bouche(s). Puis, Patrick Fontana et Nicolas Richard ont répondu aux questions d’Olivier Marboeuf à propos de cet atelier Lecture(s) de bouche(s) et du projet Hymnes qui en découle.

Ces deux moments sont également en réécoute sur la r22 Tout-Monde.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 30 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

[Les Lilas • France]

Depuis huit ans, Patrick Fontana mène un atelier d’expérimentation d’apprentissage du français au sein de l’Atelier Formation de base d’Emmaüs-Solidarité à Paris, ainsi qu’à l’Unité « Arts & thérapie » du Centre Hospitalier Interdépartemental de l’Oise. Cet atelier Lecture(s) de bouche(s) se base sur la découverte et la lecture à haute voix de textes de la poésie et de la littérature contemporaines.

Hymnes, la pièce sonore qu’il a créée cette année avec les stagiaires, est une partition poétique élaborée par Nicolas Richard à partir des hymnes nationaux de chacun des participants de l’atelier.

 

Le même soir, Patrick Fontana et Nicolas Richard ont répondu aux questions d’Olivier Marboeuf à propos de cet atelier Lecture(s) de bouche(s) et du projet Hymnes qui en découle. Pour finir cette intervention, Nicolas Richard a lu son texte, Hymnes (AF-AMS), une extension d’Hymnes. Ces deux moments sont également en réécoute sur la r22 Tout-Monde.

 

Dans le cadre du festival Relectures 17, organisé à Khiasma du 29 septembre au 8 octobre 2016.

Enregistré à l'Espace Khiasma le vendredi 30 septembre 2016, dans le cadre du festival « Relectures 17 »
Mixage : Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

A l’occasion des « Lignes d’Erre » organisées entre les centres d’art de Seine-Saint-Denis (entre les laboratoires d’Aubervilliers, l’espace Khiasma, la Galerie de Noisy-Le-Sec, Synesthésie), Violaine Lochu a réalisé les pièces sonores SongLines. S’inspirant de traditions des aborigènes d’Australie (chez qui les songlines ont pour fonction, entres autres, de décrire un parcours entre deux points éloignés), elle s’est déplacée en grande banlieue sans carte, demandant aux personnes croisées sur son chemin de lui indiquer la direction. Les pièces réalisées à partir de ces marches s’apparentent à des cartographies orales, mêlant indications géographiques et textures sonores collectées sur le parcours.

A l’occasion des « Lignes d’Erre » organisées entre les centres d’art de Seine-Saint-Denis (entre les laboratoires d’Aubervilliers, l’espace Khiasma, la Galerie de Noisy-Le-Sec, Synesthésie), Violaine Lochu a réalisé les pièces sonores SongLines. S’inspirant de traditions des aborigènes d’Australie (chez qui les songlines ont pour fonction, entres autres, de décrire un parcours entre deux points éloignés), elle s’est déplacée en grande banlieue sans carte, demandant aux personnes croisées sur son chemin de lui indiquer la direction. Les pièces réalisées à partir de ces marches s’apparentent à des cartographies orales, mêlant indications géographiques et textures sonores collectées sur le parcours.

à écouter au casque !

Comment entendons-nous notre propre voix ? Quels rapports entretenons-nous avec elle ? Quelles sonorités aimons-nous ou au contraire détestons-nous en elle ?

Telles sont les questions que Violaine Lochu a posé aux habitants du pays Saulnois lors de sa résidence à la Synagogue de Delme, mais également à des professionnels de la voix (chanteuses, comédien, professeur…

Pour la lettre B de son Abécédaire vocal, Violaine Lochu est allée enregistrer les babils des enfants âgés de 8 à 10 mois du Multi-accueil de Dieuze. Elle a ensuite composé cette pièce sonore en baissant la fréquence des voix des tout petits afin qu’elles s’apparentent à celles d’adultes. Les sonorités ainsi produites oscillent entre paroles préhistoriques, chants ancestraux ou encore langage extraterrestre

Le hurlement est sans doute le son le plus animal que peut émettre l’homme. Jouant de cette ambigüité, Violaine Lochu crée cette pièce sonore à partir de cris d’enfants oscillant entre chant d’oiseau, langage sifflé de Gomera, ou encore joute vocale.

