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Concert de Joey le Soldat à Khiasma !

[Les Lilas • France]

 

Le 30 juin 2018, Khiasma fêtait sa fin de saison. Ami·es, allié·es, voisin·es, curieux et curieuses s’étaient réunis à partir de 15h00 dans la rue Chassagnolle autour d’ateliers, d’une exposition, d’un repas de quartier et de concerts.

 

Réécoutez le concert du rappeur Joey le Soldat, en écho aux ateliers d’écritures qu’il a mené la semaine suivante avec l’artiste Yo-Yo Gonthier dans le cadre des « Mots qui touchent », un projet porté par Khiasma.

 

Joey le Soldat, petit-fils de tirailleur et fils d’un militant indépendantiste, est un rappeur burkinabé. Influencé à ses débuts par le Wu-Tang Clan, Yeleen ou Faso Kombat, ses titres portés par les prods electro de Dj Form et le son Hip Hop 90’s de Redrum, se saisissent à la fois de l’histoire coloniale, des luttes contemporaines et des rapports amoureux. Parrain de la première édition du Africa Bass Festival à Ouagadougou, il s’est produit en 2016 sur la scène du plus grand festival électro africain: le Nyege Nyege Festival (Ouganda). Repéré par les Transmusicales de Rennes, il a tourné dans toute l’Europe à l’occasion de la sortie de son dernier album Barka (2017).

Enregistré dans la rue Chassagnolle, à Khiasma, le 30 juin 2018.

Open Mic 2018 à Khiasma

[Les Lilas • France]

 

Le 30 juin 2018, Khiasma fêtait sa fin de saison. Ami·es, allié·es, voisin·es, curieux et curieuses s’étaient réunis à partir de 15h00 dans la rue Chassagnolle autour d’ateliers, d’une exposition, d’un repas de quartier et de concerts.

 

Réécoutez un extrait du début de soirée ouverte avec un Open Mic toutes-générations propulsée par Esthr, Amnez et Lylice ! 

Enregistré dans la rue Chassagnolle, à Khiasma, le 30 juin 2018.

[France] 
 
Morceau pour étoffes, violoncelle et quelques notes de piano… Les différents tissus sont caressés, froissés, tapotés voire frappés, et viennent dialoguer avec les cordes du violoncelle ou du piano – pour aboutir à une sorte de « blues urbain cotonneux ».

Musique de Jack in my head (Erwan Martinerie) pour le second numéro de la revue Jef Klak – Bout d'ficelle

cl4ss13d [carte blanche à bela part.2]

 

cl4ss13d (diesel refueler, 2351, 160118)

 

Le service militaire en Corée du sud

est à ce jour encore obligatoire pour

les jeunes hommes. 91% d’entre eux

se voient appelés et doivent effectuer

deux années de service sous peine

d’emprisonnement, ou de devoir

renoncer à leur nationalité.

Deux longues années dans l’une des

trois branches de l’armée (air, marine,

terre) souvent vécues comme une

grand violence, aussi bien

psychologique que physique

(L’ONG Asian human right évoque

une « violence institutionnalisée »

menaçant chaque conscrit).

C’est dans ce contexte particulier

que bela, artiste auquel est consacrée

la première carte blanche sur l’antenne

Sept de la r22 tout monde,

et actuellement en train de servire sur une

base de la ROK Air Force (대한민국 공군),

a réalisé

«cl4ss13d (diesel refueler, 2351, 160118)».

Un objet sonore hybride, au croisement

entre le mix, le field recording,

la documentation d’un acte performatif,

et la pièce sonore; enregistré à l’aide

d’un téléphone portable (objet interdit

sur la base), cette diffusion de

morceaux de musique sur l’autoradio

d’un camion de ravitaillement diesel,

nous projette dans le quotidien de

l’artiste appelé.

La musique qui nous parvient à travers

les filtrages successifs (système de

diffusion, bruits « parasites » du

camion et des avions présents sur

la base, système d’enregistrement, etc.)

est alors envisagée comme un élément

intime, constitutif d’une identité propre,

à l’endroit même ou l’individu et

l’individuel tendent à être mis à l’écart

au profit du groupe.

 

recorded and mixed by bela

Steffani Jemison : A Listening Session 1/4

[Paris 18e • France]

Avec des sons provenant d’une large gamme de conventions musicales :
Boy bands des années 1990
Musique expérimentale, vocale et instrumentale
“Quiet Storm” R&B américain
Musique improvisée
Gospel noir-americain
Chansons pop écrites par des artistes conceptuels
.

Une conversation avec Steffani Jemison et Mike Ladd, artiste hip hop originaire de Boston.
.