Violaine Lochu est allée à la rencontre d’une soixantaine de personnes pour leur demander de lui chuchoter un secret, un mot doux, une rumeur, une confidence, une médisance… A partir de ce matériau recueilli, l’artiste propose cette pièce sonore qui par un jeu de montage révèle et cache à la fois les confidences, faisant du chuchotement une véritable texture sonore.

Mélanges

07.2016

Création sonore

Vie

1:33:54

 

Ce mix est une collection de sons sélectionnés par celles et ceux qui font ou ont fait usage de l’association Vie. Son caractère contingent en appellera d’autres. L’assemblage est le fruit d’une personne, qui vous souhaite une bonne écoute, comme tout le reste du réseau !

Celles et ceux qui veulent connaître la référence d’un morceau peuvent nous écrire à augustin.soulard@gmail.com

Une fenêtre. Place de la Porte Blanche

Une fenêtre. Place de la Porte Blanche est une chronique poétique des états d’une place, dans le quartier de la gare à Strasbourg. D’octobre à janvier se succèdent une série de notes hétérogènes, où la place et ses acteurs se racontent autant que la fenêtre de la chambre qui observe. 

« c’est moi, dans le théâtre que je fais le choix de noter, qui prête à ces hommes leur intrigante politique. »

Né à Brest en 1996, Iwan Warnet tente d’écrire, dessiner et peindre, sous le regard amusé des maîtres qu’il s’imagine. Il étudie, exilé loin de la mer, à Strasbourg, dans l’atelier de peinture de la Haute Ecole des Arts du Rhin, il est acteur au sein du réseau VIE. 

Une fenêtre. Place de la Porte Blanche est un texte de Iwan Warnet, qu'il lit.
La création sonore est réalisée avec l'immense collaboration de Ross Heselton, Simon Marini et Augustin Soulard.

[Montrouge • France]
Pièce sonore, 09:22mins, 2016

 

« Traitant le langage comme une matière malléable, les travaux d’Anne le Troter sont empreints d’une certaine trivialité, liée à l’utilisation de formes orales, ou des formes sans forme du langage utilitaire. S’inspirant de situations de la vie quotidienne, elle transforme en texte ses observations sur le monde qui l’entoure et questionne les fonctionnements du langage dans ce processus.

 

Utilisant la « mise en langage » comme instrument de connaissance, elle tente de décrire et partant, d’expliquer ce qu’elle observe du monde – tentative sans doute illusoire et sans fin, qui fait écho à cet extrait de Nathalie Quintane, auteure chère à l’artiste « Tout ça pour dire que ce n’est pas parce que tu écris que tu en sois moins embrouillé. Ça déplace l’embrouille, et voilà. »(1) » 

 

Isaline Vuille, Kunstbulletin, juillet-août 2014, 

‘Anne le Troter – rollercoaster screams ou ça s’en va et ça revient’

 

(1) Extrait de ‘Crâne chaud’ de Nathalie Quintane, 2012, POL, Paris

 

 

Grand Prix du Salon et du Palais de Tokyo

Bourse de production : ADAGP

En collaboration avec les artistes ASMR : Final ASMR, Made In France ASMR, Miel ASMR, Mr Discrait, Sandra Relaxation ASMR, The French Whisperer.

Réalisation : Anne le Troter

La Maison Populaire / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art en forme de hall d’accueil, où Auguste Rodin, Pablo Picasso, Robert Doisneau, Enrico Caruso et Martha Graham sont des noms de salle qui ouvrent des portes aux praticiens en herbe (avec certains, parmi les grands chanteurs actuels, ayant fait leur première scène dans celle d’à côté…), un lieu de rencontre et de vie « très montreuillois », maison de culture et d’éducation populaire : la Maison du même nom fête ses cinquante ans cette année ; roulement de tambour, pop-corn et claquettes !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Juliette Gardé (chargée du développement des publics et de l'action culturelle et médiatrice), Louisa Ballant, Fabienne Gilles (céramiste), Delphine Mimpontel (danseuse), Malika Kaloussi (agent d’accueil et standardiste), Floriane Benjamin (coordinatrice du centre d'art et du secteur arts plastiques), Dominique Moulon (critique d'art et commissaire d'exposition), Caroline Delieutraz (artiste), les adhérant de la Maison Populaire, et un extrait de la création sonore « Portes entrouvertes » de Benoît Labourdette.

[Montrouge • France]
Tissu, carton et plâtre synthétique, installation sonore 30x26x21cm

 

« L’écriture est pour moi un fil d’Ariane, une pratique où les mots sont considérés comme des matériaux que l’on peut assembler et faire correspondre avec des objets ou des images. Si mes interventions empruntent diverses formes, elles sont traversées par des problématiques similaires. 

 

Mes œuvres peuvent être de tailles variées, la plupart du temps en bois, métal ou céramique, et intègrent souvent des objets trouvés ou des enregistrements sonores, que j’utilise pour spatialiser le texte par l’intermédiaire de la voix. Partant d’une activité de poète qui prenait le livre pour seul support, j’ai progressivement ressenti le besoin de composer au-delà de la page, ce qui a déplacé ma pratique vers l’atelier et la production de volumes dialoguant entre eux dans l’espace.

 

En utilisant la sculpture, l’installation, et plus rarement l’image, je cherche à dépouiller le langage des conventions propres à nos usages coutumiers pour tenter de dégager un outil d’expression singulier. » Raphaël Tiberghien

Réalisation : Raphaël Tiberghien

La Poussière, poème déployé

[Montrouge • France]
La Poussière, poème déployé, 2013, gravure sur disque vinyle et installation sonore, 5’25

« La poussière suit méticuleusement son chemin, entre dans la maison, glisse sur les sols et les meubles avant d’investir le corps, les poumons, les yeux et la gorge enfin, là où le discours prend forme. Serait-ce donc elle qui grippe la belle mécanique du corps humain? Qui bloque l’élocution, qui vient couper, coller, fondre ou fendre les mots? Les bribes de mots ricochent et s’amalgament, des rimes se créent dans le choc des tronçons de paroles. Dans ce balbutiement apparent, le poème prend corps et les mots se chargent de matière, ils deviennent denses, physiques. Porteurs d’un sens autre que celui du langage, ils font presque douter de leur aptitude à communiquer quoi que ce soit. Pourtant ces paroles entrechoquées produisent un nouveaux flux, non conventionnel, qui n’annule pas la narration, ni la transmission. Les mots et les sons, devenus matériels, sont sculptés dans la couche du disque vinyle et permettent d’entrer à l’intérieur du langage, de creuser la surface des mots et du sens. » Agnès Werly

Réalisation : Raphaël Tiberghien

[Montrouge • France]
Stéréo, 10min26, 2016
Le Bruit des GaGas est une installation immersive qui joue sur la perception de la profondeur. À travers un paysage sonore et un paysage visuel, le spectateur est invité à fouiller les ombres au delà de ce qui semble identifiable et tangible. L’idée est d’invoquer les GaGas, esprits de la tribu aborigène de Taïwan, les Jianshi.

 

La bande sonore est diffusée en boucle dans une installation avec un caisson lumineux. 