L’artiste américaine Steffani Jemison articule des formes culturelles historiques et contemporaines –au travers le langage, l’image ou le mouvement. Principalement connue comme artiste vidéaste, elle travaille également dans l’univers du son et de la performance. Steffani Jemison travaille à l’intersection de la musique et du langage. Partitions, scripts et images reflètent des modes d’expression singuliers ou collectifs, des signes de parentés et de rutpures. Dans cette session acoustique, Jemison partagera des œuvres sonores rares et des enregistrements de ses performances, traversant une décennie, incluant “Promise Machine”, commissionné par le MoMA en 2015, “Mikrokosmos” commissionné par le festival “Steirischer herbst et la Neue Galerie Graz en 2016, et “Récitatif: Never saying anything at all” (2017), commissionné par Nottingham Contemporary en 2017.
.

1) Dirty Projectors and Sidetrack Boyz « Too Much Pressure », 2007
0 :07 – 3 :31
2) Steffani Jemison « Lonique, Vaugn, & Wyane Sing Larry Neal’s ‘Black Fire’ » (excerpt), 2009 
3 :31 – 6 :16
3) Steffani Jemison « Same Time » (excerpt), 2013
6 :16 – 9 :39
4) Szu-Han Ho and Steffani Jemison « I am singled out and separated », 2008
9 :39 – 15 :01
5) Courtney Bryan « Promise Machine : improvisations » (excerpt), 2015
15 :01 – 19 :58
6) Steffani Jemison « Promise Machine » (excerpt), 2015
19 :58 – 22 :41
7) Gil Scott-Heron « Black men and monster movies », 2009
22 :41 – 29 :18
8) Justin Hicks and Steffani Jemison « Mikrokosmos », 2017-2018
29 :18 – 31 :30
9) Smokey Robinson « Quiet Storm », 1975
31 :30 – 34 :31
10) Steffani Jemison « Recitatif (Never saying anything at all / Quiet Storm) », 2017
34 :31 – 39 :28
11) Steffani Jemison « Recitatif (Maybe we need new words) », 2017
39 :28 – 44 :30

Enregistré et mixé par Esther Porylès le 18 janvier 2018 à KADIST.

Concert de Mohamed Bhar

[Les Lilas • France]

 

Né en 1957 à Ksour Essef, Mohamed Bhar est un auteur-compositeur-interprète tunisien. Il se produit seul, accompagné de son oud et dirige également la chorale de l’association Art et culture des deux rives.

Alors qu’en janvier, le festival lilasien Cultures d’Hivers mettait la Tunisie à l’honneur,  le ciné-gouter mensuel de Khiasma a été l’occasion de projeter « Les Souliers de l’Aïd » (Sabbat el Aïd) d’Anis Lassoued et d’inviter le musicien Mohamed Bhar à venir jouer son répertoire engagé et plein de poésie.  

Un concert de Mohamed Bhar
Mixage d'Esther Poryles

Nuit Blanche : Farewell Over Tears

[Les Lilas • France]

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

L'enregistrement et la diffusion (hertzienne et web) en direct furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma durant la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Nuit blanche : The Diluted Hours

[Les Lilas • France]

 

« Avec The Diluted Hours, nous sommes plongés dans le cœur/corps sismique de l’intentionnalité des artistes : la mutation symbolico-esthétique d’une science-fiction fantastique qui se fait le démiurge du naufrage de notre temps. Annonce prophétique de la catastrophe qui loin de la morbidité irradie le spectre d’une imagination des possibles de nos luttes futures. Mais là où il y a danger croît aussi ce que sauve. La dissection de nos maux se fait le miroir d’un corps neuf dont nous nous devrons d’être les architectes insolents » Philippe Boisnard

 

Depuis leur rencontre, en 2001, leur œuvre conjointe est marquée du double sceau de l’expérimentation et de la performance. Leurs pièces mêlent des médias divers et associent des registres opposés avec une prédilection pour les correspondances entre science-fiction et documentaire, ingénierie de pointe et contes fantastiques, matériaux lourds et sensations fugaces. Aux installations et objets, dessins et collages de leurs débuts se sont progressivement ajoutés des expérimentations et gestes artistiques plus immatériels. Vidéos, créations sonores, musique, poésie, recherches olfactives, œuvres virtuelles aux confins de l’art numérique ont formé un cycle d’oeuvres consacré aux étendues Arctiques et qui abordent des problématiques liées au changement climatique, les questions économiques, politiques et géostratégiques, le développement urbain et la gestion des ressources alimentaires. 

Leur travail a notamment été montré au Anchorage Museum en Alaka en 2016, au Musée du Jeu de Paume à Paris en 2014, à la Biennale d’Architecture de Venise en 2014, au Barents Spektakel en Norvège, en 2013, à l’opéra d’Oslo pour le festival Ultima en 2011, au Palais de Tokyo à Paris en 2011, à la Qui Vive International Biennial à Moscow en 2010.