Réalisation : Julie Vacher

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bourges • France]
Lors de sa résidence de trois mois à La Box (galerie de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges), Violaine Lochu développe le projet Animal Mimesis. Celui-ci interroge, de manière à la fois critique et poétique, la dimension collective de ce qu’il est convenu d’appeler la parole d’artiste. Censée révéler une vision de l’art et du monde subjective et individuelle, le « parler artiste », est pris en de nombreuses occurrences (presque toujours en fait) dans un régime de langage éminemment commun et construit. Parmi les instances de transmission de ce langage commun, l’école d’art occupe bien sûr une place privilégiée. Violaine Lochu mène cette recherche en réalisant une trentaine d’interviews avec les étudiants et enseignants de l’école ; dans les pièces sonores issues de ces interviews, des parallèles sont établis entre le phénomène de transmission de ce langage particulier et l’intelligence mimétique à l’œuvre dans les groupes animaux.

Réalisation : Violaine Lochu

BARAS (Février 2013) -2

[Montreuil • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

EMERSON (28 octobre 2013) 2

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

NATIXIS (10 août 2013) 2

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

WILSON (4 août 2015) 2

[Montreuil • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras)

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés.

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Bagnolet • France]
« Nous sommes des migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest et centrale et, pour la plupart, nous vivions en Libye depuis de nombreuses années… puis la guerre nous a forcé à partir. Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite ! Les critères imposés par la loi sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d’une promesse d’embauche et, même souvent, du soutien d’un employeur. Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration… tous ces secteurs nous exploitent, car nous n’avons actuellement pas de statut. Pour mettre fin à cela, il faut obtenir la régularisation de tous les sans-papiers ! Le Collectif Baras, mot qui signifie “travailleurs” en bambara, est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l’ensemble de ses membres. Un squat comme le nôtre n’est pas une solution idéale, c’est une solution par défaut, pour répondre à l’urgence de la situation ! Nous demandons aux autorités de ne pas nous expulser de notre lieu de vie situé au 72 rue René Alazard à Bagnolet – ni celui de nos camarades qui ont obtenu un hébergement provisoire dans des foyers Adoma. Nous avons essayé de trouver d’autres logements, en faisant des demandes officielles qui n’ont rien donné, et en occupant des bâtiments vides, mais à chaque fois, la préfecture nous en a expulsés. »
 (collectif Baras) 

 

En se basant sur l’histoire du collectif Baras, et après les avoir suivi lors de la manifestation du 13 février, dans un parcours où ces derniers se sont arrêtés, symboliquement, devant tous les endroits dont ils ont été expulsés, Frédéric Mathevet découpé les 20 minutes de sa pièce sonore en fonction du temps passé par les Baras dans les différents squats occupés. 

 

« Les 1 077 120 minutes (de la naissance du collectif à la fête de soutient prévue le 18 mars 2016) ont été ainsi rabattues sur 20 minutes, et tous les événements importants de l’histoire des Baras, les différents procès, les expulsions musclées, mais aussi les fêtes de soutien et les manifestations, ont pu trouver une place et une durée (au pro-rata) dans chacune des 5 parties. Conséquemment, chaque partie porte les noms des lieux du squat et sa durée correspond au temps d’occupation du collectif jusqu’à son expulsion. Chaque événement sonore à l’intérieur de ces durées, chaque variation, correspond à un événement de la vie du collectif. 

 

J’ai donc transformé la narration plus ou moins précise du collectif en surface d’inscription temporelle avec des moments de montage précis. Or, se posaient deux problèmes qui, me semble-t-il, sont complémentaires : où poser son micro quand on suit un tel événement, et comment penser les moments de rupture du montage ? 

 

La réponse à ces deux questions se trouve dans la notion de hors-champs. Enfin de “hors-son” dans le cas d’une pièce sonore. Et le montage sonore n’est pas le montage cinématographique, de la même manière que l’écran du cinéma n’est pas l’espace de projection sonore “immersif” (c’est un mot à la mode qui témoigne à quel point les artistes sonores sont dans le déni des problématiques propres de leur discipline) qui spatialise, au minimum sur un dispositif stéréophonique. 

 

C’est François Laplantine qui m’a aidé à résoudre ce double problème. Je découvre François Laplantine (De tout petits liens, Mille et une nuit), et constate que les liens métis qu’il décrit sont très proches de la bande dessinée et de sa gouttière (l’espace blanc entre les vignettes) qui hante mon travail plastique et sonore. 

 

“Les petits liens métis […] ne se forment pas par simple contiguïté qui ferait simplement coexister ce qui est attenant ou adjacent. On ne parlera dans ce dernier cas que de ‘bon voisinage’. Un quartier dans lequel un groupe étranger peut laisser les uns parfaitement indifférents aux autres […]. Les liens qui nous intéressent ne sont pas des liens de juxtaposition ni même de superposition, c’est-à-dire de simultanéité, mais de successivité.” (p. 199) 

 

Ces liens métis sont affaire de rythme et de formes en mouvement, ce sont des liens plastiques (plastikos) de jonction de flux. Des lieux de métamorphose qui forcent à une auscultation des “cadences des petites flexions”. 

 

Où placer son micro pour saisir ce flux, pour l’attraper, le laisser filer et lui donner d’autres lignes de fuite ? “Entre le trop loin (l’indifférence) et le trop près (l’identification).” (p.45) 

 

Ne pas réduire l’enregistrement au champ du micro (si on peut dire), ce qui reviendrait à faire un reportage sur cet événement précis (“La manifestation du 13 février 2016”) et qui aurait alors fonctionné comme un “cache”. C’est-à-dire, que l’événement aurait caché l’ensemble du hors-champ de cette manifestation : les questions réelles que nous devons nous poser quant aux vieilles notions de frontières et de territoires. Notamment quand ces mêmes notions n’existent plus quand il s’agit de commerce et main-d’œuvre bon marché : les questions relevant des enjeux géopolitiques unilatéraux qui nourrissent des conflits locaux et imposent des migrations. » (Frédéric Mathevet)

Réalisation : Frédéric Mathevet

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

[Gentilly • France]
Le désir de connaître l’avenir (qu’il soit objet d’espérance ou d’angoisse) accompagne l’homme depuis toujours. Invitée par Anis Gras et le Générateur de janvier à mars 2015, Violaine Lochu est allée à la rencontre de 95 habitants d’Arcueil et de Gentilly pour y développer ce thème lors de son projet de résidence l’office des présages. Pendant ces trois mois, à la faveur d’un dialogue ouvert et sans a priori Violaine Lochu a recueilli de la part de chacun-e des participant-es, un fragment qui témoigne de la manière dont il-elle questionne son avenir (simple interrogation, vœu, acte divinatoire, formule magique…). À partir de ces fragments, la jeune artiste a composé des pièces sonores, une édition, et une performance.

Réalisation : Violaine Lochu

Khiasma / Carte de visite sonore

[Les Lilas • France]
Khiasma ? Un lieu. Une association loi 1901. Une racine grecque. Une ancienne imprimerie. Ce qui se croise. Ce qui s’inverse. De l’inconnu inscrit dans le connu. Un point de vue qu’il faut toujours refonder pour arriver à voir quelque chose.

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Olivier Marboeuf (directeur), Simon Quéheillard (artiste), François Daireaux (artiste), Alice Rivières (personnage conceptuel), Sébastien Zaegel (coordinateur du pôle littérature), les extraits d’une performance d’Emmanuel Adely et de David Haddad et de la création sonore « Archipel » de Vincent Chevillon et de Marion Cros