 

http://daniauxpigot.com/

 

Au cœur du festival RELECURES, la Nuit Blanche a pris la forme d’une occupation de 24 heures de l’Espace Khiasma du samedi 7 ou dimanche 8 octobre, de midi à midi, en compagnie du collectif π-node et de nombreux invités qui ont peuplé de performances, lectures, conversations et lives, un voyage sur les ondes radio hertziennes du proche au lointain.
 

Ce temps fort a accordé différentes propositions à l’Espace Khiasma, mais aussi dans ses alentours à partir de radio mobiles hertziennes conçues par π-node : des dérives psycho-géographiques locales, des conversations et des performances associant des questions post-coloniales, de genre, de formes de vie minoritaires et des propositions live attachées à la parole, la radio et la matérialité du son.

La diffusion en direct (hertzienne et web) et l'enregistrement furent réalisés par le collectif π-node, Radio BAL et la r22 Tout-monde. Captation réalisée à l'espace Khiasma, la nuit du 7 au 8 octobre 2017. Enregistrement mixé par Esther Poryles.

Ragnhild May & Kristoffer Raasted en live à Khiasma !

[Les Lilas • France]

 

Le 25 juin 2017, l’Espace Khiasma fêtait sa fin de saison au cours d’une grande journée conviviale, rythmée d’une série de lives musicaux.
Parmi ces lives, Ragnhild May, une artiste danoise donc la pratique oscille entre les arts visuels et la musique. Fabriquant ses propres instruments, elle proposa une performance réalisée à partir d’un orgue expérimental, accompagné au chant de Kristoffer Raasted, étudiant en échange aux Beaux-arts de Paris qui avait participé en avril au workshop EVOL à Khiasma.

 

Et pour revivre cette journée en images, rendez-vous sur le magazine de Khiasma : http://www.khiasma.net/magazine/cloture-de-saison-25-juin-2017/

Mixage: Esther Poryles
Photos : Matthieu Gauchet

D' de Kabal - Live à Khiasma

07.2017

Musique

Khiasma

12:02

 

[Les Lilas • France]

 

Le 25 juin 2017, l’Espace Khiasma fêtait sa fin de saison au cours d’une grande journée conviviale, rythmée d’une série de lives musicaux. En dernière partie de soirée, c’est D’ de Kabal – artiste aux multiples casquettes dont celles de rappeur, slameur et écrivain – qui, d’une puissante performance en solo, est venu refermer cet intense moment de cohésion.

La r22 est heureuse de publier quelques minutes de ce live où la voix, travaillée, samplée, remaniée, devient l’unique instrument d’une performance qui joue du dépouillement comme de la saturation. Une voix comme véhicule d’un engagement entier, celui du corps autant que celui des mots.

Et pour revivre cette journée en images, rendez-vous sur le magazine de Khiasma : http://www.khiasma.net/magazine/cloture-de-saison-25-juin-2017/

Mixage: Esther Poryles

Raw Live Recording #2: Le Verdouble

[Paris • France]

 

Le Verdouble est un duo de vielles à roue, composé d’Yvan Etienne et Yann Gourdon. Ensemble, ils explorent la résonance des corps, notamment architecturaux, et questionnent le temps de l’écoute et les états induis par ces paramètres*.

 

Cette captation a été réalisée à l’église Saint-Merri à Paris, en septembre 2016, au cour de la Nuit de Noces de la Nòvia, évènement organisé par le festival Crack et Sonic Protest**.

 

L’église, de par ses caractéristiques physiques, possède des propriétés résonantes importantes. Les roues tournent, les motifs se répètent, progressent et se perdent; l’espace résonne, les vibrations fusent, se choquent et s’entremêlent ; l’air frémit.
 

https://www.la-novia.fr/le_verdouble.html
** http://www.sonicprotest.com/2016/24-septembre-2016/ 

«Raw Live Recording» est la série de captations brutes de performances, concerts et dj sets de l'antenne «Sept».
Prise de son: Victor Donati

[Paris • France]

 

Shamanic Exsude est le fruit d’un travail collaboratif commencé il y a trois ans, pour la première soirée «L’Autre musique».

 

Un scratcher manipule deux platines vinyles augmentées, instrument de musique et de dessin inventé par l’artiste Matthieu Crimersmois en 2007. En effet, c’est aussi un télécran (machine à dessiner) dont le dessin projeté entraîne un dialogue avec un percussionniste, Frédéric Mathevet, qui réceptionne une partie du dessin sur la peau de son instrument. Il interprète les traces (gratter, frotter, taper…), autant qu’il conditionne le dessin du scratcher et les sons qu’il produit. Une sorte de partition graphique apparaît. L’ensemble est manipulé, trituré, poussé jusqu’aux limites de la rupture par un travail en temps réel sur deux sampleurs par Célio Paillard.

Performance pour bodhràn, scratch et sampleur.
Live pour le festival « Le corps dessinant » organisé par l’institut ACTE au Musée des Arts et Métiers. Décembre 2016.

Raw live recording #1 : Dedekind Cut

[Paris • France]

Dedekind cut, artiste new yorkais proche de « Non Worldwide », un collectif, un mouvement d’artistes africains et issus de la diaspora africaine*, aujourd’hui encore sous représentés et souvent invisibilisés dans les champs des musiques expérimentales, nous propose ici une performance singulière et hors normes. Articulant musiques expérimentales, extrêmes, dansantes, ambiantes, mainstream, underground, engagées, etc. dans un dj set libéré de toute notion de structure linéaire et des conventions techniques du mix, il navigue pendant plus de deux heures au sein d’un spectre sonore et émotionnel large et complexe.

*« A collective of African artists, and of the diaspora, using sound as their primary media, to articulate the visible and invisible structures that create binaries in society, and in turn distribute power. The exploration of ‘non, prior to the adjective, gives intel into the focus of the label, creating sound opposing contemporary canons »

https://nonafrica.bandcamp.com/music

Dj set enregistré au Petit Bain le 10 février 2017.
Un grand merci à Dedekind cut, au collectif I’ve seen the future, et à l’équipe du Petit Bain.
«Raw Live Recording» est la série de captations brutes de performances, concerts et dj sets de l'antenne Sept.

Once upon a time, Fukushima (Balade de l'invisible mix)

[Paris • France]

La partition de cette nouvelle version de «Once Upon A Time Fukushima» reprend la note d’intention du projet proposé à Dominique Balaÿ pour le projet collaboratif qu’il a développé : Meanwhile, In Fukushima

« Je suis de mon occident. Je n’ai rien vu de Fukushima. Sinon des images et des sons, des agencements médiatiques qui sont venus habiter la sonorité /fukushima/. Pour nous, Occidentaux, Fukushima n’est plus ni un lieu, ni un événement. C’est cette sonorité-réceptacle où se sont déposés les angoisses, les fantasmes, les prémonitions d’une société égarée sur les voies de la mondialisation énergétique et nucléaire. Fukushima est une allégorie moderne, la figure d’un mythe moderne, le précipité d’un inconscient collectif. Fusion et fission se sont agrégés à une catastrophe et à un cataclysme faisant de /fukushima/ le signe d’une apocalypse hypermoderne : Fukushima est un big crunch symbolique, une cosmogonie inversée. »

Once upon a time, Fukushima, partition suspendue pour un aérophone et un manipulant, vise à inverser la narratologie liée à /fukushima/. Elle reste fidèle au sens singulier indiqué par Otomo Yosihide, Michiro Endo et Ryoichi Wago dans leur manifeste : il ne s’agit ni d’une dénonciation militante, ni d’un simple reporting de faits, plutôt la démonstration d’un désir et une tentative de maintenir une « connexion » avec ces lieux et ces populations officiellement condamnés. Il s’agit d’activer un moment symbolique pour rendre à fukushima ses forces positives et centrifuges ; d’un moment de lutte symbolique contre les forces mortifères pour proposer une nouvelle cosmogonie ouverte et en expansion.

La partition est constituée d’un plateau sur lequel un relevé transparent de l’ensemble des centrales nucléaires japonaises se déplace et offre à l’instrumentiste des notes et des motifs à jouer. L’ensemble des manipulations de la carte est capté en temps réel et manipulé, ainsi que les sons produits par l’instrumentiste.

Les déplacements du calque sur le plateau, comme les différents moments de la construction sonore sont déterminés par le lancer de deux dés : l’un qui indique un chiffre compris entre un et six et qui permet un déplacement latéral ou une rotation précise de la carte, l’autre qui propose une suite d’opérations comme changer de calques, déplacer latéralement, rotation vers la gauche, rotation vers la droite, retourner le calque ou ne rien faire…

Au sol, une projection d’un respirant qui « incorpore » la définition de Fukushima et sur lequel l’instrumentiste se calque, tout en colorant sa respiration des phonèmes de /fukushima/. Pendant ce temps le manipulant fait disparaître un dessin méticuleusement choisi parmi des images de Kamishibaï , puis décalquées.

Deux soirées de concerts autour de Sophie Agnel

[Montreuil • France]

Sans présenter de manière exhaustive l’étendue de sa pratique, ces deux concerts se concentrent sur deux projets biens distincts de la pianiste montreuilloise.
L’un regroupe les deux anglais Steve Noble et John Edwards pour un moment de pure improvisation post free, pourrait-on dire et l’autre, développe un travail plus abstrait autour de l’espace sonore avec Bertrand Gauguet et Andrea Neumann. 