Le 116 / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Un centre d’art né d’un chantier, une maison bourgeoise restaurée et son extension en acier corten, un projet artistique portant un regard aimant un habitat collectif dés-associé de son utopie sociale, des couleurs prélevées sur les façades, des oeuvres en papiers peints, un Mémoire Palace : au 116 de la rue de Paris, à Montreuil, l’architecture raconte une histoire. La création s’y drape dans le tissu urbain en impliquant les habitants, les artistes en résidence y habitent aussi et des espaces à « vivre-ensemble dans l’espace » s’y dessinent… suivez le guide pour une visite « à l’aveugle » !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Heidi Wood (artiste), Etaïnn Zwer, Marlène Rigler (ancienne directrice), Sidonie Rocher (artiste médiatrice), les visiteurs du 116, ainsi que des extraits de « Mémoire Palace » de Violaine Lochu

Plantes Résistantes - Atlas Sensible, Episode 1

[Les Lilas • France]

La Bande Est 20e déploie le premier épisode de ses ateliers d’exploration urbaine en compagnie d’Olivier Marboeuf et de l’artiste Younès Rahmoun.

Une déambulation active entre la Maison des Fougères et Khiasma en forme de porte d’entrée vers le travail impactant de Younès Rahmoun, et l’occasion de porter un regard neuf sur la ville, ses brèches et ses failles, à la recherche de tout ce qui germe, monte en graine, éclot, fleurit, pollinise et s’hybride. Au détour d’une rue, au détour d’une forêt, l’horizon s’ouvre à hauteur de chaussures. Ici, on surprend une montagne intégrée en zone urbaine. Là, des graines migrantes. Partout, des êtres qui s’adaptent et résistent. Une captation de promenade parlée comme un voyage immobile à travers la friche, le jardin, les blocs, le pavillon, la jachère et la culture.

L’installation de Younès Rahmoun, «Montagne-Terre-Pierre », est visible jusqu’au 19 décembre à l’Espace Khiasma dans le cadre de l’exposition Les propriétés du sol.

Réalisation : Benoit Baudinat

[Noisy-le-Sec • France]
L’ancienne mairie ? Un minichâteau ? Une maison historique ? La Galerie, tel le bateau des argonautes dont chacune des pièces fut remplacée au cours du voyage, entraine la fable dans son sillage. Sans doute parce qu’avant de devenir le centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, elle fut successivement cabinet de notaire, musée de la préhistoire, bibliothèque, centre de loisirs, et qu’à travers ses multiples identités et attributions, elle a su garder cette fonction de véhicule. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les « corps se mêlent [à nos] chaussures », les robots nous saluent en passant, et les immeubles flottants de Noisy-le-Sec la mal nommée — puisqu’envahie par les eaux ! — dérivent pour un retour au pays natal, en passant par le pays imaginaire…

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Florence Marqueyrol (responsable des publics et de l'action culturelle), Émilie Renard (directrice), julien Creuzet (artiste), Anna Principaud (artiste responsable des ateliers éducatifs), et celles des Noiséens

Les Instants Chavirés / Carte de visite sonore

[Montreuil • France]
Première structure associative à ouvrir une salle de concert de Seine-Saint-Denis, Les Instants Chavirés travaillent autour des musiques dites « expérimentales » et des arts visuels. À noter au bilan (provisoire) de leurs 25 ans d’activités : un cheminement artistique, des compagnonnages, des rencontres qui se font comme ça, des choses qui se sont construites, des évolutions sur le long terme, des employés polyvalents, des ateliers pédagogiques qui ouvrent des portes et permettent de faire comprendre ce qui se passe derrière des murs, du vin naturel et de la bière d’abbaye, de la poésie sonore, du rock’n’roll noise, de la musique contemporaine, de la culture qui se fait, « beaucoup de différentes choses ». Moralité : l’improvisation, ça s’organise et, parfois, même le spectacle sonne vrai !