Sophie Agnel n’a pas son égal pour transcender le piano et utiliser toutes ses potentialités. Avec ses deux complices britanniques, John Edwards et Steve Noble, elle revient vers une forme traditionnelle du trio de jazz, terriblement groove et toujours virtuose. Quoique que le terme « classique » est un peu fort quand on connaît son approche moderne du piano, étendu ou préparé, c’est selon, mais toujours de façon étonnante, juste et inspirée. Ici, la combinaison piano-contrebasse-batterie n’obéit à aucune hiérarchie. Chaque instrument dirige, soutient, s’adapte, rééquilibre, s’ajuste au plus près…

http://www.efi.group.shef.ac.uk/musician/mnoble.html

http://www.efi.group.shef.ac.uk/musician/medwards.html

http://sophieagnel.free.fr/

Vespre est le projet solo de Romain Scrap, ex membre de Headwar et actuel de La Race et Piscine de Gravats. Pas de guitare saturée et encore moins de chant hurlé ici, Vespre prend la tangente du 100% acoustique. La musique se construit autour d’une série de métronomes désynchronisés, certains se heurtent, d’autres percutent des bols. L’instrumentarium comprend aussi une mini vielle et un harmonium avec lesquels Vespre crée une cadence organique et répétitive. Une musique décharnée et en totale autonomie.

http://vespre.bandcamp.com/

SEC_ est le nom d’artiste de Mimmo Napolitano (1985), jeune compositeur italien installé à Naples.

Sa recherche sonore se situe entre la musique concrète et le traitement numérique. Ses compositions s’élaborent à partir de sources sonores hétérogènes (synthétiseurs analogiques, échantillons, ondes radio..), sources traitées en direct par le biais de bandes et logiciels informatiques. 
Très actif, il est présent sur les nouvelles scènes de musiques expérimentales et a déjà collaboré avec entre autres, Jérôme Noetinger, Dave Phillips, Andy Guhl, Olivier Di Placido, Valerio Tricoli…

Enregistré aux Instants Chavirés les 17 et 18 février 2016.
Sophie Agnel, piano
Andrea Neumann, cadre de piano & électroniques
Bertrand Gauguet, saxophones alto et soprano
Steve Noble, batterie
John Edwards, contrebasse
Sec_
Vespre

Hodos #1 : Journey from the Death of a Friend

[Strasbourg • France]

« Dans les environs, il y avait un ruisseau d’eau claire. J’y bus, poussé par l’habitude. Quand je remontai sur la berge, un arbuste épineux me déchira le dos de la main. La douleur inaccoutumée me parut très vive. Incrédule, taciturne, heureux, je regardais se former une précieuse et lente goutte de sang. « Je suis redevenu mortel, me répétais-je, de nouveau je suis pareil aux autres hommes. » Cette nuit-là, je dormis jusqu’à l’aube »

Jorge Luis Borges,  L’Immortel, 1947

Tracklist :

FFH – Waterside

Phill Niblock – P K & S L S

Lileh Choir Of Dmanisi – ’Zari’ Ritual Lamentation

Wolfram – SE

Eliane Radigue – Kyema, Intermediate States

Kevin Drumm – Triangles

Henry Wolff & Nancy Hennings – Spacelights

あらべぇMy Room Has Two Doors

Osso Exotico – Lisbon cathedral organ 4 

Charlemagne Palestine – Schlongo!!!daLUVdrone

Tucker Martine – Brood X

Yvan Etienne – La lueur

"Hodos" est une série de mix musicaux créee par Victor Donati pour Sept, antenne musicale, atlas sensible et non exhaustif des musiques expérimentales.

Lo becat

On oublie souvent que la musique dite traditionnelle, comme toutes les musiques, a dans son ADN un caractère expérimental. Si d’aucuns veulent à tout prix la figer dans un folklore passé, nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui continuent de faire bourlinguer leurs héritages. Lise Barkas et Lisa Käuffert sont de celles qui n’ont pas fini de tisser les fréquences, les régions et les époques. Plongée dans un répertoire qui continue de s’écrire.

Musique – Lise Barkas et Lisa Käuffert
Son – Victor Donati et Augustin Soulard

Hello I Love You - Entretien avec Jules Colin Alias "Le Tigre"

01.2016

Musique

Vie

15:30

 

[Périgueux • France]

Jules Colin dit être né dans l’amour — d’abord dans celui de ses parents, qui d’un côté remplirent son biberon de blues New Orleans, de l’autre d’arts plastiques ; mais aussi « dans l’amour » à entendre « in love ». À Rennes, où il initie un réseau de bœuf en appartement qu’il nomme “Le Sang des Sang-Chaud », il se rebaptise « Le Tigre » : prédateur sensuel dont il possède la passion et parfois la prouesse. Inspiré par les USA du twist et des tourne-disques, il creuse un chant à coups de poing sur la poitrine, qu’il clame aux coins des rues comme aux comptoir des bars. Cet enregistrement a été fait de façon impromptue, chez lui, dans sa cuisine, le 28 Décembre 2015.