Réalisation : Violaine Lochu
Avec les voix de : Charles Pennequin (artiste), Marianne Le Petit (responsable de l’intendance), Régis Darthez (responsable du bar), Jean-François Pichard (responsable de la programmation / communication musique), Jean-Luc Guionnet (artiste), Thierry Schaeffer (directeur), Nina Garcia (responsable de la médiation culturelle), les élèves de l’école Daniel Renoult, Guillaume Constantin (responsable des arts visuels / commissaire invité), ainsi que des extraits du concert de Charles Pennequin et Jean-François Pauvros du 5 juin 2015, du concert de Jean-Luc Guionnet et de Seijiro Murayama, et de la soirée performance « Le souci du père de famille, chapitre 1 » du 11 juin 2015, programmée lors de l’exposition Odradek

Rituel de libération des animaux

[Les Lilas • France]

Emmanuel Rabu n’est pas au centre de lui-même. En son centre, il y a son microbiote. Des archées, des protistes, des bactéries, des fungis, des virus. Et c’est sans compter ce qui l’entoure : tout un « règne animal » que l’on voudrait domestiqué. Passager clandestin, pilote du véhicule et/ou véhicule lui-même de ces différentes entités biologiques, Emmanuel Rabu tente de briser la glace de l’anthropocentrisme en engageant la conversation avec ce qui grouille, ce qui s’entre-dévore, ce qui se reproduit – enfin avec ce qui, comme lui, vit. Peut-on domestiquer un microbe ? Est-ce lui qui nous domine ? Qui tient le bout de la chaîne alimentaire ? Comment les animaux nous perçoivent-ils ? Entre nous et ce qui est en nous, entre nous et ce qui n’est pas nous, faut-il parler de symbiose, de compétition, de commensalisme, de neutralisme ?

« Nous sommes constitutivement des espèces de compagnie. » — Donna Haraway.
« Le choucas ne connaît pas du tout la forme de la sauterelle immobile. » — Jakob von Uexküll.
Et la relation d’Emmanuel Rabu à son chat ne repose pas sur le fantasme romantique d’une réciprocité des affects. Il n’y a pas d’association mutualiste. « La datation de la domestication du chien — du dernier ancêtre commun au chien et au loup — recule : 10 000 ans jusqu’à peu, 15 000 ans, 35 000 ans aujourd’hui — mais 300 ou 400 000 ans pour certains archéozoologues (elle précéderait l’apparition de sapiens sapiens). Cette association entre primates et canidés n’est pas corrélée à la sédentarisation — comme ce fut le cas pour les souris, les chats — et au début de la stratification sociale. Les primates ne chassent pas en groupe — sauf l’homme. Est-ce à cette première association que sapiens a dû ses techniques de chasse, une supplémentation en protéines, l’accroissement du volume de son cerveau, une décharge de temps qui lui a permis de développer ses facultés sociales. » (Emmanuel Rabu, Rituel de libération des animauxProlongement du texte de Rituel de libération des animaux : des pièces de poésie sonore minimalistes, répétitives dont les arguments — parfois imperceptibles — sont le relativisme perceptuel, l’interaction biologique, l’association et le parasitisme…

Enregistré à l'Espace Khiasma le dimanche 4 octobre 2015, dans le cadre du festival Relectures 16.
Mixage : Benoit Baudinat
Une transcription traduite en arabe sera très prochainement disponible sur le site.

[Paris • France]

 

Lorsqu’une habitante passionnée d’arbres s’installe dans le quartier des Fougères, cela donne un herbier riche et fourni !

 

 

Réalisé par Hélène Cœur à La Maison des Fougères, dans le cadre du projet La Fougère à l’écoute du temps. Production : Espace Khiasma

[Les Lilas • France]
The work of Jean-Paul Curnier, in residence at the Espace Khiasma, is nourished by encounters organized as part of public events of diverse natures (conversations, performances, concerts, etc.). Tout bien considéré (All things considered) is a follow-up on the invitation of the PEROU group (Pole for the Exploration of Urban Resources) for two evenings of reflection on the questions raised by the destruction of the Ris-Orangis shantytown and the expulsion of its inhabitants. Present that evening were Sébastien Thiéry, founder of PEROU, militant members of the group and the authors of the group work Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir (Considering that it is plausible that such events occur again), published in March 2014 by post-éditions.