Voix & chansons, Jules Colin alias "Le Tigre"
Enregistré par Ross Heselton le 28/12/2015
Traitement du son, Augustin Soulard

The Word Shall Urge

10.2015

Musique

Vie

22:46

 

[Strasbourg • France]
Né en 1994, Ross Heselton est chanteur, guitariste, songwriter, traducteur et poète britannique/français. De par sa musique, il cherche à établir un carrefour entre contes, aventures, littératures, poésie, pensées et art. Dans ses chansons— contemplatives, méditatives, interrogatives, dévouées, passionnées et célébrâtes, il porte sa voix avec un jeu de guitare-avec-les-doigts qui emprunte autant des guitaristes flamencos d’Andalousie que des musiques répétitive et trance; autant du blues que des troubadours du Moyen-Orient ou encore de la musique expérimentale ou parfois purement pop. Il est acteur au sein du réseau VIE, et cofondateur de la micro-maison de disques Soleils Bleus.

The Word Shall Urge was produced by Ross Heselton, in collaboration with Augustin Soulard (modular synthesizer) and Pierre Relaño Mascarade (modular synthesizer). Words by Ross Heselton and Dylan Thomas. Engineered by Augustin Soulard.

[Chicago • USA]
5 Person Bufet (2009-2015) is a multi-phased project by artist Deniz Gül in three parts: a screenplay, an installation of sculptural objects (cabinets) and its present incarnation, a performative sound score. Organized into three acts and recorded during its premiere in Chicago, the sound score presents a constellation of themes: desire, sexuality, political ambivalence, national pride and the search for cultural identity. Gül’s original language-poetry evolves into a purely phonetic and aural experience.

5 Person Bufet was produced by Deniz Gul in collaboration with musicians Katherine Young (bassoon), Audrey Chen (vocals, cello), Owen Davis (percussion), Carol Genetti (vocals) and Frank Rosaly (percussion). Original screenplay and artistic direction by Deniz Gul. Musical direction by Katharine Young. Sound engineer, Stephen Ptacek.

Hors-champ, une après-midi ambivalente / Compositions-recompositions

[Paris • France]
Formé en 2014, le groupe de recherche égalité / hybridité / ambivalence, initié à l’Ecole supérieure d’art et de design de Toulon-Provence, s’attache à cartographier les généalogies possibles, les déplacements, les migrations et les liens théoriques entre, d’un côté, un principe d’égalité entendu comme principe éthique, politique et esthétique, et de l’autre les notions d’hybridité, d’ambivalence et de décentrage, aux héritages hétérogènes. Les ressources accumulées sont recomposées et partagées au moyen de Renkan, un outil de création de cartes heuristiques collaboratives.
Suite à ses échanges avec les participants du groupe de recherche, Maxime Guitton (programmateur, commissaire d’exposition) propose une séance d’écoute publique où se composent et recomposent, dans une circulation entre l’Amérique du nord et l’Inde (notamment), musiques militantes, populaires et savantes.

Transcriptions :
English

Enregistré à Bétonsalon – Centre d'art et de recherche, le samedi 25 avril 2015, dans le cadre de l'après-midi d'étude « Hors-champ, une après-midi ambivalente »
Mixage : Sébastien Zaegel

Sylvain Prudhomme — Les Grands (accompagné par Malam Mané et Djon Motta du groupe Super Mama Djombo)

[Stains • France] 
Les Grands
, le dernier roman de Sylvain PRUDHOMME se situe en Guinée-Bissau. On y suit la déambulation dans la capitale qui bruisse déjà du coup d’état qui se prépare, du guitariste d’un fameux groupe des années 70 -Super Mama Djombo- qui vient d’apprendre la mort de Dulce, chanteuse du groupe. Trente années de souvenirs défilent au gré de sa promenade au terme de laquelle il rejoint quelques anciens du groupe pour un concert, forcément unique, au Chiringuitó.
Le Super Mama Djombo est né dans les années 1960 en Guinée-Bissau, il est aujourd’hui une référence de la musique africaine, même si ses membres sont éparpillés entre l’Afrique et l’Europe, même si leur gloire n’est plus qu’un doux souvenir. Pour cette soirée, Sylvain Prudhomme lira des passages de son roman avec deux ‘grands’ à ses côtés : Malam Mané et Djon Motta.