Program directed by Jean-Paul Curnier and Sébastien Zaegel at the Espace Khiasma, as part of the writers' residency program supported by the book service of the Île-de-France region

Radiomaton 30-10-13 — Evguenia

[Montreuil • France]
Radiomaton, a sound and performance proposition by Célio Paillard and Frédéric Mathevet (L’Autre Musique), has set up camp at Le 116, the new contemporary art center in Montreuil, from October 16 to December 13, 2013. Here’s the “harvest”: fragments of life and collective desires…

Created by Célio Paillard and Frédéric Mathevet (L'Autre Musique), as part of the project Radiomaton at Le 116, an Espace Khiasma production

[Paris • France] 
Racines (Roots) : a piece sung in Mandingue, the mother tongue of Mo, with a second refrain in Spanish — between Mexico and Senegal, Racines (Roots), a song to be sung in a polyglot tongue !

Created by Hélène Cœur at the Musée Commun, as part of the project “Chantez vous”, a collection of songs and musical portraits from the Saint-Blaise quarter

[Les Lilas • France] 
The work of Jean-Paul Curnier, in residence at the Espace Khiasma, is nourished by encounters organized as part of public events of diverse natures (conversations, performances, concerts, etc.). The first of these monthly rendezvous was dedicated to the interior exploration of predation and what it implies as a form of relation to prey (and to animals), in terms of Curnier’s personal experience of bow hunting. Archéologos, a radio program created using materials collected during this event, transposes and reproduces this stage of research in a form different to the (traditional) philosophical essay.

Program directed by Jean-Paul Curnier and Sébastien Zaegel at the Espace Khiasma, as part of the writers' residency program supported by the book service of the Île-de-France region.

Thabrate (Correspondance), 2011 — from Badr for Fadma

[Rabat • Morocco]
The Thabrate project, literally “letter”, is an artistic project inspired by the oral nature of Rif populations, a practice that is limited by distance and illiteracy. In the 1960s and70s, dialogues were prolonged by technical tools for reproducing sound. Families dispersed between Europe and the Maghreb discovered in magnetic cassette technology a way of maintaining spoken exchanges. The artists Badr Hammami and Fadma Kaddouri put into practice conversations that reactivated this immaterial history, through the use of archives and a discussion conducted by cassette, between 2010 and 2011.

Thabrate (Correspondance), 2011 — from Fadma for Badr

[Rabat • Morocco]
The Thabrate project, literally “letter”, is an artistic project inspired by the oral nature of Rif populations, a practice that is limited by distance and illiteracy. In the 1960s and70s, dialogues were prolonged by technical tools for reproducing sound. Families dispersed between Europe and the Maghreb discovered in magnetic cassette technology a way of maintaining spoken exchanges. The artists Badr Hammami and Fadma Kaddouri put into practice conversations that reactivated this immaterial history, through the use of archives and a discussion conducted by cassette, between 2010 and 2011.

Radiomaton 23-10-13 — Sophie Haluk

[Montreuil • France] 
Radiomaton, a sound and performance proposition by Célio Paillard and Frédéric Mathevet (L’Autre Musique), has set up camp at Le 116, the new contemporary art center in Montreuil, from October 16 to December 13, 2013. Here’s the “harvest” : fragments of life and collective desires…

Created by Célio Paillard and Frédéric Mathevet (L'Autre Musique), as part of the project Radiomaton at Le 116, an Espace Khiasma production

A traditional song, a rediscovered song, an historical song : a story that inspired a book we didn’t read, a tragedy that speaks of “the marquis, his wife and the king”, a way of communicating and transmitting — a message transmitted through song !

Created by Hélène Cœur at the Musée Commun, as part of the project “Chantez vous”, a collection of songs and musical portraits from the Saint-Blaise quarter