Enregistré Studio Théâtre de Stains le samedi 4 avril 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel

[Paris • France] 
Dans le cadre d’une carte blanche offerte par la Maison de la Poésie à Paris, le festival Hors Limites invite Célia Houdart pour une lecture-récital de Gil, son dernier roman (P.O.L, 2015), avec le ténor François Rougier et la pianiste Marine Thoreau La Salle THOREAU qui interpréteront Bonne journée de Francis Poulenc sur un poème de Paul Eluard, La Nuit de Jules Massenet sur un poème de Victor Hugo et A Chloris de Reynaldo Hahn sur un poème de Théophile de Viau.

 

Gil est un jeune pianiste qui s’ouvre au monde en découvrant son talent pour le chant lyrique. Dans ce roman d’apprentissage, Célia Houdart suit le parcours du chanteur de l’adolescence à la gloire. Le livre fait ressentir de l’intérieur le souffle, les positions du corps, parfois jusqu’à la douleur.

Enregistré à la Maison de la Poésie de Paris le lundi 30 mars 2015, dans le cadre du festival Hors limites
Mixage : Sébastien Zaegel

[Pantin • France]
Je suis de mon occident. Je n’ai rien vu de Fukushima. Sinon des images et des sons, des agencements médiatiques qui sont venues habiter la sonorité fukushima. Pour nous occidentaux, Fukushima n’est plus ni un lieu, ni un événement. Elle est cette sonorité-réceptacle où se sont déposées les angoisses, les fantasmes, les prémonitions d’une société égarée sur les voies de la mondialisation énergétique et nucléaire.Fukushima est une allégorie moderne, la figure d’un mythe moderne, le précipité d’un inconscient collectif. Fusion et fission se sont agrégées à une catastrophe et à un cataclysme faisant de fukushima le signe d’une apocalypse hypermoderne : Fukushima est un Big Crunch symbolique, une cosmogonie inversée.

Once upon a time, Fukushima, partition suspendue pour un aérophone et un manipulant, se propose d’inverser la narratologie liée à fukushima. Elle restera fidèle au sens singulier indiqué par Otomo Yosihide, Michiro Endo et Ryoichi Wago dans leur manifeste : il ne s’agira ni d’une dénonciation militante, ni d’un simple reporting de faits, plutôt la démonstration d’un désir et une tentative de maintenir une « connexion » avec ces lieux et ces populations officiellement condamnées. Il s’agira d’activer un moment symbolique qui rendra à fukushima ses forces positives et centrifuges, d’un moment de lutte symbolique contre les forces mortifères qui proposera une nouvelle cosmogonie ouverte et en expansion.

Informations complémentaires

Participation au projet sonore et collaboratif de Dominique Balaÿ, Meanwhile in Fukushima.

Rien à perdre, rien à gagner : la liberté et l’errance

[Les Lilas • France]
Cette année, le festival Hors limites a été le lieu d’une « halte » pour le cheminement de pensée du philosophe Jean-Paul Curnier : l’un de ces rendez-vous avec le public ponctuant sa résidence à l’Espace Khiasma — agora ou « grand feu » autour desquels faire cercle pour délibérer – qui ont été au cœur même de son processus de réflexion. Mieux : ils s’en sont fait pour partie l’objet, et ont participé de ses objectifs. 
Au carrefour de l’anthropologie, de la fiction et de la philosophie politique, l’auteur de Philosopher à l’arc a souligné en effet les liens entre fonctionnement démocratique et comportements prédateurs. Mais il s’agissait également pour lui d’imaginer de nouveaux modes d’expression et de circulation publique des idées, qui restitueraient leur caractère nomade. Telle cette lecture/performance avec le musicien Fantazio : « pratique musicale de la pensée » où deux voix se sont répondues comme deux voies se croisant à flanc de colline, à la recherche de la manière la plus noble de perdre son temps et de pratiquer la fuite vers l’avant.

Enregistré à l’Espace Khiasma le mardi 1er avril 2014, dans le cadre du festival Hors limites organisé par l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis
Mixage : Sébastien Zaegel
Une transcription traduite en anglais et en arabe sera très prochainement disponible sur le site

In-formed music [extrait]

[Pantin • France]
In-formed Music is a composition to be played with Newspapers of any kind origin and date. The piece is composed for 3 groups of newspaper players. The number of players must be the same in every group starting from 4 players each. The performance requires at least 12 players, the number of players can be increased but always with 3 as lowest common multiple (e.g. 15, 18, 21, 24, 27, 30, etc.), taking this in consideration there’s no maximum number of players.

La chanson de bûcherons

[Pantin • France]
1. How would you describe this form of writing sound and / or music?
Pre-conscious / anti-brain.
2. How do you think your proposal can be interpreted ?
Analogously to automatic writing.
3. What meanings or additional level provides this particular form of writing to the performance and / or to the interpretation of the work?
Subversion gestures pre-packed of performance and improvisation.

Glitch in Variable and Determinate States

[Pantin • France]
« Midi recording of keyboard interface with timed periods to play seven notes either linear or in masses. This recording data was then printed out on 102 pages which was entered into computer video switcher and seven TV’s visually played the seven notes visually. The 102 pages were then reinterpreted as a text and drawing volume. The text is three sentences, I am in love, Home is a tangible, The sublime is not a faker, with pages of drawing separating them (edition of 18). The midi data was lastly used to control playback of sample recordings of tube TV’s turing off and on. » Rebekkah Palov

[Paris • France]
With the complicity of the two musicians Yves Robert and Fantazio, the philosopher Jean-Paul Curnier will transform the médiathèqe Marguerite Duras into an agora, pirate ship, area, pow-wow circle…into a primitive stage where there will be question of the relations between predation and democracy. His residency at the Espace Khiasma invited us to philosophize in concert with him; for RELECTURES, it will offer us a veritable “philosophical concert”!

And so, just before his thought assumes the concrete form of a book, it offers us yet another scenic detour. The public that has accompanied him throughout this long and full year will recall that there was question of bow hunting, the destruction of a shanty town, of piracy and bull-fighting, of Pat Garret and Billy the Kid. This manner of considering the exercise of thought has been at the heart of his project: not as a demonstration, but as a tale of adventures, creating a path into the shared space of public discussions.

At the crossroads of anthropology, fiction and political philosophy, Jean-Paul Curnier has undertaken the project of elucidating the way in which democracies could contain the kernel of that which could be considered to be in opposition to them. The most barbaric practice that exists, the most hated, the least defensible socially: predation.
Rereading the philosophers and reconsidering the Greek and North American heritage in light of this intuition, from the conquest of the west to the République de Salé (the Sallee Rover Corsaires), he has developed with us, from encounter to encounter, the idea of an original scene of the appropriation of territory and riches, which moral considerations of the principle of equality would tend to retract.
Yves Robert and Fantazio will join him onstage once again, and the Freudian hypothesis of the “primitive horde” will discover curious affinities with Sam Peckinpah’s Savage Horde…

 

closing of Jean-Paul Curnier’s residency at the Espace Khiasma, as part of the writers’ residency program initiated by the “service livre” of the Région Île-de-France.

Recorded at "médiathèque Marguerite Duras" on Tuesday, September 30, 2014, as part of the Relectures 15 Festival

A transcript translated into Arabic will soon be available on the website

[Pantin • France]
To the rhythm of…the Mercuriales
is an attempt to make a moment last. The repetitive lighting of a few neon lights, probably by the technical agents of the enterprise, gives rhythm to the two dark facades of the Mercurial building and confers a singular aspect to the two imposing tower blocks, marking the horizon of Paris’ 20th arrondissement. This moment offered the occasion for a graphic rewriting of the neons, which was then translated to music. The interpretation offered here is that of the group MMMRL BBQ. Score by Frédéric Mathevet, interpretation by MMMRL BBQ (Denis Bernardi, bass guitar, Frédéric Mathevet, synthesizer, Célio Paillard, percussion).

Fluctuatio (in)animi –musical work for flute, violin, alto, cello, bass and Kinem(a)--design

[Pantin • France]
“I am fascinated by all mechanical and industrial sounds, the richness of their sound, their irrepressible kinetic quality and their autonomous, imperturbable functioning. The two types of writing that I use for my creations (both musical and graphic) are intimately linked, but they are not systematically associated for a given work. Rather, they refer to the artistic thought that underlies each of my creations. The schema or design is not intended to produce noise. The music is not intended to evoke a visual production. But it is the same network of multitudinous and closely interlocking connections that permeate the two artistic mediums and that is at the origin of the sound and visual processes that I conceive. It’s my interest for the cogs, the assemblages of extremely minimal units that is at the root of the research for visual mechanics, on the one hand, and these ‘hybrid’ sound mechanisms, between the mechanical and the organic (or almost animal) on the other. It’s what I would call a ‘nanomusic’ (and ‘nanographics’), in other words the articulation of infinitesimally small elements that produce a very complex, dense and evolving entirety. The two creations proposed here (a musical work, “Fluctuatio (in)animi”, and a graphic work, “Kinêma”) are representative of this structural relation between my musical and graphic creations.

Recording of the premiere concert at the Akademie der Künste in Berlin, November 25, 2006.
KAMMERENSEMBLE NEUE MUSIK BERLIN. Honorary mention at the PRIX ARS ELECTRONICA 2007. Released on a CD monograph in corpore vili (DAAD and Edition RZ, Berlin, 2010. French distribution: Metamkine label)